LE MIROIR DU TEMPS
Il ne passe aucun jour, afin de mieux vous voir,
Sans que vous ne posiez devant quelque miroir.
C'est un ami muet, qui sans un mot vous dire,
Vous parle nettement, de votre teint de cire,
De vos grains de beauté, de l'éclat de vos yeux,
De l'état de vos cils, du pli de vos cheveux.
Il sait tous vos tourments, connaît tous vos désirs,
Au premier cheveux blanc il vous a vu frémir.
Vous l'allez visiter sitôt votre réveil,
C'est le premier témoin de vos nuits sans sommeil.
Du chemin d'une vie il est le compagnon,
Vers le repos des cieux où tous nous convergeons.
Des premières rides, il fut le spectateur,
De cet événement il connut vos humeurs.
Le regard fort inquiet, mille fois il vous vit,
Tel l'oracle antique, demander son avis.
Il répondait toujours sans le moindre détour,
Que chaque jour, un peu, vous perdiez vos atours.
Alors par lâcheté, même si vous niez,
De cet ami constant vous vous détourniez.
Vos visites cachées, peu à peu s'espacèrent.
Mesdames, n'ayez pas votre cœur qui se serre,
Parce que, quelles que soient les atteintes du temps,
Le plus beau des miroirs, n'est ni d'or, ni d'argent,
C'est le tendre regard et le cœur palpitant,
De celui pour qui vous aurez toujours vingt ans.
Gérard Lorine
Tous droits réservés
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Sans que vous ne posiez devant quelque miroir.
C'est un ami muet, qui sans un mot vous dire,
Vous parle nettement, de votre teint de cire,
De vos grains de beauté, de l'éclat de vos yeux,
De l'état de vos cils, du pli de vos cheveux.
Il sait tous vos tourments, connaît tous vos désirs,
Au premier cheveux blanc il vous a vu frémir.
Vous l'allez visiter sitôt votre réveil,
C'est le premier témoin de vos nuits sans sommeil.
Du chemin d'une vie il est le compagnon,
Vers le repos des cieux où tous nous convergeons.
Des premières rides, il fut le spectateur,
De cet événement il connut vos humeurs.
Le regard fort inquiet, mille fois il vous vit,
Tel l'oracle antique, demander son avis.
Il répondait toujours sans le moindre détour,
Que chaque jour, un peu, vous perdiez vos atours.
Alors par lâcheté, même si vous niez,
De cet ami constant vous vous détourniez.
Vos visites cachées, peu à peu s'espacèrent.
Mesdames, n'ayez pas votre cœur qui se serre,
Parce que, quelles que soient les atteintes du temps,
Le plus beau des miroirs, n'est ni d'or, ni d'argent,
C'est le tendre regard et le cœur palpitant,
De celui pour qui vous aurez toujours vingt ans.
Gérard Lorine
Tous droits réservés
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1 commentaire
domidom · le vendredi 14 juin 2013 à 15:26
Au plaisir de te lire....
Amicalement, Domie...
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