ELLE FUT HOMME DE LETTRE
Sa naissance a eu lieu sous des nues italiennes,
Mais terre de France pour toujours fera sienne,
Dans les pas paternels commandant son destin,
Et qui la conduiront jusqu'au Roi Charles V.
Ainsi son géniteur, médecin cultivé,
Voulut que son enfant fut très bien enseignée.
Trivium et Quadrivium, lui furent inculqués,
Et cet esprit brillant en sut bien prospérer.
Mais un hasard cruel la laissa sans mari,
A charge une maison avec ses trois petits.
Décida « De femelle un mâle devenir »
Fut Homme de lettres mais le fut à ravir.
Ballades, théâtre, philosophie, romans,
S'accomplit tant et bien, qu'elle étonna les grands.
Orléans et Berry, la prirent sous leur aile,
Alors que des auteurs fustigeaient la donzelle.
Mal en prit à De Meung, d'outrager l'écrivain,
En faisant de la femme une simple catin
Son Roman de la Rose, par Christine attaqué,
Et sa misogynie par elle malmenée.
L'affaire fit grand bruit car l'intelligentsia,
Comme une seule voix, contre elle se dressa.
Mais femme De Pisan n'aimant pas abdiquer,
Sitôt croisa le fer avec témérité.
L'admiration lui vint de philosophes en vue,
Qui pour son courage, l'ont toujours soutenue.
Christine de Pisan, féministe en son temps,
Devint une pionnière ignorée bien longtemps.
Mathilde lui rendit son souvenir perdu,
Première bachelière elle aussi s'est battue.
Des nobles Christine, le monde en voit toujours,
Qui, pour féminité, se battent sans détour.
Olympe de Gouges, sous la révolution,
Fit tempêter sa voix, par sa déclaration
Des bons droits de la femme et de la citoyenne,
Puis contre la terreur qui était inhumaine.
De sa main écrivit, « Femme à l'échafaud monte,
Alors qu'à la tribune elle devrait avoir honte »
L'audacieuse lettrée fut bien guillotinée,
Pour avoir dit, tout haut, le fond de sa pensée.
Honorons ces femmes qui tracèrent la voie,
Même si tous leurs noms, nous ne connaissons pas.
Quelques pseudonymes masculins les cachaient,
Pour pouvoir s'exprimer en toute liberté.
Georges Sand, Georges Eliot, parmi les plus connues,
D'un mâle paraphe, pouvaient se mettre à nue.
Christine de Pisan fut Parmi les premières,
Simone De Beauvoir ne fut pas la dernière.
Gérard Lorine
Tous droits réservés.
Mathilde Laigle ( 1865- 1949 ), fut une des premières bachelières de la république Française et fit mieux connaître Christine De Pisan.
Olympe de Gouges ( 1748- 1793 ) femme de lettres française morte guillotinée.
Mais terre de France pour toujours fera sienne,
Dans les pas paternels commandant son destin,
Et qui la conduiront jusqu'au Roi Charles V.
Ainsi son géniteur, médecin cultivé,
Voulut que son enfant fut très bien enseignée.
Trivium et Quadrivium, lui furent inculqués,
Et cet esprit brillant en sut bien prospérer.
Mais un hasard cruel la laissa sans mari,
A charge une maison avec ses trois petits.
Décida « De femelle un mâle devenir »
Fut Homme de lettres mais le fut à ravir.
Ballades, théâtre, philosophie, romans,
S'accomplit tant et bien, qu'elle étonna les grands.
Orléans et Berry, la prirent sous leur aile,
Alors que des auteurs fustigeaient la donzelle.
Mal en prit à De Meung, d'outrager l'écrivain,
En faisant de la femme une simple catin
Son Roman de la Rose, par Christine attaqué,
Et sa misogynie par elle malmenée.
L'affaire fit grand bruit car l'intelligentsia,
Comme une seule voix, contre elle se dressa.
Mais femme De Pisan n'aimant pas abdiquer,
Sitôt croisa le fer avec témérité.
L'admiration lui vint de philosophes en vue,
Qui pour son courage, l'ont toujours soutenue.
Christine de Pisan, féministe en son temps,
Devint une pionnière ignorée bien longtemps.
Mathilde lui rendit son souvenir perdu,
Première bachelière elle aussi s'est battue.
Des nobles Christine, le monde en voit toujours,
Qui, pour féminité, se battent sans détour.
Olympe de Gouges, sous la révolution,
Fit tempêter sa voix, par sa déclaration
Des bons droits de la femme et de la citoyenne,
Puis contre la terreur qui était inhumaine.
De sa main écrivit, « Femme à l'échafaud monte,
Alors qu'à la tribune elle devrait avoir honte »
L'audacieuse lettrée fut bien guillotinée,
Pour avoir dit, tout haut, le fond de sa pensée.
Honorons ces femmes qui tracèrent la voie,
Même si tous leurs noms, nous ne connaissons pas.
Quelques pseudonymes masculins les cachaient,
Pour pouvoir s'exprimer en toute liberté.
Georges Sand, Georges Eliot, parmi les plus connues,
D'un mâle paraphe, pouvaient se mettre à nue.
Christine de Pisan fut Parmi les premières,
Simone De Beauvoir ne fut pas la dernière.
Gérard Lorine
Tous droits réservés.
Mathilde Laigle ( 1865- 1949 ), fut une des premières bachelières de la république Française et fit mieux connaître Christine De Pisan.
Olympe de Gouges ( 1748- 1793 ) femme de lettres française morte guillotinée.
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2 commentaires
domidom · le dimanche 23 juin 2013 à 14:33
Un bel écrit qui honore ces femmes de lettre au grand talent....
Au plaisir de te lire....
Amicalement, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Gérard Lorine · le dimanche 23 juin 2013 à 16:59
Amicalement
Gérard
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