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LA VALLEE DES MERVEILLES

Le mardi 16 juillet 2013 à 14:29, posté par Gérard Lorine · 277 lectures

Il est une vallée, qui, nos pensées harcèle,
Et l'homme, bien souvent, se damnerait pour elle.
Pour l'engager il faut et jusqu’au chant du cygne,
Lui montrer affection et bien en être digne.

Pour vous accompagner, au lieu où elle niche,
Vous y chaponneront des paysages riches.
Courbes et mamelons en sont la partition,
Dont il faudra jouer avec grande attention.

La passe en est cachée par le mont de Vénus,
Qu'il vous faudra franchir avant le terminus.
Mais surtout faites-le sans précipitation,
Et même flattez-le avec délectation.

La pelouse et ses tons, varient avec bonheur,
Ils vous feront penser aux pétales des fleurs.
Parfois d'un blond doré avec des reflets roux,
Noir de jade ou châtain aux reflets acajou.

Elle est moite et tendre comme un tapis de mousse,
Et serez bien tenté d'y poser votre bouche.
Ces senteurs vous affairent et troublent votre esprit,
Si la tête perdez, n'en soyez pas surpris.

Il y a d'autres chemins, pour la vallée atteindre,
Le versant opposé vous la fera rejoindre.
Galbe et les fossettes vous y rencontrerez,
Deux buttes affolantes enserrant la vallée.

Et puis les deux pilons, qui, la passe fermaient,
Vous laissent le passage et vous êtes comblés.
Alors du paradis, ce rêve inaccessible,
Vous aurez connaissance il deviendra dicible.

Tout comme un pèlerin, le bourdon à la main,
Après bien d'émotions, rencontrées en chemin,
Entre dans le narthex et oit le chant des anges,
La passe pénétrez qui vous chante louange.

Au royaume des Dieux vous croirez êtres en lice,
Et de leur Empyrée goûter tous les délices.
De ce ciel merveilleux, vous en redescendrez,
Quand la douce coulée vous aura libéré.

Vous la quittez comblé, pensez vous en défendre,
Mais vous y revenez, ne sachant pas attendre,
Tout comme l'étalon sur des terres arides,
Revient boire à la source avec gorgées avides.

L'Origine du Monde est un tableau unique,
Dû au Maître Courbet et sa belle impudique.
Il nous peint la vallée où il succombera,
Trahi par son pinceau qui n'y résista pas.

Gérard Lorine

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6 commentaires

larose · le mardi 16 juillet 2013 à 15:40

Bonjour Gégé!!
Courbet a su nous montrer les beaux paysages et les belles couleurs, par contre toi avec ta plume tu nous as conduit dans un jardin d'Eden!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Amitiéis

Gérard Lorine · le mardi 16 juillet 2013 à 16:37

Larose... Que j'aimerais, avec ma plume, approcher le talent de Courbet avec son pinceau !
Merci pour ton passage.
Amitiés

domidom · le lundi 22 juillet 2013 à 18:26

Ta plume n'est pas si mal et ton talent fait le reste...
Un plaisir de voyager au travers de tes vers....
Amicalement, Domie...

Gérard Lorine · le mardi 23 juillet 2013 à 19:03

Merci Domie pour ton commentaire et pour tes voyages au travers de mes vers...
Amitiés
Gérard.

Nadore · le dimanche 4 août 2013 à 12:06

Ce poème est ravissant fait par un poète pourvu d'un talent hors-paire, Bravo !
J'ai réussi à voyager de part vos vers.
Amitiés Nadore.
http://www.mespoemes.net/nadore

Gérard Lorine · le lundi 5 août 2013 à 07:56

Merci Nadore de me lire et de trouver mon poème à ton goût.
Amitiés.
Gérard

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