Petit coeur
Je l'ai perdu au bord de la rive,
Cette chose dont je ne peux me rappeler;
je n'étais ni soûle ni ivre,
Pourtant mon âme en reste inconsolée.
Je pris au ciel de garder ses débris,
Dont il me fit offrante le jour;
Et quand je m'éveille la nuit
Je pleure mon bel amour!
Je suis seule,
Solitaire,
Abandonnée,
Délaissée et
Naufragée;
Le navire que n’emmène, hélas; c'est égaré!
Et au bord de la rive je l'ai perdu,
Les vagues l'emportèrent,
Mon coeur d'amour meurtris,
Mon âme noyée de colère.
Et je plonge dans les ténèbres,
Le souffle coupé pourtant je te respire!
Quelle est donc cette joie éphémère
Qui est à la fois mon poison et son élixir !?
Je ne sais quand je le vois
Si je jouis ou pleure mon deuil;
Si ce sentiment d'amour et d'effroi
Et pour moi un trône ou un cercueil!?
Je l'ai perdu au bord de la rive
Et les vagues l'emmenèrent;
Entre tes mains sanglantes et avides
Qui en miettes le découpèrent!
Où es-tu donc!?
Palpitant, frémissant de terreur,
Vient ! fais moi de ta foi don
ET mon âme se fera ta soeur!
Quand tu pleures,
Ou quand toutes surviennent les moeurs
Ou que tu succombe à l’infâme douleur
Je te protège petit coeur!
Cette chose dont je ne peux me rappeler;
je n'étais ni soûle ni ivre,
Pourtant mon âme en reste inconsolée.
Je pris au ciel de garder ses débris,
Dont il me fit offrante le jour;
Et quand je m'éveille la nuit
Je pleure mon bel amour!
Je suis seule,
Solitaire,
Abandonnée,
Délaissée et
Naufragée;
Le navire que n’emmène, hélas; c'est égaré!
Et au bord de la rive je l'ai perdu,
Les vagues l'emportèrent,
Mon coeur d'amour meurtris,
Mon âme noyée de colère.
Et je plonge dans les ténèbres,
Le souffle coupé pourtant je te respire!
Quelle est donc cette joie éphémère
Qui est à la fois mon poison et son élixir !?
Je ne sais quand je le vois
Si je jouis ou pleure mon deuil;
Si ce sentiment d'amour et d'effroi
Et pour moi un trône ou un cercueil!?
Je l'ai perdu au bord de la rive
Et les vagues l'emmenèrent;
Entre tes mains sanglantes et avides
Qui en miettes le découpèrent!
Où es-tu donc!?
Palpitant, frémissant de terreur,
Vient ! fais moi de ta foi don
ET mon âme se fera ta soeur!
Quand tu pleures,
Ou quand toutes surviennent les moeurs
Ou que tu succombe à l’infâme douleur
Je te protège petit coeur!
1 commentaire
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 25 novembre 2012 à 15:46
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