Le Grand Prêtre

Il est déjà debout, poursuivi par ses rêves,
Cette nuit fut pour lui encore une fois bien brève.
Il attend que le jour renaisse des ténèbres
Que la lumière jaillisse, qu'à nouveau elle célèbre
Le culte de la vie. Mais pour quel avenir ?
Le ciel rosit à l'est, le jour va revenir.
La grande pyramide est dédiée au soleil
Quatre points cardinaux, quatre faces pareilles
Quatre escaliers comptant nonante-et-un degrés
Avec la plateforme, un par jour de l'année.
Et les premiers rayons de l'astre radieux
Caressent le sommet du temple glorieux
Le grand prêtre s'y tient, regarde autour de lui
La lutte du soleil sur l'ombre de la nuit.
La ville se réveille et s'anime bientôt :
Venus par la voie blanche, marchands et camelots
Gagnent à pas pressés la place du marché
Qui devient pour un temps, le cœur de la cité.
Dans un autre quartier de jeunes gens s'entraînent.
En tous sens, ils s'agitent, courent à perdre à haleine
Ils doivent sans les mains, dans un anneau de pierre
Faire passer une balle pour battre l'adversaire.
De jeunes demoiselles, enthousiastes, encouragent
Les joueurs victorieux à chacun des passages.
Le grand prêtre est toujours au sommet de son temple
Et c'est la ville entière que, soucieux, il contemple.
Là-bas résonne enfin la pierre sous le marteau
C'est un nouveau chantier, celui de son tombeau :
L'artisan donne vie aux têtes de serpent
Qui garderont son temple jusqu'à la fin des temps.
Mais le grand prêtre est triste, dans son rêve il a vu
Des voiles sur la mer et ses dieux abattus,
Son peuple au désespoir, asservi et vaincu,
Sa cité disparaître et son chemin perdu.
Il descend de son temple, et s'arrête un instant
Le vieil homme prend alors dans ses bras un enfant.
Chichen Itza - Uxmal (Mexique, juin 2002)
Cette nuit fut pour lui encore une fois bien brève.
Il attend que le jour renaisse des ténèbres
Que la lumière jaillisse, qu'à nouveau elle célèbre
Le culte de la vie. Mais pour quel avenir ?
Le ciel rosit à l'est, le jour va revenir.
La grande pyramide est dédiée au soleil
Quatre points cardinaux, quatre faces pareilles
Quatre escaliers comptant nonante-et-un degrés
Avec la plateforme, un par jour de l'année.
Et les premiers rayons de l'astre radieux
Caressent le sommet du temple glorieux
Le grand prêtre s'y tient, regarde autour de lui
La lutte du soleil sur l'ombre de la nuit.
La ville se réveille et s'anime bientôt :
Venus par la voie blanche, marchands et camelots
Gagnent à pas pressés la place du marché
Qui devient pour un temps, le cœur de la cité.
Dans un autre quartier de jeunes gens s'entraînent.
En tous sens, ils s'agitent, courent à perdre à haleine
Ils doivent sans les mains, dans un anneau de pierre
Faire passer une balle pour battre l'adversaire.
De jeunes demoiselles, enthousiastes, encouragent
Les joueurs victorieux à chacun des passages.
Le grand prêtre est toujours au sommet de son temple
Et c'est la ville entière que, soucieux, il contemple.
Là-bas résonne enfin la pierre sous le marteau
C'est un nouveau chantier, celui de son tombeau :
L'artisan donne vie aux têtes de serpent
Qui garderont son temple jusqu'à la fin des temps.
Mais le grand prêtre est triste, dans son rêve il a vu
Des voiles sur la mer et ses dieux abattus,
Son peuple au désespoir, asservi et vaincu,
Sa cité disparaître et son chemin perdu.
Il descend de son temple, et s'arrête un instant
Le vieil homme prend alors dans ses bras un enfant.
Chichen Itza - Uxmal (Mexique, juin 2002)
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3 commentaires
domidom · le jeudi 5 juillet 2012 à 22:33
Peu importe j'adore tes écrits....
Amicalement....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
lasith · le jeudi 5 juillet 2012 à 22:42
je te remercie pour tes commentaires toujours élogieux.Dans le cas présent, cet enfant à la fin du poème alors que le prêtre prédit la fin de la civilisation Maya, c'est de garder toujours un espoir malgré tout et pour preuve aujourd'hui des touristes font des dizaines de milliers de kilomètres pour admirer ce que cette civilisation a créé. Et si le touriste veut bien écouter, il entendra encore les bruits des cités de cette époque... ...enfin un poète le peut.
domidom · le samedi 7 juillet 2012 à 14:46
Merci de m'avoir répondu, maintenant, je dois essayer de rattraper tout mon retard, les week-end pour moi, sont tellement chargés!!!!
Mais je vais de ce pas, commencer à lire mes amis....
Amitiés.....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
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