Rencontre des eaux
Il avait débarqué tout un flot de touristes
Qui passaient en riant devant l'homme aux yeux tristes,
Tête de dragon et décors fantaisistes
Pour cet hôtel flottant dans les gorges kartistes.
L'homme était toujours là assis sur une pierre
Quand les joyeux touristes, en groupe ré-embarquèrent,
Il fixait les eaux sombres qui n'étaient pas là hier
Et qui jour après jour noyaient son bout de terre.
Le bateau sur les eaux glissait avec lenteur,
Il s'était engagé pour la joie des filmeurs
Dans une gorge étroite aux roches de couleur
Pour gagner un vieux temple perché sur les hauteurs.
Le village n'était plus, il avait dû partir,
Quitter sa maisonnette, laisser ses souvenirs,
La tombe de ses parents qu'il n'ira plus fleurir,
Et ce départ forcé, c'était un peu mourir.
L'écluse se ferma sur la fin du voyage.
Dans la nuit noire et froide dominait le barrage
Dont les flans de béton sous de forts éclairages,
Des eaux du Fleuve Bleu, limitaient le passage.
Barrage des 3 Gorges (Chine – octobre 2004)
Qui passaient en riant devant l'homme aux yeux tristes,
Tête de dragon et décors fantaisistes
Pour cet hôtel flottant dans les gorges kartistes.
L'homme était toujours là assis sur une pierre
Quand les joyeux touristes, en groupe ré-embarquèrent,
Il fixait les eaux sombres qui n'étaient pas là hier
Et qui jour après jour noyaient son bout de terre.
Le bateau sur les eaux glissait avec lenteur,
Il s'était engagé pour la joie des filmeurs
Dans une gorge étroite aux roches de couleur
Pour gagner un vieux temple perché sur les hauteurs.
Le village n'était plus, il avait dû partir,
Quitter sa maisonnette, laisser ses souvenirs,
La tombe de ses parents qu'il n'ira plus fleurir,
Et ce départ forcé, c'était un peu mourir.
L'écluse se ferma sur la fin du voyage.
Dans la nuit noire et froide dominait le barrage
Dont les flans de béton sous de forts éclairages,
Des eaux du Fleuve Bleu, limitaient le passage.
Barrage des 3 Gorges (Chine – octobre 2004)
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2 commentaires
domidom · le mardi 10 juillet 2012 à 13:29
Ceux qui ont du abandonner leur terre on du beaucoup souffrir, voir sa terre natal disparaître, pour n'être plus qu'un objet de curiosité, doit faire mal aux coeurs de ceux qui l'on habitée...
A bientôt....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
DIDOU · le mardi 10 juillet 2012 à 21:16
Ce plaidoyer est fort...
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