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Immigration clandestine

Le mercredi 16 mai 2007 à 17:26, posté par abdoulaye ndoye · 2 234 lectures

Illustration du poème « Immigration clandestine »
Aîné dans une grande famille sénégalaise
Tout un clan croit en moi pour être à l’aise
Le travail manque, je ne sais quoi faire
Puis dans de sales coups je m’affaire

Or ce que j’y gagne n’est ni suffisant
Et pire, ni propre mais énervant
Je me suis dégoté, malgré les obstacles, un passeport
En vain, tout ambassade me refuse l’aéroport

Je donnerai cher pour me libérer de cette misère
Que mon pauvre pays rend vraiment amère
Des amis d’enfances reviennent des coins
Du monde, avec une fortune, mettant fin leurs besoins

Et pendant ce temps, ma pauvre famille mendie
Afin que chacun de mes frères étudie
Et ça, dans des conditions assez misérables
Que dire ? Que faire ? C’est déplorable

Puisque la voie aérienne ne m’est pas admise
Ma pensée converge vers un port que je vise
Ainsi je me lance dans une traversée maritime
Pour cet eldorado que, utile, j’estime

Au milieu d’une océan agitée, une barque
Remplie de jeunes gens, las que je remarque
Et prêts à succomber pour une réussite rêvée
Malgré la cruauté de ces grosses vagues énervées

Des jours, des nuits, mais toujours pas de terre
D’aucuns souffrent, d’autres résistent et cela m’atterre
Plus de nourritures, plus d’eau potable à bord
Nous voila obliger de nous abreuver dans la mer sans tort

Quel pénible voyage ! Qui peu à peu, se déleste
De pauvres cadavres jetés et un poignet se manifeste
Je deviens faible, je ne tiens plus debout
Mais pour cette famille qui m’attend j’irai au bout

Quinze jours dans une nature déserte où l’on attend
Que les bruits horribles des vagues deferlantes de l’océan
Où l’on voit très rarement des albatros voletant
Au delà de nos têtes chantant leur liberté, tout méritants

Enfin de l’ombre paraissait, terre en vue de loin
La joie se veut dévoiler mais la faiblesse s’y joint
Pour ne pas être repéré, il fallait que tous plongent
Dommage pour ceux qui ne savaient pas nager sans éponge

Après toute cette dureté, qui supporte être rapatriée
Je n’avais pas peur de la traversée mais d’être expédié
Remonter le port, retrouver mes siens sans être interpellé
Etait le seul enjeu de ce long voyage emmêlé
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6 commentaires

Dago Laborel · le mercredi 16 mai 2007 à 18:07

Courage, ami Abdoulaye, il est bon que beaucoup de vois africaines s'élèvent (attention, je ne me fais pas passer pour un autre, mon pseudo de Dago n'est pas mon vrai prénom) j'ai vécu et enseigné en Afrique et à Madagascar mais je suis aussi blanc que possible! LOL)

Lovehope · le vendredi 18 mai 2007 à 11:31

quel cri de coeur..ton poème est si poignant Laye t'es un génie..bravo bonne continuation...amitiés***

LAYE NDOYE · le vendredi 18 mai 2007 à 11:41

lol!!merçi dago, d'ailleurs le pseudo te va vachement bien, lol!! c'est déplorable tout ça pour une réussite inutile... mais quand meme je rends hommage à ces gens qui ont donné leur vie pour vouloir satisfaire leur famille... la vie est courte

LAYE NDOYE · le vendredi 18 mai 2007 à 11:43

thanks lovehope, si je suis génie demande moi tes 3 voeux... amitié!

Lovehope · le vendredi 18 mai 2007 à 11:56

l'amour,la paix,la réussite...amitiés***

LAYE NDOYE · le lundi 29 juin 2009 à 19:56

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