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Gemmes de poèmes bohèmes

Question

Le lundi 8 novembre 2021 à 17:55, posté par Mouloud · auteur : Germaine Monnier · 56 lectures

Des hommes enchaînés
Des hommes condamnés
Et des hommes tombés
Comme des blés fauchés
Par la guerre, la faim
La torture, la haine
De cette peine enfin
De ces prières vaines
De cette indifférence
Du monde à sa souffrance
De ces séparations
Ces aliénations
Ces vociférations
Et cette agitation,
De cet état des choses
Me diras-tu les causes ?

Se pourrait-il vraiment
Qu'elles soient en nos cœurs,
Notre comportement,
Provoquées par nos peurs
Et tous nos manquements
De ceux jour après jour
Contraires à l'amour
Contraires à la loi
À celle de la foi ?

Saisis chaque matin
Ton courage à deux mains.
Il en faudrait si peu
Pourtant. Rien qu'un instant
Essayer seulement
De formuler ton vœu
De le bien préciser
Le visualiser
Sentir l'amour en toi
L'affirmer avec foi.

Saisis chaque matin
Ton courage à deux mains
Chasse coûte que coûte
La paresse et le doute.

Bâtir l'heure présente
Au lieu de la subir
Avoir l'âme fervente
Et savoir accueillir
L'effort qu'on te demande
Le changer en offrande
C'est créer l'unité
Mon frère, en vérité.
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2 commentaires

leballonrouge76 · le lundi 8 novembre 2021 à 18:00

Extrait de «Il y eut un soir. Il y eut un matin ...» de Germaine Monnier, Besançon, 1994 ©

plumedefou · le mardi 9 novembre 2021 à 06:01

Bonjour Mouloud,

« Me diras-tu les causes ? » « Notre comportement ! »

Les gens sont égoïstes, amis de l’argent, vantards, orgueilleux, blasphémateurs, désobéissants à leurs parents, ingrats, infidèles, sans affection, sans esprit d’entente, calomniateurs, sans maîtrise de soi, cruels, sans amour du bien, traîtres, entêtés, gonflés d’orgueil, amis des plaisirs plutôt qu’amis de Dieu, ayant une apparence d’attachement à Dieu, sans que la force de l’attachement à Dieu influence leur vie.

« Saisis chaque matin… (…) »

C’est un beau poème, plein d’encouragements pour bâtir quelque chose de positif, mais c’est paroles dans le vent car l’homme est irréformable…
à l’impossible nul n’est tenu ! C’est cause perdue, car le monde est gangréné jusqu’à la moelle…
Seul le Divin détient la véritable solution !

Amitié poétique, Marcel, alias plumedefou…

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