Toulon.
Moi le minot de mes grands frères
Mes grandes sœurs et mes parents,
J'allais souvent en bord de mer
Noyé de soleil et de vent,
Courir vers les cormorans
Les voir glisser dans les courants.
J'attendais sur la plage humide
La prochaine déferlante,
Qui laissait comme des rides
Sur le sable en se retirant,
Que les coquillages nacrés
Ornaient de diamants enchantés.
Quand mes frères partaient à la pêche
Avec leurs palmes et leurs tubas,
Je les suivais comme une flèche
Portant leurs masques à bout de bras,
Sur ce chemin bien escarpé
Qu'était le Sentier des Douaniers.
Arrivés au milieu des criques
Du coté du Fer à Cheval,
On m'expliquait les petits risques
Qui pourraient me faire du mal,
Si je n'écoutais pas les garçons
Le temps de leur pêche au harpon.
Je passais ce temps à m'instruire
Sur cette faune et cette flore,
L'une cherchant à vouloir fuir
L'autre dansante de tout son corps,
Quand je trempais mes petits pieds
Dans ces trous d'eau prisonniers.
Il m'est arrivé une fois
En cherchant un trésor caché,
De me trouver bien malgré moi
Devant un poulpe très fâché,
D'avoir dû quitter sa maison
Sous l'insistance de mon bâton.
J'attrapais cette drôle de bête
Étant encore jeune incrédule,
Quand elle attrapa ma tête
De ses longues tentacules,
S'étalant sur mon visage
Comme le mazout sur nos rivages.
A l'aurore de mes quatre automnes
Mes frères m'apprirent à nager,
Afin que je sois autonome
Pour les suivre dans leurs plongées,
Découvrant ce qu'il y a de plus beau
Entre étoiles de mer et coraux.
Quand le soleil plongeait au large
Et que les mouettes cessaient leurs cris,
Le port s'illuminait de barges
Prêtes à partir pour la nuit,
Chercher daurades et oursins
Loups de mer jusqu'au matin.
Moi je rentrais à la maison
Riche de quelques poissons de roches,
Fier de ma pêche à l'hameçon
Et du regard de mes proches,
Partant à pieds du Mourillon
Sur les pentes du Mont-Faron.
Il n'y avait pas en ce temps là
Les routes en lacets de serpent,
Ce n'était qu'escaliers de bois
Qui m'accueillaient sur ces flancs,
Dévoilant la ville et sa rade
Au fil de mon escalade.
Elle est née sous l'Empire Romain
Et s'appelait Telo Martius,
J'y suis né moi le gamin
Que mes aînés appelaient minus;
Elle s'étale de tout son long
Cette belle ville qu'est Toulon.
Mes grandes sœurs et mes parents,
J'allais souvent en bord de mer
Noyé de soleil et de vent,
Courir vers les cormorans
Les voir glisser dans les courants.
J'attendais sur la plage humide
La prochaine déferlante,
Qui laissait comme des rides
Sur le sable en se retirant,
Que les coquillages nacrés
Ornaient de diamants enchantés.
Quand mes frères partaient à la pêche
Avec leurs palmes et leurs tubas,
Je les suivais comme une flèche
Portant leurs masques à bout de bras,
Sur ce chemin bien escarpé
Qu'était le Sentier des Douaniers.
Arrivés au milieu des criques
Du coté du Fer à Cheval,
On m'expliquait les petits risques
Qui pourraient me faire du mal,
Si je n'écoutais pas les garçons
Le temps de leur pêche au harpon.
Je passais ce temps à m'instruire
Sur cette faune et cette flore,
L'une cherchant à vouloir fuir
L'autre dansante de tout son corps,
Quand je trempais mes petits pieds
Dans ces trous d'eau prisonniers.
Il m'est arrivé une fois
En cherchant un trésor caché,
De me trouver bien malgré moi
Devant un poulpe très fâché,
D'avoir dû quitter sa maison
Sous l'insistance de mon bâton.
J'attrapais cette drôle de bête
Étant encore jeune incrédule,
Quand elle attrapa ma tête
De ses longues tentacules,
S'étalant sur mon visage
Comme le mazout sur nos rivages.
A l'aurore de mes quatre automnes
Mes frères m'apprirent à nager,
Afin que je sois autonome
Pour les suivre dans leurs plongées,
Découvrant ce qu'il y a de plus beau
Entre étoiles de mer et coraux.
Quand le soleil plongeait au large
Et que les mouettes cessaient leurs cris,
Le port s'illuminait de barges
Prêtes à partir pour la nuit,
Chercher daurades et oursins
Loups de mer jusqu'au matin.
Moi je rentrais à la maison
Riche de quelques poissons de roches,
Fier de ma pêche à l'hameçon
Et du regard de mes proches,
Partant à pieds du Mourillon
Sur les pentes du Mont-Faron.
Il n'y avait pas en ce temps là
Les routes en lacets de serpent,
Ce n'était qu'escaliers de bois
Qui m'accueillaient sur ces flancs,
Dévoilant la ville et sa rade
Au fil de mon escalade.
Elle est née sous l'Empire Romain
Et s'appelait Telo Martius,
J'y suis né moi le gamin
Que mes aînés appelaient minus;
Elle s'étale de tout son long
Cette belle ville qu'est Toulon.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
4 commentaires
DIDOU · le dimanche 4 août 2013 à 09:27
Merci de ce partage de mer et d'océan...
Amicalement didou
bluegirl · le dimanche 4 août 2013 à 14:26
domidom · le lundi 5 août 2013 à 20:42
Comment ne pas avoir envie de s'y évader après avoir lu tous tes merveilleux souvenirs.....
Au plaisir de te lire, Domie...
Michel (Signes de Vie) · le mardi 6 août 2013 à 00:35
Toute la poésie du Sentier des Douaniers, l'eau claire du Fer à Cheval, et s'il n'y a plus beaucoup d'oursins dans l'anse de Méjean je me rabat aujourd'hui sur les huîtres de Tamaris.
Quand j'étais gamin je faisais le Faron en vélo, mais maintenant je prends la cabine.
J'ai habité St Mandrier aussi, en pleine colline avec les mouettes et les lapins. Et dormir à la belle étoile sur la plage de Ste Marguerite, et, et, tellement de choses !
Pour Domie, je confirme, il fait chaud, l'eau est bonne, et les cigales sont déchaînées cette année, un vrai concert !
Amitié
http://www.mespoemes.net/signesdevie
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.