La Guerrière et le Loup
La Guerrière et le Loup
Dans la froide pénombre des forêts silencieuses
Un loup gris lentement recherche une proie.
Connaissant bien les ruses des hommes dans les bois
A quelques pas de lui une ombre ténébreuse
Elle aussi en silence guette le moindre bruit.
Méfiant par habitudes il se met en arrêt
Ne bougeant plus d’un pas, babines retroussées,
L’ombre reste immobile, elle sent un danger
Le bruissement des branches, la fait se retourner.
Le Loup prêt à l’attaque aperçoit la Guerrière
Elle ne bouge plus, surprise malgré tout
Mais elle n’a point peur et pourquoi après tout
Elle chasse souvent à l’orée des forêts.
Il n’y a point de meute, c’est un loup solitaire
Puis elle fait un pas toisant le Loup très fière.
Mais la bête s’avance guettant ses moindres faits.
Le Loup bien que méfiant, la laisse s’approcher
Elle tend ses deux mains en geste d’amitié
Mais ses crocs découverts pour mordre et l’attaquer
La laisse réfléchir sur la suite à donner.
Elle a dans son carquois des flèches acérées
Et dans sa gibecière un garenne tué.
Elle le tend au Loup d’un geste assuré
Et la bête ayant faim le dévore en entier.
Sous les rayons de Lune, la nuit tombe et les bois
S’éclairent lentement, la Guerrière s’en va,
Part sans se retourner elle sait qu’il ne faut pas
Demain au petit jour elle regardera
Si le Loup qu’elle a vu se trouve au même endroit.
C’est un Loup solitaire, il ferait compagnon
Pour chasser avec elle par forêts et par monts
Il faut l’apprivoiser mais elle n’y croit pas.
Le lendemain matin, elle cherche ses traces
Marchant près d’un étang, les oiseaux se sont tus.
Le Loup sur le chemin attendait sa venue
Elle marche vers lui en faisant la grimace.
Que va-t-il se passer songe-t-elle soudain
Sa gibecière est vide, ne peut rien lui donner
Juste un morceau de pain qu’elle vient d’emmener
Sans aucun geste brusque elle lui tend le pain.
Le Loup s’avance un peu, elle de son côté
A fait trois pas vers lui sans des yeux le quitter.
Il renifle sa main qui ne sait pas trembler
Prend l’offre entre ses crocs et s’assois pour manger.
Viens avec moi dit-elle, tous deux allons chasser
Tu auras liberté de partir ou te semble
Et si tu le désires, nous chasserons ensemble
Le loup s’approche d’elle et d’un pas assuré
La suit sur les chemins, marchant à ses côtés.
La guerrière rebelle s’est prise d’amitié
Pour cet étrange loup qui se laisse adopter
Et qui depuis ce jour, ne l’a jamais quitté.
Le loup 11.03.06
Dans la froide pénombre des forêts silencieuses
Un loup gris lentement recherche une proie.
Connaissant bien les ruses des hommes dans les bois
A quelques pas de lui une ombre ténébreuse
Elle aussi en silence guette le moindre bruit.
Méfiant par habitudes il se met en arrêt
Ne bougeant plus d’un pas, babines retroussées,
L’ombre reste immobile, elle sent un danger
Le bruissement des branches, la fait se retourner.
Le Loup prêt à l’attaque aperçoit la Guerrière
Elle ne bouge plus, surprise malgré tout
Mais elle n’a point peur et pourquoi après tout
Elle chasse souvent à l’orée des forêts.
Il n’y a point de meute, c’est un loup solitaire
Puis elle fait un pas toisant le Loup très fière.
Mais la bête s’avance guettant ses moindres faits.
Le Loup bien que méfiant, la laisse s’approcher
Elle tend ses deux mains en geste d’amitié
Mais ses crocs découverts pour mordre et l’attaquer
La laisse réfléchir sur la suite à donner.
Elle a dans son carquois des flèches acérées
Et dans sa gibecière un garenne tué.
Elle le tend au Loup d’un geste assuré
Et la bête ayant faim le dévore en entier.
Sous les rayons de Lune, la nuit tombe et les bois
S’éclairent lentement, la Guerrière s’en va,
Part sans se retourner elle sait qu’il ne faut pas
Demain au petit jour elle regardera
Si le Loup qu’elle a vu se trouve au même endroit.
C’est un Loup solitaire, il ferait compagnon
Pour chasser avec elle par forêts et par monts
Il faut l’apprivoiser mais elle n’y croit pas.
Le lendemain matin, elle cherche ses traces
Marchant près d’un étang, les oiseaux se sont tus.
Le Loup sur le chemin attendait sa venue
Elle marche vers lui en faisant la grimace.
Que va-t-il se passer songe-t-elle soudain
Sa gibecière est vide, ne peut rien lui donner
Juste un morceau de pain qu’elle vient d’emmener
Sans aucun geste brusque elle lui tend le pain.
Le Loup s’avance un peu, elle de son côté
A fait trois pas vers lui sans des yeux le quitter.
Il renifle sa main qui ne sait pas trembler
Prend l’offre entre ses crocs et s’assois pour manger.
Viens avec moi dit-elle, tous deux allons chasser
Tu auras liberté de partir ou te semble
Et si tu le désires, nous chasserons ensemble
Le loup s’approche d’elle et d’un pas assuré
La suit sur les chemins, marchant à ses côtés.
La guerrière rebelle s’est prise d’amitié
Pour cet étrange loup qui se laisse adopter
Et qui depuis ce jour, ne l’a jamais quitté.
Le loup 11.03.06
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7 commentaires
Michel (Signes de Vie) · le lundi 13 mars 2006 à 17:25
Marie · le mardi 14 mars 2006 à 16:36
Rosalie · le mercredi 15 mars 2006 à 14:20
leloup · le lundi 20 mars 2006 à 12:02
leloup · le lundi 20 mars 2006 à 12:04
leloup · le lundi 20 mars 2006 à 12:05
paulette · le mercredi 5 avril 2006 à 17:55
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