Nos adieux.
Au cœur même du jardin qui fait suite à ma demeure,
ont fini de mourir ce matin tant de belles fleurs.
Et dire que bientôt, sans pourtant être au bout de mon âge,
Je partirai, silencieux, comme un voyageur sans bagages.
L’aube de mon départ est donc arrivée, dure et insidieuse,
rien que de penser qu’il me faut déjà quitter cette contrée,
J’ai froid au beau milieu de cette journée chaude et paresseuse
et je demeure égaré, nourrissant tant de remords et de regrets.
J’ai rêvé des étés au soleil doux de mon enfance,
et jusqu’à l’heure que voici j’aime toujours les mêmes visages
Il n’y a pas d’hiver ni de larmes sauf pour les cœurs en partance,
Ô ! Ces douloureux adieux qui s’apparentent souvent à la dernière page !...
Comme elles sont longues les nuits passées au milieu des quais
ne t’arrêteras-tu donc jamais de pleurer aux saisons mortes ?
Au retour, ça te fera du bien de fouler l’herbe de tes lourdes bottes
et de venir ensuite me parler des amours qui t’ont marquée.
C’est vrai que l’été est pareil aux amours éphémères,
sitôt parti, il laisse sur les lèvres comme un goût amer
et, sur les berges mortes que tes petits pieds souvent foulèrent,
tu iras mêler tes chaudes larmes aux embruns givrés de la mer…
slim le poète.
ont fini de mourir ce matin tant de belles fleurs.
Et dire que bientôt, sans pourtant être au bout de mon âge,
Je partirai, silencieux, comme un voyageur sans bagages.
L’aube de mon départ est donc arrivée, dure et insidieuse,
rien que de penser qu’il me faut déjà quitter cette contrée,
J’ai froid au beau milieu de cette journée chaude et paresseuse
et je demeure égaré, nourrissant tant de remords et de regrets.
J’ai rêvé des étés au soleil doux de mon enfance,
et jusqu’à l’heure que voici j’aime toujours les mêmes visages
Il n’y a pas d’hiver ni de larmes sauf pour les cœurs en partance,
Ô ! Ces douloureux adieux qui s’apparentent souvent à la dernière page !...
Comme elles sont longues les nuits passées au milieu des quais
ne t’arrêteras-tu donc jamais de pleurer aux saisons mortes ?
Au retour, ça te fera du bien de fouler l’herbe de tes lourdes bottes
et de venir ensuite me parler des amours qui t’ont marquée.
C’est vrai que l’été est pareil aux amours éphémères,
sitôt parti, il laisse sur les lèvres comme un goût amer
et, sur les berges mortes que tes petits pieds souvent foulèrent,
tu iras mêler tes chaudes larmes aux embruns givrés de la mer…
slim le poète.
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6 commentaires
larose · le mardi 20 décembre 2011 à 11:42
Un beau voyage à travers le temps, un guide comme Charon qui nous fait travers la fontaine de la vie, à une vie d'âme!!! Merci pour ce beau partage
Bonne journée à vous
Amitiés
bluegirl · le mardi 20 décembre 2011 à 17:09
J'aime la douceur nonchalante qui brode les mots, je m'y pose le temps de te lire, puis je me dis que j'y reviendrai...
J'en sort enchantée par ce dernier quatrain...(mais pas que).
Belle soirée cher poète.
Loïc · le mardi 20 décembre 2011 à 23:23
Très bien mené !
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox
lesprosesdeslim · le mercredi 21 décembre 2011 à 09:34
je te remercie pour ce gentil commentaire.Amitiés. Slim
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 21 décembre 2011 à 17:59
J'ai pris du retard à lire tes derniers poèmes (ainsi que beaucoup d'autres). Il faut que je me fasse à l'idée que tu habites l'Algérie (un des plus beaux pays du Maghreb, mais hélas, comparé à ses voisines, le tourisme n'y est pas encore assez développé). Je disais cela, parce que ton écriture, douce, me fait penser aux poètes français qui écrivaient sous nos climats parisiens, souvent froids et brumeux. Ton dernier quatrain est vraiment magnifique avec cette manière langoureuse et nostalgique de décrire la fin de l'été.
Pour ce qui est du commentaire que tu as fait sur mon dernier poème, comment peux-tu penser que j'en aies été offusqué ? Mais pas le moindre du monde, ami !
Les deux derniers poèmes sont assez sombres. Ce n'est pas mon genre. Le tout dernier s'adresse à quelqu'un dont le métier est sans doute de côtoyer l'hôpital, les malades, la mort.... C'est pour cela qu'il a un filigrane un peu lugubre. Après cela, je vais entamer une série de poèmes dédicacés à de chères amies du site. Ils seront beaucoup plus gais.
Au grand plaisir de te lire. Philip
lesprosesdeslim · le mercredi 21 décembre 2011 à 22:11
Il est vrai que les délices de l'été sont extêmement violentes.
De la même manière,malheureusement,elles connaissent une fin violente.
Merci pour ton commentaire.
Amitiés. Slim.
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