Rancoeurs oubliées.
Colère sourde, pathétiques cris sur la bouche réprimés,
vilaine couronne de mes vingt ans ! Je ne t’ai point aimée !
Qu’ai-je de changé depuis que d’espoir je commençai à vivre ?
N’y aurait-t’il donc pas de demain pour mon âme toujours ivre ?
Toujours, de peine et d’indifférence, d’ennui et de déboires,
d’amour jamais parfait, de rêves noyés dans de vils assommoirs !
Ô ! Il m’en souvient ! Sacrés pleurs de joie, quand donc vous pleurerai-je ?
Faut- il donc revoir, de mon enfance, le doux et inconsolable manège ?
Car ma vie devient manège et je ris des tours que j’exhibe,
trouvant en cela une lourde larme et des moqueries sordides…
Vrai que parfois, d’une longue danse altérante, surgit un éclair de bonheur,
j’en ris alors et me vois, parmi les autres, un peu jubile mais je me leurre…
J’en ris enfin, j’en ris toujours, sans cesse, à n’en jamais finir de pleurer
et je voudrais tout à coup qu’on me laisse, comme un acteur sans utilité,
comme au coin d’une rue sombre, on jette la vieille dépouille d’un animal
qui a longtemps souffert et veillé sans pour autant s’être adonné au mal.
Pourtant, je caresse toujours l’espoir de vous revenir un jour
en dépit du lourd fardeau que traine la précocité de mon esprit,
Je sècherai vite mes larmes et deviendrai vite sourd à toutes vos railleries
voyez-vous, je viens à vous, le cœur tout exalté de pardon et d’amour !
Dans cette forêt grandiose où la bise semble avoir enfin trouvé une pause,
où la vie semble soudain figée sous les assauts répétés du froid âpre et pénétrant,
quelque part, enfoui parmi les feuilles mortes, tente un minuscule bourgeon
de s’accrocher au ciel nu et tout blanc pour la promesse incertaine d’une future rose !
Car, voyez-vous, l’aile cassée d’un tout petit moineau ne peut l’empêcher de voler
au dessus des eaux et des plaines, par delà la souffrance et les rancœurs vite oubliées,
vers l’immensité limpide d’un ciel bleu sans fin et toujours embelli d’un bel arc en ciel
où seuls ont droit de cité les cœurs ailés qui se délestèrent au loin de tout leur grand fiel…
Slim le poète.
vilaine couronne de mes vingt ans ! Je ne t’ai point aimée !
Qu’ai-je de changé depuis que d’espoir je commençai à vivre ?
N’y aurait-t’il donc pas de demain pour mon âme toujours ivre ?
Toujours, de peine et d’indifférence, d’ennui et de déboires,
d’amour jamais parfait, de rêves noyés dans de vils assommoirs !
Ô ! Il m’en souvient ! Sacrés pleurs de joie, quand donc vous pleurerai-je ?
Faut- il donc revoir, de mon enfance, le doux et inconsolable manège ?
Car ma vie devient manège et je ris des tours que j’exhibe,
trouvant en cela une lourde larme et des moqueries sordides…
Vrai que parfois, d’une longue danse altérante, surgit un éclair de bonheur,
j’en ris alors et me vois, parmi les autres, un peu jubile mais je me leurre…
J’en ris enfin, j’en ris toujours, sans cesse, à n’en jamais finir de pleurer
et je voudrais tout à coup qu’on me laisse, comme un acteur sans utilité,
comme au coin d’une rue sombre, on jette la vieille dépouille d’un animal
qui a longtemps souffert et veillé sans pour autant s’être adonné au mal.
Pourtant, je caresse toujours l’espoir de vous revenir un jour
en dépit du lourd fardeau que traine la précocité de mon esprit,
Je sècherai vite mes larmes et deviendrai vite sourd à toutes vos railleries
voyez-vous, je viens à vous, le cœur tout exalté de pardon et d’amour !
Dans cette forêt grandiose où la bise semble avoir enfin trouvé une pause,
où la vie semble soudain figée sous les assauts répétés du froid âpre et pénétrant,
quelque part, enfoui parmi les feuilles mortes, tente un minuscule bourgeon
de s’accrocher au ciel nu et tout blanc pour la promesse incertaine d’une future rose !
Car, voyez-vous, l’aile cassée d’un tout petit moineau ne peut l’empêcher de voler
au dessus des eaux et des plaines, par delà la souffrance et les rancœurs vite oubliées,
vers l’immensité limpide d’un ciel bleu sans fin et toujours embelli d’un bel arc en ciel
où seuls ont droit de cité les cœurs ailés qui se délestèrent au loin de tout leur grand fiel…
Slim le poète.
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4 commentaires
bluegirl · le mardi 10 janvier 2012 à 22:41
toutes les promesses sont incertaines, mais les roses vont refleurir au printemps...à elles seules, elles sont de si beaux serments....
les rancoeurs oubliées reflètent une douceur innégalable au coeur bienveillant.
je t'envie., m'challah.
bises amicales.
lesprosesdeslim · le mardi 10 janvier 2012 à 22:58
Ton commentaire me semble comme le prolongement logique de mon poème.A cet égard, il me comble à plus d'un titre, tant par la beauté et la simplicité de tes propos que par l'image extrêmement inspirée qu'il tente de bien vouloir lui conférer.Merci pour ce méssage. Amitiés.Slim
larose · le mercredi 11 janvier 2012 à 09:58
Quel beau sentiments cher poète, des rancoeurs oubliées, une fenêtre ouverte sur un monde de fleurs et de joie, un coeur enivrant et une lueur de lumière étincelante!!! Merci pour ce beau partage
Bonne journée à vous
Amitiés
domidom · le mercredi 11 janvier 2012 à 14:53
Amicalement.....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
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