l'appel d'amour
La main dans la main, ils gambadaient joyeusement dans la forêt verte. C’était le printemps. Un parfum enivrant s’exhalait de partout et donnait à leur visage une couleur vermeille. Il faisait beau. Un doux soleil caressait l’herbe et, par endroit, des roses blanches s’inclinaient à leur passage et se redressaient presqu’aussitôt pour les voir s’éloigner, transporté par on ne sait quelle idylle. En ce beau jour de printemps, tous les oiseaux, habilement dissimulés dans les arbres, berçaient ce vaste univers de verdure d’un chant harmonieux et secouaient légèrement les ailes quand les feuilles vertes valsaient, stimulées par un vent frais plein d’arômes.
C’est l’appel d’amour et partout, dans le ciel où la lumière se faisait belle, sur l’herbe où la fraicheur murmurait de plaisir, ils percevaient beaucoup de dialogues et de réveil à la vie, beaucoup d’espoir et d’horizon…
La fille était grande, vêtue d’une jupe courte qui accentuait la fragilité de son corps, une mèche blonde venait, rebelle, sans cesse recouvrir ses beaux yeux pers et, dans l’éclat de son rire, il devinait un peu de cette détermination irraisonnée à se laisser guider par le destin sans que sa volonté ne parvienne à en rompre le charme…
Elle courait, toujours souriante, guidée par une main qu’elle ne connaissait pas mais qu’elle aimait parce que c’était le printemps, la période des grandes amours.
Dans sa course, sa gorge, maintenue par une mince chemise blanche, peinait à contenir autant d’arômes et ne semblait, à l’amour, enlever en rien le droit de soupirer…
Fatiguée, elle se laissa tomber à l’ombre d’un vieux chêne, haletante mais riant toujours aux éclats. Son partenaire l’étendit tout doucement sur l’herbe chaude et, tandis que les feuillages des arbres valsaient toujours, stimulés par un vent frais chargé d’arômes et qu’à la lisière de la forêt s’élevait toute une rumeur confuse de satisfaction naturelle, ils s’embrassèrent et s’aimèrent…
Slim le poète.
C’est l’appel d’amour et partout, dans le ciel où la lumière se faisait belle, sur l’herbe où la fraicheur murmurait de plaisir, ils percevaient beaucoup de dialogues et de réveil à la vie, beaucoup d’espoir et d’horizon…
La fille était grande, vêtue d’une jupe courte qui accentuait la fragilité de son corps, une mèche blonde venait, rebelle, sans cesse recouvrir ses beaux yeux pers et, dans l’éclat de son rire, il devinait un peu de cette détermination irraisonnée à se laisser guider par le destin sans que sa volonté ne parvienne à en rompre le charme…
Elle courait, toujours souriante, guidée par une main qu’elle ne connaissait pas mais qu’elle aimait parce que c’était le printemps, la période des grandes amours.
Dans sa course, sa gorge, maintenue par une mince chemise blanche, peinait à contenir autant d’arômes et ne semblait, à l’amour, enlever en rien le droit de soupirer…
Fatiguée, elle se laissa tomber à l’ombre d’un vieux chêne, haletante mais riant toujours aux éclats. Son partenaire l’étendit tout doucement sur l’herbe chaude et, tandis que les feuillages des arbres valsaient toujours, stimulés par un vent frais chargé d’arômes et qu’à la lisière de la forêt s’élevait toute une rumeur confuse de satisfaction naturelle, ils s’embrassèrent et s’aimèrent…
Slim le poète.
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14 commentaires
oliverjane1950 · le samedi 17 mars 2012 à 11:36
Oliver
José · le samedi 17 mars 2012 à 11:37
lesprosesdeslim · le samedi 17 mars 2012 à 19:12
lesprosesdeslim · le samedi 17 mars 2012 à 19:18
un commentaire très touchant, je suis ravi que mon poème ait pu vous plaire. Amicalement. Slim.
P.S: j'aimerais connaître sous quel nom vous écrivez. Merci
lilorev · le samedi 17 mars 2012 à 23:02
lesprosesdeslim · le dimanche 18 mars 2012 à 07:00
par l'insouciance amoureuse, la belle parenthèse, le plaisir dans lequel on se glisse, voilà résumé avec brio tout cet "appel d'amour"merci pour ton commentaire Amicalement. Slim.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 18 mars 2012 à 11:52
Cela me fait penser au poème de Verlaine : "Est-elle brune, blonde ou rousse, je l'ignore/Son nom est pareil à celui des aimées que la vie exila". Continue mon ami à nous écrire de si jolies choses.
didou · le dimanche 18 mars 2012 à 17:04
MERCI pour cette douceur printanière
Amitié didou ---
http://www.mespoemes.net/didou
domidom · le dimanche 18 mars 2012 à 21:08
La forêt, le chant des oiseaux, le parfum des roses blanches, que faut il de plus pour rêver à l'épanouissement de l'amour, la caresse du soleil, mêlée à celle du vent, ne peut que vous emporter sur les chemins de l'extase et de la volupté....
Un printemps qui s'annonce bien pour ces deux amoureux, peut être aurons nous le plaisir de lire la suite très prochainement...
Mes amitiés mon cher Slim....
Amitiés....Domie...
bluegirl · le dimanche 18 mars 2012 à 21:18
n'est-elle pas le sybole de la liberté, celle qui a "la détermination irrésaisonnée de se laisser guider par le destin sans que sa volonté ne parvienne à en rompre le charme"?
...la liberté de faire a sa guise tout en se laissant guider...quelle légèreté!!
belle histoire romantique, et douceur printanière.
au plaisir de te lire bientôt.
amicalement.
Lesprosesdeslim · le lundi 19 mars 2012 à 08:24
elle est très à propos l'allusion faite au poème de Verlaine (le rêve étrange) et cela a été très gentil et très fin de ta part d'y avoir songé. Merci de m'avoir lu car tes commentaires m'importent beaucoup. Amicalement. Slim.
les prosesdeslim · le lundi 19 mars 2012 à 08:29
ton commentaire, bien que concis, m'a beaucoup touché. Il en dit long en tous les cas sur ton penchant pour les amours qui naissent spontanément aux portes du printemps. Amicalement. Slim.
lesprosesdeslim · le lundi 19 mars 2012 à 08:38
ton commentaire en soi est déjà un joli poème qui prolonge en quelque sorte et l'embellit quelque part celui par lequel tu sembles avoir été touchée. Une suite à donner à ce poème? Pourquoi pas? Merci de m'avoir lu. Je suis heureux que cette histoire d'amour pourtant si simple ait pu te toucher. Amicalement. Slim.
lesprosesdeslim · le lundi 19 mars 2012 à 08:48
il n'y a pas de choix à faire quand il s'agit d'être emporté à son corps défendant par une délicieuse aventure, à l'aurore d'un matin de printemps, dont on sait à l'avance l'extraordinaire dénouement. Alors, chère Lola, dans tout cela, elle ne pèserait pas bien lourd cette supposée détermination censée nous assurer "toutes les balises" pour nous éviter toute forme de débordement. Merci de m'avoir lu. Amicalement. Slim.
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