L'œil du Capricorne
Incessamment poursuivit par cet œil maître
Dont il avait tout tenté pour fuir, Caïn,
Le visage fatigué, vieillit et encombré par la marque du traître,
Se trouvait à bout de force et songea de sa vie, y mettre fin.
Il se précipitât sur le plus haut sommet, au sud de Nod et dit :
"Dieu! Courroux de ma vie, pourquoi tant d'acharnement ?
A ma face montre toi et dépeint moi ce que jadis je n'est saisi.
Pourquoi sur moi poses-tu ces prunelles oppressantes ?
Est-ce à cause de ce forfait passée dont je me suis mille fois repentit ?
A cause de ma jalousie envers Abel, frère sur qui tu posais tes yeux complaisant ?"
Dieu apparut alors à Caïn sous la forme d'un Capricorne.
Il dit à ce dernier de sa voix inaudible à tout autre :
"Tu as mal agit, le péché s'est couché à ta porte et la orne."
"Après toutes mes prières faites à votre hôte,
Après tous mes legs, tous mes périples sans bornes,
Sans répit, sans trêve, sans sommeil, dites-moi que ce Jugement n'est pas le votre !"
"Tu n'as pas voyagé pour moi, mais pour fuir ma malédiction,
De part cet acte tu as toi même, sur toi, hélé la peste."
"De moi l'inconscience et l'immaturité de la jeunesse ont eus raison.
C'est elle qui de ses coupables mains innocentes a guidée mon geste,
La colère par sa fureur a aveuglée mon amour et ma passion.
Je reconnais là ma démence, mais ne mérite point que tu me déteste."
"Je ne te déteste nullement, toi seul a attiré en ton ciel ces nues."
"Ne dis-t-on pas que tu es le Dieu de miséricorde et de pardon ?
Pardonne un pécheur du haut de ta demeure dont je suis obsédé par la vue.
Tu es le tout puissant créateur de l'humanité, ont dis que tu es bon,
Anéantit donc maintenant mon fléau, oublie ce qui n'est plus.
N’es-tu pas mon père ? Soustrait de ton fils ce poison
Je t'en supplie à genoux Seigneur de mettre fin à cette écrasante punition."
Dont il avait tout tenté pour fuir, Caïn,
Le visage fatigué, vieillit et encombré par la marque du traître,
Se trouvait à bout de force et songea de sa vie, y mettre fin.
Il se précipitât sur le plus haut sommet, au sud de Nod et dit :
"Dieu! Courroux de ma vie, pourquoi tant d'acharnement ?
A ma face montre toi et dépeint moi ce que jadis je n'est saisi.
Pourquoi sur moi poses-tu ces prunelles oppressantes ?
Est-ce à cause de ce forfait passée dont je me suis mille fois repentit ?
A cause de ma jalousie envers Abel, frère sur qui tu posais tes yeux complaisant ?"
Dieu apparut alors à Caïn sous la forme d'un Capricorne.
Il dit à ce dernier de sa voix inaudible à tout autre :
"Tu as mal agit, le péché s'est couché à ta porte et la orne."
"Après toutes mes prières faites à votre hôte,
Après tous mes legs, tous mes périples sans bornes,
Sans répit, sans trêve, sans sommeil, dites-moi que ce Jugement n'est pas le votre !"
"Tu n'as pas voyagé pour moi, mais pour fuir ma malédiction,
De part cet acte tu as toi même, sur toi, hélé la peste."
"De moi l'inconscience et l'immaturité de la jeunesse ont eus raison.
C'est elle qui de ses coupables mains innocentes a guidée mon geste,
La colère par sa fureur a aveuglée mon amour et ma passion.
Je reconnais là ma démence, mais ne mérite point que tu me déteste."
"Je ne te déteste nullement, toi seul a attiré en ton ciel ces nues."
"Ne dis-t-on pas que tu es le Dieu de miséricorde et de pardon ?
Pardonne un pécheur du haut de ta demeure dont je suis obsédé par la vue.
Tu es le tout puissant créateur de l'humanité, ont dis que tu es bon,
Anéantit donc maintenant mon fléau, oublie ce qui n'est plus.
N’es-tu pas mon père ? Soustrait de ton fils ce poison
Je t'en supplie à genoux Seigneur de mettre fin à cette écrasante punition."
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