Un scénario beaucoup plus simple
Essai
470933333306 YV. Est-ce un code ? Cette série de chiffres et ces deux lettres, qu’elle signification ont-elles ? Il suffit que je vous dise qu’elles ont une signification importante pour qu’on s’y attarde et y porte un peu plus d’attention.
Le monde est rempli de série de chiffre et de lettres comme celle-là. C’est le prénom des choses qui n’en ont pas.
Je me présente : 470933333306 YV.
Je suis… un stylo Bic classique, bleu, pour qui cela intéresse. Je me sens en pleine forme mais, mes souvenirs sont flous. Je n’ai jamais vraiment étais seul dans le sens isolé physiquement de mes semblables. Autres stylos, crayons et marqueurs. Mais dans mon corps et ma relativité au monde, oui. Je n’ai qu’un seul ami aujourd’hui, ou du moins, une encre différente que je côtoie en permanence depuis quelque temps. Des autres je ne m’en souviens vraiment. J’en écris tellement. Mon sang diminue si souvent. Mais je ne m’en plains pas forcément. Je subis et parfois le mâle me ronge de ses dents. Je pris quand je décris les cris des accidents. Ma vie, éphémère comme tout autre, est éloquente. J’en suis ravi mais, les mains de mon maitre parfois tremblent. Sur lui aussi le mal – tout autre est-il ? – appui, je le sens. En lui aussi s’étouffent des cris troublant, je l’entends. Il en écrit tellement. Sa foi diminue si souvent. Mais il ne s’en plaint pas forcément. Même à moi il cache des choses, c’est flagrant. Mais c’est mon meilleur ami, on se comprend.
Vaguement… je me souviens de 131033333301 XS. Un stylo Bic classique lui aussi, noir je crois. Fort caractère aussi celui-là. Sombre comme son encre. J’ai aussi en mémoire, même si elle est courte, quelques belles histoires d’amour. C’est pas pour dire mais, je suis tout jeune, je sais, n’empêche, j’en ai connu des feuilles. Blanches ou à carreaux, de couleurs, petites ou grandes, OCB… seules quelques une retiennent mon attention.
Je m’en souviens mieux maintenant. Pour que le feu reprenne, il suffit que le vent souffle un instant.
Premier grand amour, feuille de cahier et d’agenda. J’étais encore naïf, dans ce qu’on appelle « l’âge ingrat »… qu’est-ce qui m’as pris d’aimer comme ça ? C’était des feuilles parfumées, légères… au gout exotique. J’ai été sincère et profond dans mon épanchement. Trop investis, j’ai été trop loin tout seul. Je n’ai pas vu venir le déchirement. Aujourd’hui, et seulement aujourd’hui, j’y vois un côté marrant. J’écrivais sur du papier classé, là où tout s’efface si facilement.
Petits bout de papier arrachés ci et là. Ça n’a jamais la même taille, ça n’a jamais la même forme. Traduction d’un esprit travaillé, perdu. J’y ai écris mes pensées, déçu. Toutes ces brides, je l’ai est gardées car beaucoup en furent émus. Vous voulez… Ce que je n’ai pas vu ? C’est que, tous ces petits bouts de papiers étaient précieux. Je sais qu’il y a encore des comme cela quelque part.
Plus récemment j’ai écris sur du papier cartonné. C’est épais, ça à l’air solide, mais c’est fragile. Ça reste tout de même du papier quoi. Confortable, mais je crois que je n’étais pas vraiment inspiré.
Et si le souffle poétique était en moi, et non en le poète ?
Aujourd’hui j’ai tout un cahier. Pour moi tout seul si je le veux. Mais… il n’y a pas vraiment de sentiment. J’ai réfléchi longtemps. Je n’ai besoin que d’une feuille. Même pas vierge forcément. Quelle soit blanche, rouge ou à carreaux, ce n’est pas là l’important. Une feuille où je pourrais écrire. Même en tout petit, même dans la marge. Au recto je dirai qui je suis, parlerais de ma place dans la vie. Au verso… Au verso je tracerais mes faiblesses dans ces grandes lignes. J’écrirais ce qui m’a blessé, ceux que j’ai blessé, ce que j’ai bafoué. Au verso je me matérialiserais, je me personnifierais. Au verso j’écrirais « je t’aime » entre guillemet. J’attends de trouver cette feuille, sans vraiment chercher. Mais mon encre s’épuise, je vieilli et me dis que les choses doivent changer. Si la vie est un combat, alors je me battrai. Jusqu’à la dernière ligne, j’écrirais. Et si je dois souffrir, je souffrirais. Jusqu'à la dernière goutte, je hurlerai.
Je m’appelle 470933333306 YV. Un stylo Bic classique bleu parmi tant d’autre. Signe distinctif : j’ai un cœur…
470933333306 YV. Est-ce un code ? Cette série de chiffres et ces deux lettres, qu’elle signification ont-elles ? Il suffit que je vous dise qu’elles ont une signification importante pour qu’on s’y attarde et y porte un peu plus d’attention.
Le monde est rempli de série de chiffre et de lettres comme celle-là. C’est le prénom des choses qui n’en ont pas.
Je me présente : 470933333306 YV.
Je suis… un stylo Bic classique, bleu, pour qui cela intéresse. Je me sens en pleine forme mais, mes souvenirs sont flous. Je n’ai jamais vraiment étais seul dans le sens isolé physiquement de mes semblables. Autres stylos, crayons et marqueurs. Mais dans mon corps et ma relativité au monde, oui. Je n’ai qu’un seul ami aujourd’hui, ou du moins, une encre différente que je côtoie en permanence depuis quelque temps. Des autres je ne m’en souviens vraiment. J’en écris tellement. Mon sang diminue si souvent. Mais je ne m’en plains pas forcément. Je subis et parfois le mâle me ronge de ses dents. Je pris quand je décris les cris des accidents. Ma vie, éphémère comme tout autre, est éloquente. J’en suis ravi mais, les mains de mon maitre parfois tremblent. Sur lui aussi le mal – tout autre est-il ? – appui, je le sens. En lui aussi s’étouffent des cris troublant, je l’entends. Il en écrit tellement. Sa foi diminue si souvent. Mais il ne s’en plaint pas forcément. Même à moi il cache des choses, c’est flagrant. Mais c’est mon meilleur ami, on se comprend.
Vaguement… je me souviens de 131033333301 XS. Un stylo Bic classique lui aussi, noir je crois. Fort caractère aussi celui-là. Sombre comme son encre. J’ai aussi en mémoire, même si elle est courte, quelques belles histoires d’amour. C’est pas pour dire mais, je suis tout jeune, je sais, n’empêche, j’en ai connu des feuilles. Blanches ou à carreaux, de couleurs, petites ou grandes, OCB… seules quelques une retiennent mon attention.
Je m’en souviens mieux maintenant. Pour que le feu reprenne, il suffit que le vent souffle un instant.
Premier grand amour, feuille de cahier et d’agenda. J’étais encore naïf, dans ce qu’on appelle « l’âge ingrat »… qu’est-ce qui m’as pris d’aimer comme ça ? C’était des feuilles parfumées, légères… au gout exotique. J’ai été sincère et profond dans mon épanchement. Trop investis, j’ai été trop loin tout seul. Je n’ai pas vu venir le déchirement. Aujourd’hui, et seulement aujourd’hui, j’y vois un côté marrant. J’écrivais sur du papier classé, là où tout s’efface si facilement.
Petits bout de papier arrachés ci et là. Ça n’a jamais la même taille, ça n’a jamais la même forme. Traduction d’un esprit travaillé, perdu. J’y ai écris mes pensées, déçu. Toutes ces brides, je l’ai est gardées car beaucoup en furent émus. Vous voulez… Ce que je n’ai pas vu ? C’est que, tous ces petits bouts de papiers étaient précieux. Je sais qu’il y a encore des comme cela quelque part.
Plus récemment j’ai écris sur du papier cartonné. C’est épais, ça à l’air solide, mais c’est fragile. Ça reste tout de même du papier quoi. Confortable, mais je crois que je n’étais pas vraiment inspiré.
Et si le souffle poétique était en moi, et non en le poète ?
Aujourd’hui j’ai tout un cahier. Pour moi tout seul si je le veux. Mais… il n’y a pas vraiment de sentiment. J’ai réfléchi longtemps. Je n’ai besoin que d’une feuille. Même pas vierge forcément. Quelle soit blanche, rouge ou à carreaux, ce n’est pas là l’important. Une feuille où je pourrais écrire. Même en tout petit, même dans la marge. Au recto je dirai qui je suis, parlerais de ma place dans la vie. Au verso… Au verso je tracerais mes faiblesses dans ces grandes lignes. J’écrirais ce qui m’a blessé, ceux que j’ai blessé, ce que j’ai bafoué. Au verso je me matérialiserais, je me personnifierais. Au verso j’écrirais « je t’aime » entre guillemet. J’attends de trouver cette feuille, sans vraiment chercher. Mais mon encre s’épuise, je vieilli et me dis que les choses doivent changer. Si la vie est un combat, alors je me battrai. Jusqu’à la dernière ligne, j’écrirais. Et si je dois souffrir, je souffrirais. Jusqu'à la dernière goutte, je hurlerai.
Je m’appelle 470933333306 YV. Un stylo Bic classique bleu parmi tant d’autre. Signe distinctif : j’ai un cœur…
1 commentaire
Ivy · le mardi 19 août 2014 à 21:12
Très original ! J'aime beaucoup !
BRAVO !
Amicalement
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