De janvier à avril 2017...
Je n’ai pas pu le laisser partir….
Après deux mois, l’ai vu revenir…
Nous nous sommes retrouvés et aimés,
De s’engager nous avons parlé.
J’étais toute à ma liesse nouvelle.
Je rayonnais, je me sentais belle…
Il m’adressa une semaine plus tard
Un message court, direct et sans fard :
"Chère Hélène,
Je dois me plier à ce que je ressens.
Je nous ai beaucoup observés les dernières heures que nous avons passées ensemble.
J'ai cru que notre nouvelle rencontre pouvait nous mener quelque part.
Pour diverses raisons qui me sont apparues à l'occasion de ces "retrouvailles", inutiles à expliquer, je ne le crois plus. Sans doute tes libertés réelles et psychologiques qui ne sont pas en adéquation avec les miennes...
Tu voudras bien me pardonner (ou pas) ce nouveau et dernier revirement.
Sache que je ne suis pas fier et franchement honteux et désolé mais je ne peux te mentir.
Je ne viendrai plus t’importuner.
Bon courage pour tout.
Eric"
Vous le voyez ce gouffre qui s’ouvre
Sous vos pieds, où le corps dégringole ?
Mon sang s’est vidé dans une rigole
Où ma blanche douleur se découvre…
……
Le temps s’est écoulé lentement…
J’avançais, dos courbé, à pas lents…
Un homme doux m’a relevée pourtant,
M’a servi de béquille pour un temps…
J’ai tenté d’oublier avec lui
De mon Eric cette frénésie….
De faire de nos deux cœurs en émoi
Un nouveau nid, une nouvelle Foi…
Un peu remise et moins de guingois,
Je décidai de lui réécrire,
De lui décrire ma récente voie….
De le rassurer, le faire rire.
Car en effet, lors d’hésitations,
Il avait eu la délicatesse
De me faire part de ses convictions,
Mais aussi de ses grandes faiblesses :
« Chère Hélène
…
Nous ne pouvons continuer de la sorte.
Je ne vois pas comment satisfaire tes exigences "légitimes" sans te faire et me faire souffrir... J'ai déjà bien du mal à satisfaire les miennes qui s'avèrent pour beaucoup contradictoires avec les tiennes. Tu as été séduite, mais je crois qu'au fond ce n'est pas quelqu'un comme moi que tu recherches pour refaire ta vie. Ce serait encore une expérience propice à laisser de nouvelles traces indélébiles.
Bon, mais ce n'est pas à moi de m'exprimer à ta place.
Pour ma part, j'ai bien peur de ne pas trouver celle que je cherche. Suis-je capable d'entretenir une relation "normale" comme l'aspire tout un chacun ? Sans doute un excès d'idéalisme. Alors je vais continuer ma route seul, en tâchant de ne faire de mal à personne.
Et peut-être, sans doute, je ne t'aime pas comme tu le souhaiterais.
De tout cela, et c'est bien dommage, il reste une Hélène que j'ai aimé avec mes difficultés à le dire ; une Hélène qui, j'espère, me dira un jour qu'elle est maintenant heureuse ; une Hélène qui m'a ouvert les yeux sur ce que je peux ou ne peux pas prétendre ; une Hélène qui aura toujours une place dans mon cœur.
Sois forte.
Je t'embrasse.
E. »
Il attendait que je reste forte…
Je ne lui ai pas fermé ma porte
Et lui ai écrit de la tendresse
Afin que lui aussi se redresse.
Un échange épistolaire naquit,
Qui ne se voulait que d’amitié,
De confiance de nos anciens acquis,
De complicité que vous citiez…
Ambigu et douteux pensez-vous ?
Vous auriez raison ce fut le cas.
De notre amour si beau, bon et doux
Les étincelles rejaillirent éclats !
Nous pratiquions l’amour platonique,
Qui n’est que tromperie romantique,
Tout en voulant bien évidemment
Ne pas duper mon nouvel amant !
C’était sans compter sur le vil sort
Qui s’abat quand la méfiance dort…
La béquille a menti, je l’ai su !
De poursuivre avec lui je n’ai pu !
....
De là le Phoenix a déployé ses ailes
Entre le thé d’Hélène et les ailes d’Eric…
Après deux mois, l’ai vu revenir…
Nous nous sommes retrouvés et aimés,
De s’engager nous avons parlé.
J’étais toute à ma liesse nouvelle.
Je rayonnais, je me sentais belle…
Il m’adressa une semaine plus tard
Un message court, direct et sans fard :
"Chère Hélène,
Je dois me plier à ce que je ressens.
Je nous ai beaucoup observés les dernières heures que nous avons passées ensemble.
J'ai cru que notre nouvelle rencontre pouvait nous mener quelque part.
Pour diverses raisons qui me sont apparues à l'occasion de ces "retrouvailles", inutiles à expliquer, je ne le crois plus. Sans doute tes libertés réelles et psychologiques qui ne sont pas en adéquation avec les miennes...
Tu voudras bien me pardonner (ou pas) ce nouveau et dernier revirement.
Sache que je ne suis pas fier et franchement honteux et désolé mais je ne peux te mentir.
Je ne viendrai plus t’importuner.
Bon courage pour tout.
Eric"
Vous le voyez ce gouffre qui s’ouvre
Sous vos pieds, où le corps dégringole ?
Mon sang s’est vidé dans une rigole
Où ma blanche douleur se découvre…
……
Le temps s’est écoulé lentement…
J’avançais, dos courbé, à pas lents…
Un homme doux m’a relevée pourtant,
M’a servi de béquille pour un temps…
J’ai tenté d’oublier avec lui
De mon Eric cette frénésie….
De faire de nos deux cœurs en émoi
Un nouveau nid, une nouvelle Foi…
Un peu remise et moins de guingois,
Je décidai de lui réécrire,
De lui décrire ma récente voie….
De le rassurer, le faire rire.
Car en effet, lors d’hésitations,
Il avait eu la délicatesse
De me faire part de ses convictions,
Mais aussi de ses grandes faiblesses :
« Chère Hélène
…
Nous ne pouvons continuer de la sorte.
Je ne vois pas comment satisfaire tes exigences "légitimes" sans te faire et me faire souffrir... J'ai déjà bien du mal à satisfaire les miennes qui s'avèrent pour beaucoup contradictoires avec les tiennes. Tu as été séduite, mais je crois qu'au fond ce n'est pas quelqu'un comme moi que tu recherches pour refaire ta vie. Ce serait encore une expérience propice à laisser de nouvelles traces indélébiles.
Bon, mais ce n'est pas à moi de m'exprimer à ta place.
Pour ma part, j'ai bien peur de ne pas trouver celle que je cherche. Suis-je capable d'entretenir une relation "normale" comme l'aspire tout un chacun ? Sans doute un excès d'idéalisme. Alors je vais continuer ma route seul, en tâchant de ne faire de mal à personne.
Et peut-être, sans doute, je ne t'aime pas comme tu le souhaiterais.
De tout cela, et c'est bien dommage, il reste une Hélène que j'ai aimé avec mes difficultés à le dire ; une Hélène qui, j'espère, me dira un jour qu'elle est maintenant heureuse ; une Hélène qui m'a ouvert les yeux sur ce que je peux ou ne peux pas prétendre ; une Hélène qui aura toujours une place dans mon cœur.
Sois forte.
Je t'embrasse.
E. »
Il attendait que je reste forte…
Je ne lui ai pas fermé ma porte
Et lui ai écrit de la tendresse
Afin que lui aussi se redresse.
Un échange épistolaire naquit,
Qui ne se voulait que d’amitié,
De confiance de nos anciens acquis,
De complicité que vous citiez…
Ambigu et douteux pensez-vous ?
Vous auriez raison ce fut le cas.
De notre amour si beau, bon et doux
Les étincelles rejaillirent éclats !
Nous pratiquions l’amour platonique,
Qui n’est que tromperie romantique,
Tout en voulant bien évidemment
Ne pas duper mon nouvel amant !
C’était sans compter sur le vil sort
Qui s’abat quand la méfiance dort…
La béquille a menti, je l’ai su !
De poursuivre avec lui je n’ai pu !
....
De là le Phoenix a déployé ses ailes
Entre le thé d’Hélène et les ailes d’Eric…
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7 commentaires
Rêveuse · le mercredi 9 mai 2018 à 08:47
Tu sais nous prendre et nous conduire vers l'émotion
Merci Hélène!
mariepaule · le mercredi 9 mai 2018 à 09:20
En te lisant, nous partons avec toi dans le gouffre de la douleur.
C'est prenant et douloureux
Merci de nous conter ton histoire
Belle journée
Marie
debbie · le mercredi 9 mai 2018 à 19:44
Belle soirée à toi Hélène
Amitié
Debbie
guillaume · le mercredi 9 mai 2018 à 22:19
Nemo · le jeudi 10 mai 2018 à 10:41
Pas d'inquiétude à avoir : avec le retour des beaux jours, je préfère me promener dans les bois plutôt que de rester dans ma chambre pour écrire. Mais ce n'est que provisoire...
scorpionne · le vendredi 11 mai 2018 à 12:31
"Vous le voyez ce gouffre qui s’ouvre
Sous vos pieds, où le corps dégringole ?"
Oh oui, je le vois très bien !
Eric est touchant dans ses doutes et ses hésitations, dans ses sentiments pour toi.
Il est doux d'être aimé(e) quand cet amour est partagé, mais combien il est douloureux lorsqu'il ne l'est pas. Dans votre histoire à tous les deux, j'ai le sentiment qu'il y a vraiment un amour sincère et tu as raison de ne pas vouloir abdiquer.
Belle journée à toi !
Bien amicalement,
Jocelyne
bernyberny · le vendredi 8 juin 2018 à 17:08
J’avançais, dos courbé, à pas lents…
Un homme doux m’a relevée pourtant,
M’a servi de béquille pour un temps…
De la poésie simple et belle, merci
Berny
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