Existence (remanié en alexandrins)
Existence
En tout premier lieu, nous traversons notre enfance,
Emplie d’amour, de jeux, bercée d’insouciance.
La deuxième étape en est bien l’adolescence,
Le passage piéton jonché de turbulences.
Nous y apprenons la croissance et décroissance
De l’insolence en réponse à leur ordonnance,
La variance des hormones en latence
Fait voir l’impertinence face à l’exigence.
Si nous vivons entourés de bonne ambiance,
Protégés, forts de clémence et de tolérance,
Nous venons en confiance à l’adulescence.
D’exaltation des sens vient recrudescence…
Programmant luminescence et danse à outrance,
Cœurs balancent entre influence et résistance…
Ruine l’âme : jouissance sans conscience !
Le danger est là : d’en avoir l’inconscience !
Nous cherchons ensuite à gagner notre pitance,
Avoir une Licence, chercher résidence…
Les circonstances, nous donnent une alliance.
Croît en nous l’envie : fonder une descendance.
Le miracle de la naissance est transcendance,
Délivrance et cœur de la Vie même l’essence.
Que de joies, de bonheur et de beautés intenses !
Notre vie s’embellit, se pare en bienveillance.
Devenir parent nous apprend la patience,
Insomnies en fréquence n’ont pas d'incidence,
Tout à notre joie et à notre pétillance,
Protéger nos petits devient une constance.
Il arrive qu'un couple, maudit de malchance,
Voit de l'inconsistance, ou de la malveillance…
Certains souffrent de violences, de démence.
La seule solution : partir en instances.
Fuir une répugnance offre une Renaissance.
Vitale décence réfute l’ignorance,
Et condamne durement tout fait de vengeance.
Prenons courage contre la désespérance.
Persistance du Passé, anciennes flagrances
Nous empêchent d’avancer, sont un peu trop denses.
Il nous faut en tirer les bonnes conséquences…
La brillance de l’espérance est en nuances.
Forts de beaucoup de permanence, et d’insistance,
Tout en gardant une très forte vigilance,
Nous taisons notre insidieuse méfiance
Nous nous permettons de rêver d’évanescence…
De la vulgaire et criarde fluorescence,
Mieux vaut se diriger vers une opalescence.
L’incandescence de difficiles silences
Fera place à l’opulence de l’assurance.
Je ne dis pas de supprimer l’intransigeance,
Ni même de diminuer nos exigences.
Il faut démarrer une nouvelle croyance,
Fuir coïncidences et faire connaissance.
Taire défiances et faire confiance.
Je dis que communiquer est une évidence,
Un passage obligé pour toute appartenance,
Pour qu’enfin nos cœurs se lient en luxuriance….
LN.
En tout premier lieu, nous traversons notre enfance,
Emplie d’amour, de jeux, bercée d’insouciance.
La deuxième étape en est bien l’adolescence,
Le passage piéton jonché de turbulences.
Nous y apprenons la croissance et décroissance
De l’insolence en réponse à leur ordonnance,
La variance des hormones en latence
Fait voir l’impertinence face à l’exigence.
Si nous vivons entourés de bonne ambiance,
Protégés, forts de clémence et de tolérance,
Nous venons en confiance à l’adulescence.
D’exaltation des sens vient recrudescence…
Programmant luminescence et danse à outrance,
Cœurs balancent entre influence et résistance…
Ruine l’âme : jouissance sans conscience !
Le danger est là : d’en avoir l’inconscience !
Nous cherchons ensuite à gagner notre pitance,
Avoir une Licence, chercher résidence…
Les circonstances, nous donnent une alliance.
Croît en nous l’envie : fonder une descendance.
Le miracle de la naissance est transcendance,
Délivrance et cœur de la Vie même l’essence.
Que de joies, de bonheur et de beautés intenses !
Notre vie s’embellit, se pare en bienveillance.
Devenir parent nous apprend la patience,
Insomnies en fréquence n’ont pas d'incidence,
Tout à notre joie et à notre pétillance,
Protéger nos petits devient une constance.
Il arrive qu'un couple, maudit de malchance,
Voit de l'inconsistance, ou de la malveillance…
Certains souffrent de violences, de démence.
La seule solution : partir en instances.
Fuir une répugnance offre une Renaissance.
Vitale décence réfute l’ignorance,
Et condamne durement tout fait de vengeance.
Prenons courage contre la désespérance.
Persistance du Passé, anciennes flagrances
Nous empêchent d’avancer, sont un peu trop denses.
Il nous faut en tirer les bonnes conséquences…
La brillance de l’espérance est en nuances.
Forts de beaucoup de permanence, et d’insistance,
Tout en gardant une très forte vigilance,
Nous taisons notre insidieuse méfiance
Nous nous permettons de rêver d’évanescence…
De la vulgaire et criarde fluorescence,
Mieux vaut se diriger vers une opalescence.
L’incandescence de difficiles silences
Fera place à l’opulence de l’assurance.
Je ne dis pas de supprimer l’intransigeance,
Ni même de diminuer nos exigences.
Il faut démarrer une nouvelle croyance,
Fuir coïncidences et faire connaissance.
Taire défiances et faire confiance.
Je dis que communiquer est une évidence,
Un passage obligé pour toute appartenance,
Pour qu’enfin nos cœurs se lient en luxuriance….
LN.
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7 commentaires
johan · le mardi 17 juillet 2018 à 17:49
Il y a là toutes les certitudes, les hésitations et les meurtrissures d'une vie !
Joli poème !
Amitiés !
Johan
La Mouche Nounouche · le mardi 17 juillet 2018 à 18:31
Amitiés Yves
micheline1940 · le mercredi 18 juillet 2018 à 02:07
Pas facile ce long texte en rimes féminines, et pourtant vous le serrez avec maestria !
Chapeau bas, Poétesse, et avec tous mes compliments !
Micheline.
scorpionne · le mercredi 18 juillet 2018 à 10:34
J'avais apprécié ta première version ; j'apprécie tout autant celle-ci. Et je salue une nouvelle fois l'exploit de la rime unique.
Belle journée à toi, chère Hélène.
Bisous, avec toutes mes amitiés.
Jocelyne
liameliavq · le mercredi 18 juillet 2018 à 13:21
À Yves : je suis flattée du compliment mais ne reste pas silencieux longtemps, j'aime tant tes textes qui me font sourire ou rire avec bonheur souvent, ou soulèvent des problèmes de la société importants. Merci de ta clairvoyance et de tes coups de gueule autant que de ton humour.
À Micheline : je suis rouge de confusion d'un aussi élogieux commentaire de votre part, sachant que vous êtes une reine de la poésie classique. Cela me touche beaucoup... Merci. Vous m'encouragez ainsi à continuer d'écrire en améliorant ma technique.
À Jocelyne : tu parles d'un exploit, alors que tu nous prouves tous les jours comment relever des défis plus difficiles les uns que les autres... Je suis donc touchée chère amie du compliment que tu m'écris là ! Merci de ta gentillesse et de ton talent.
Je vous embrasse tous très sincèrement.
plumeflore · le mercredi 18 juillet 2018 à 20:07
bonne soirée!
Marc!
liameliavq · le mercredi 18 juillet 2018 à 23:54
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