Réveillonne moi
J’attend
J’attend ce réveillon de fin d’année
Avec une certaine fébrilité
Une impatience contenue
Une contraction suspendue
Au temps
Aux heures qui défilent lentement
J’attend
D’être seule
Pour pleurer
Sans pitié
Sans devoir m’expliquer
Déverser mon désarroi
Incompréhensible
Impalpable douleur
Rien que pour moi
Pleurer sans spectateur
Hébété
Impuissant
Jugeant mes larmes stupides
Sans fondement
Essorer mon cœur
Gonflé à bloc
D’une stupeur équivoque
Vider ma gourde
Reprendre mon souffle
Avant d’affronter le gouffre
L’immensité du vide
Qui m’affole
Pleurer à grande eau
Délaver les couleurs trop présentes
De mes années d’amour à tout vent
Pâleur exsangue
D’un horizon si longtemps chamarré
Sur lequel se profile désormais
L’absence
Vacuité insolente
Destin d’une évidence
A pleurer
Taisez vous
Surtout ne dites rien
Ce soir je n’entends rien
Je ne vois rien
Que ce chemin de Terre
Mon sentier, ma galère
Sur lequel j’ai semé
Quelques graines fécondes
Appréhendé un monde
Qui aujourd’hui m’écoeure
Donné la vie sans réfléchir
Avec au bout du compte
La déchirure
Qu’il faut camoufler d’un sourire
De clown triste
Et des allures
J’m’enfoutistes.
Chut !
Le temps fait son œuvre
Il faut réveillonner
Seule
J’attend
De pleurer
Jusqu'à plus soif
Bonne année
Lilith
J’attend ce réveillon de fin d’année
Avec une certaine fébrilité
Une impatience contenue
Une contraction suspendue
Au temps
Aux heures qui défilent lentement
J’attend
D’être seule
Pour pleurer
Sans pitié
Sans devoir m’expliquer
Déverser mon désarroi
Incompréhensible
Impalpable douleur
Rien que pour moi
Pleurer sans spectateur
Hébété
Impuissant
Jugeant mes larmes stupides
Sans fondement
Essorer mon cœur
Gonflé à bloc
D’une stupeur équivoque
Vider ma gourde
Reprendre mon souffle
Avant d’affronter le gouffre
L’immensité du vide
Qui m’affole
Pleurer à grande eau
Délaver les couleurs trop présentes
De mes années d’amour à tout vent
Pâleur exsangue
D’un horizon si longtemps chamarré
Sur lequel se profile désormais
L’absence
Vacuité insolente
Destin d’une évidence
A pleurer
Taisez vous
Surtout ne dites rien
Ce soir je n’entends rien
Je ne vois rien
Que ce chemin de Terre
Mon sentier, ma galère
Sur lequel j’ai semé
Quelques graines fécondes
Appréhendé un monde
Qui aujourd’hui m’écoeure
Donné la vie sans réfléchir
Avec au bout du compte
La déchirure
Qu’il faut camoufler d’un sourire
De clown triste
Et des allures
J’m’enfoutistes.
Chut !
Le temps fait son œuvre
Il faut réveillonner
Seule
J’attend
De pleurer
Jusqu'à plus soif
Bonne année
Lilith
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1 commentaire
Visiteur · le vendredi 4 janvier 2008 à 12:21
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