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J'HABITE L'ARBRE

FROIDE: LA COLLINE SE TOURNE SUR LE CÔTE Ô POSE

Le mardi 21 août 2012 à 15:38, posté par loisobleu · 409 lectures

FROIDE : LA COLLINE SE TOURNE SUR LE CÔTE Ô POSE

Si l'on sentait
les cigales gratter les rougeurs de feux éteints
On allumait
La musique d'un coeur battant
En l'invitant à braiser les tisons des pas perdus
Puis d'une véronique jaune-mauve
Olé-olé
On devançait la passe du torero
En revêtant la mise amor du nu intègre graal
On hissait des pas voies en couleur
Sur l'amas des prières au-dessus des moulins
En enfonçant l'âme acérée
Du tranchant qui sabrait la niaiserie
Roulant au caniveau tête et membres
De l'impudente niaiserie

Les fausses-pudeurs des maries-salopes
Les seins tombant de sécheresse
Les fesses huileuses
Les ventres mous
Les chats pelés
Vos aisselles chauves déodorées de musc rugissant
Et vos bidets descellés de sauvages cavalcades

Ces galops publicitaires
Spots scriptum de vos omissions
Et vos manières pincées en cul-de-pool
Rectum désapprobateur
Sous rire jaune s'aime ignariste
Oeillet du pauvre

Passe une colombe
Les oliviers caressent les cris de leurs troncs
Un four à chaux remonte les craies au tableau
Eponge les larmes de la mare
Un hennissement soulève un germe d'orgasme
La motte se fend
Crépitante
Le mont se propulse poussé de l'intérieur en vie d'happer
Le mouvement métronomique de la secousse mûre à la branche
Une houppe flamboyante à la tête
Cet oiseau trace d'une voix lactée un chant à semer
Entre les cordes d'un instrument à vent
Le grain se moud à la noria
Quelques pavés
L'arc ouvert d'une paupière
Oeil-de-boeuf
La mansarde borde la bergerie
Un remuement d'herbe bêle en troupeau
Les branches étreignent les fûts
Ramures en boas à plumes
Araire labour ventre en sillon
Tous les oiseaux blancs sortent de la mer
Des pêcheurs à la barre je le jure
Retournés par la lame d'ongles plantés jusqu'aux lunules

Promis juré
Je m'en torche d'un flambeau résineux
Ô centre de la Terre
Dans la caverne originelle
Lucide en plein coeur du rêve abouti
Plus trempé que l'âge de feu
La menace en main contre la tyrannie
Notre vie n'ayant de prix que pour être vécue de face
Sans savon et raie cul rage de saveur
Aussi profond en taille des crêtes âge
Tête nue auvent de la liberté
Sans sombre héros
Mains tenant
L'amour
L'amour
L'amour !

Loisobleu
texte
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1 commentaire

brous carnassiére · le samedi 15 septembre 2012 à 22:59

c'est cher

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