BALARD
Certains s’empilent
D’autres s’effacent
Et chacun dans son coin
Sur le boulevard d’en face
De près ou de loin
Là devant nous, ou peut-être derrière
rejoue, sans cesse, mais de mille manières
Inlassablement la même pièce, la même farce,
Une mascarade pour cent faciès
Revers d’un rêve américain
en proie aux requins de surface
On s’esquive,
on s’évite
refusant le contact
Certains suivent,
sans mérite
ou par manque de tact
Combat d’éthique,
d’égocentriques
regards, rencontres
toutes fades ci-contre
Ou fatidiques
Et mon cœur sur le bitume
dégueule son trop plein d’amertume
La petite garce, des matins bleus
S’invite et puis s’immisce
dans mon cerveau en brumes
Sous cet abri d’hiver
en fer blanc, déglingué,
en attente d’un bus
En attente d’un rien,
En attente d’un rêve
Qui pourrait être sien
Et sur ce corps mouvant
Fardé et bien fringué
Se collent mes désirs
S’offrant aux quatre vents
une envie d’elle avant
l’Aube et son terminus
souffrant mille plaisirs
pour toi, pauvre Vénus
Sur fond d’extérieurs parisiens
Je l’aime en ce jour de grève
de tout mon être de vaurien.
D’autres s’effacent
Et chacun dans son coin
Sur le boulevard d’en face
De près ou de loin
Là devant nous, ou peut-être derrière
rejoue, sans cesse, mais de mille manières
Inlassablement la même pièce, la même farce,
Une mascarade pour cent faciès
Revers d’un rêve américain
en proie aux requins de surface
On s’esquive,
on s’évite
refusant le contact
Certains suivent,
sans mérite
ou par manque de tact
Combat d’éthique,
d’égocentriques
regards, rencontres
toutes fades ci-contre
Ou fatidiques
Et mon cœur sur le bitume
dégueule son trop plein d’amertume
La petite garce, des matins bleus
S’invite et puis s’immisce
dans mon cerveau en brumes
Sous cet abri d’hiver
en fer blanc, déglingué,
en attente d’un bus
En attente d’un rien,
En attente d’un rêve
Qui pourrait être sien
Et sur ce corps mouvant
Fardé et bien fringué
Se collent mes désirs
S’offrant aux quatre vents
une envie d’elle avant
l’Aube et son terminus
souffrant mille plaisirs
pour toi, pauvre Vénus
Sur fond d’extérieurs parisiens
Je l’aime en ce jour de grève
de tout mon être de vaurien.
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1 commentaire
alto · le lundi 7 juin 2010 à 10:03
De la haute texture,qui...."m'interloque" C'est hors mon jugement!Salut !
http://www.mespoemes.net/alto
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