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Grimoire

Flamenco

Le mardi 13 mai 2014 à 10:24, posté par richard · 270 lectures

Flamenco


Aux jardins des senteurs de fleurs et de légumes,
Lorsque l'heure est venue des baisers fugitifs,
S'exhale le parfum vigoureux des agrumes,
Au son d'une guitare aux échos sédatifs.


Même si les amours lentement se consument,
Je garde au fond de moi des souvenirs furtifs
De brûlantes soirées où les désirs s'allument
Dans les déhanchements et dans les chants lascifs.


Madones de Castille et de l'Andalousie,
Les flamencos flattaient l'harmonie de vos corps,
Au rythme évocateur et dans la frénésie;


Alors, en éveillant les chairs dans vos accords,
L'ivresse s'empara de moi quand vous dansâtes
Et quand vos talons noirs claquèrent sur les lattes.
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4 commentaires

domidom · le mercredi 14 mai 2014 à 17:22

Le flamenco, cette danse m'a toujours envoûté, la musique qui l'accompagne prend aux tripes...
Amicalement, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

micheline1940 · le dimanche 18 mai 2014 à 08:51

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http://www.mespoemes.net/micheline1940
Une très belle description de l'Espagne à travers ce Flamenco, où ne manquent pas même Les Vierges Castillanes et de l'Andalousie ! Belles évocations de parfums de sons et de la couleur rouge de la jalousie ! Compliments et amitiés sincères, Micheline.

marine · le dimanche 19 avril 2015 à 16:29

olé !

marina · le dimanche 19 avril 2015 à 16:30

Olé !


En 70, il faut toujours donner des repères même si le temps n’existe pas, en 70, Marie, dans le no man’s land entre ses deux maris marris, alla faire un tour en Espagne

Olé !

Elle prit le TER à la frontière, manucurée de frais, manteau de skunks tiré d’une salle des ventes et qui sentait encore la bête

Olé !

Incognito, Alicante, playa de Albufereta, sereno. Le paradis, l’évasion, Noël. Le deuxième jour, elle fut abordée par Pedro

Olé !

Il la pilota dans sa vieille skoda en chantant du flamenco à tu-me-tues-la-tête, c’était un peu duro parce qu’il toquait la guitarra en conduisant, mais bon, on ne vit que deux fois

Holà !

Il disait : » cielito, corazon, mi alma, ay » et elle, elle s’y croyait, ça fait du bien. La veille de Noël, il alla toucher sa paie en liquide et on claqua tout, restau, dancing, taconeos, Elche

Au lit ?

Il était si fier d’arborer sa française. Il la raccompagna au train avec toutes les démonstrations de l’amour eterno. Plus jamais signe de vie.

Allô ?

Elle s’en fout, c’était bien, elle ne s’attachera plus jamais, jamais, ah ça non.

Alors …

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