RIDES
RIDES
Rides de sable blond quand la mer se retire,
Rides dans la marée descendante au jusant,
Rides sur les flots bleus dans le léger sourire
De la vague irisée au souffle de l’autan.
Ride des profondeurs que la lave déchire
Dans les fonds abyssaux de l’immense océan,
Rides dans le désert où toute plante expire
Dans la chaleur, dans le silence et le néant.
Rides aussi, déjà renvoyées par ta glace,
Indélébiles, qui marquent d’un long sillon
Ton visage où le fard estompe une grimace,
Alors que les vieux jours frappent au portillon …
Et si l'amour, encore, est notre subsistance,
Si la nappe est plissée, quelle en est l'importance?
Rides de sable blond quand la mer se retire,
Rides dans la marée descendante au jusant,
Rides sur les flots bleus dans le léger sourire
De la vague irisée au souffle de l’autan.
Ride des profondeurs que la lave déchire
Dans les fonds abyssaux de l’immense océan,
Rides dans le désert où toute plante expire
Dans la chaleur, dans le silence et le néant.
Rides aussi, déjà renvoyées par ta glace,
Indélébiles, qui marquent d’un long sillon
Ton visage où le fard estompe une grimace,
Alors que les vieux jours frappent au portillon …
Et si l'amour, encore, est notre subsistance,
Si la nappe est plissée, quelle en est l'importance?
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6 commentaires
Guy · le samedi 1 novembre 2014 à 07:45
Une belle déclinaison sur ce thème a-ride.
Amitiés
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 1 novembre 2014 à 18:09
Je reste sur cette facette "ridée" au ton assurément pétri de romantisme, marquant de façon poétique la fuite du temps, la fuite du vent. La fatigue de notre vieille planète aussi. Mais poétiquement aussi, un lac ou une mer tranquille peut se rider lorsque souffle les alizés, doucement, légèrement, comme une caresse. Rides de joie ou de tendresse aussi. Rides d'un sourire qui contemple l'Eternité qui vient de passer. Merci pour ce bel écrit Richard. Amitiés. Philip.
louis · le dimanche 2 novembre 2014 à 15:05
Après réflexion, j'ai moi-même remarqué l'audace des deux derniers vers. Tu l'as compris, j'ai voulu exprimer de façon un peu trop abrupte, le fait que l'âge n'altère pas ou s'efforce de ne pas altérer les liens du couple quelle que soit leur nature.
Je vais essayer d'exprimer cette idée différemment, si j'en trouve le temps. (Je m'absente une douzaine de jours).
Amitiés et à bientôt. Richard.
louis · le dimanche 2 novembre 2014 à 16:52
A bientôt. Richard.
Micheline 1940 · le lundi 3 novembre 2014 à 05:26
Ce merveilleux poème qui nous frôle en caresse, et finit tout bonnement par nous pincer le coeur ! Un bien joli moment !
Amical souvenir,
Micheline.
Domindom · le mardi 4 novembre 2014 à 17:05
Un poème qui j'en suis persuadée ne ne prendra pas une ride...
Amitiés, Domie...
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