BOUDOIR
Boudoir
La chambre était tendue d’un satin mordoré,
La vue s’alanguissait sur des décors champêtres
Et les rideaux tombaient amplement des fenêtres
Qui filtraient les lueurs d’un jour décoloré.
Au mur étaient pendus dans leur cadre doré
Des dessins de Moreau et des tableaux de maîtres,
Des toiles fatiguées et des portraits d’ancêtres
Aux sourires figés sur un siècle ignoré.
Toi, tu me défiais d’un œil noir et moqueur,
Dans de profonds divans, savamment installée,
Face à ce guéridon porteur d’une azalée.
Ton geste lent, soudain, se fit provocateur,
Quand tu fis tournoyer, sur ton pied blanc, ta mule,
Déployant tes jupons de soie rose et de tulle.
La chambre était tendue d’un satin mordoré,
La vue s’alanguissait sur des décors champêtres
Et les rideaux tombaient amplement des fenêtres
Qui filtraient les lueurs d’un jour décoloré.
Au mur étaient pendus dans leur cadre doré
Des dessins de Moreau et des tableaux de maîtres,
Des toiles fatiguées et des portraits d’ancêtres
Aux sourires figés sur un siècle ignoré.
Toi, tu me défiais d’un œil noir et moqueur,
Dans de profonds divans, savamment installée,
Face à ce guéridon porteur d’une azalée.
Ton geste lent, soudain, se fit provocateur,
Quand tu fis tournoyer, sur ton pied blanc, ta mule,
Déployant tes jupons de soie rose et de tulle.
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7 commentaires
Micheline 1940 · le lundi 22 décembre 2014 à 03:47
Votre poème tendre parle d'un doux passé, où les regrets s'infiltrent sous les rideaux croisés. J'en aime tous ses Vers, bien joliment tournés, et la belle atmosphère entre présent passé ...
Tous mes meilleurs Voeux et sincères souhaits pour Noël qui arrive et cette Nouvelle Année 2015 qui, je l' espère, vous sera heureuse.
Amicalement, Micheline.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 22 décembre 2014 à 08:54
Filtrent alors les lueurs d'une lumière dont seul le coeur s'éblouit/
L'espace du boudoir devient alors la trame/
D'une insaisissable valse qui étourdit/
Tandis que les murs pâles/
Reflètent un instant, les accords majeurs/
D'un long voyage sans escales/
Et que soudain je sentais ta chaleur !"
Voilà mon cher Richard, pour te dire que j'ai adoré ton poème, non pas une suite, mais un impromptu improvisé. Passe de bonne fêtes ami poète. Bien à toi. Amitiés. Philip.
Guy · le lundi 22 décembre 2014 à 09:56
Amitiés
louis · le lundi 22 décembre 2014 à 10:27
Dans le prolongement des justes paroles de Philip, j'ajouterais qu'il est important de se ménager des lueurs dans le "vestibule fatigué de l'âme".
Un philosophe de ma région nous livre cette réflexion d'une grande profondeur:
" Le temps nous renouvelle bien plus qu'il ne nous vieillit."
Amitiés et joyeuses fêtes à tous. Richard.
rivaudais · le lundi 22 décembre 2014 à 13:03
louis · le lundi 22 décembre 2014 à 21:31
J'essaie de rester lucide en t'adressant mes meilleurs vœux.
Au plaisir de te lire encore longtemps !
Amitiés. Richard.
Lucille · le lundi 22 décembre 2014 à 23:02
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