Les grappes mûres
Souvent, il me souvient de ces soirées d’automne
Où je m’assoupissais au creux de tes seins blancs ;
Le soleil, sur les murs, jetait son reflet jaune
Et tes chairs emplissaient du parfum des enfants
L’alcôve où tu trônais dans des airs de madone.
La porte était ouverte encore à tous les vents
Et du jardin montait l’odeur de la bignone,
La chanson du pinson et des engoulevents.
Je regrette ces temps heureux des grappes mûres,
Aux rires accrochés jusque dans tes cheveux,
Lorsque effeuillant des fleurs et échangeant des vœux,
Mon regard, dans un rêve, épousait tes courbures ;
Longtemps nous avons cru arrêter les saisons
Qui fleuraient le vin neuf et ses exhalaisons.
1986
Où je m’assoupissais au creux de tes seins blancs ;
Le soleil, sur les murs, jetait son reflet jaune
Et tes chairs emplissaient du parfum des enfants
L’alcôve où tu trônais dans des airs de madone.
La porte était ouverte encore à tous les vents
Et du jardin montait l’odeur de la bignone,
La chanson du pinson et des engoulevents.
Je regrette ces temps heureux des grappes mûres,
Aux rires accrochés jusque dans tes cheveux,
Lorsque effeuillant des fleurs et échangeant des vœux,
Mon regard, dans un rêve, épousait tes courbures ;
Longtemps nous avons cru arrêter les saisons
Qui fleuraient le vin neuf et ses exhalaisons.
1986
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4 commentaires
salus · le dimanche 25 janvier 2015 à 14:57
Dans tant de mots si doux
Piquent, comme le houx,
Et ces temps que tu mures...
domidom · le dimanche 25 janvier 2015 à 15:08
Si les regrets ne servent à rien, ils illustrent pourtant de doux et merveilleux souvenirs...
Amitiés, Domie...
louis · le dimanche 25 janvier 2015 à 21:44
(Verlaine, Nevermore)
Guy · le lundi 26 janvier 2015 à 09:27
Au coeur de vers
Fait surnager
Fors le dévers
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