Le Refuge
L’hiver, l’hiver sinistre et son lot de douleurs,
De plaies et de chagrins, rassemblant ses cohortes,
Monte, bardé de haine, à l’assaut de nos cœurs.
Mais toi, frêle beauté dont les airs réconfortent,
Tu sais l’art de chasser les instincts ravageurs
Et sournois qui, la nuit, s’acharnent à nos portes
Et prendre dans tes mains, mes mains mouillées de pleurs,
Quand, dans la cour, le vent balaie les feuilles mortes.
Car, devant l’âtre où danse une flamme fragile,
Je viens pour oublier auprès de tes parfums,
Les souvenirs anciens et les amours défunts,
O toi, dont la voix douce et le regard tranquille,
Près du refuge heureux de ton grand feu de bois,
M’apprennent la tendresse et me dictent ses lois.
( 1981
De plaies et de chagrins, rassemblant ses cohortes,
Monte, bardé de haine, à l’assaut de nos cœurs.
Mais toi, frêle beauté dont les airs réconfortent,
Tu sais l’art de chasser les instincts ravageurs
Et sournois qui, la nuit, s’acharnent à nos portes
Et prendre dans tes mains, mes mains mouillées de pleurs,
Quand, dans la cour, le vent balaie les feuilles mortes.
Car, devant l’âtre où danse une flamme fragile,
Je viens pour oublier auprès de tes parfums,
Les souvenirs anciens et les amours défunts,
O toi, dont la voix douce et le regard tranquille,
Près du refuge heureux de ton grand feu de bois,
M’apprennent la tendresse et me dictent ses lois.
( 1981
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7 commentaires
domidom · le vendredi 6 février 2015 à 21:30
Ce fut un plaisir de te lire...
Amitiés, Domie...
Micheline 1940 · le dimanche 8 février 2015 à 03:40
Un immense merci, Richard, pour cette belle émotion.
Amicalement,
Micheline.
louis · le jeudi 19 février 2015 à 08:11
A bientôt. Richard.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 22 février 2015 à 08:49
A l'orée du Printemps (et en ce dimanche matin, miracle, un ciel bleu et du soleil se pavane sur Paris), me voici seulement en train de lire ton poème hivernal et frissonnant. Mais ce n'est que l'habillage usuel de la saison. Valses des pleurs, comme pleurent les pluies glacées, prétextes (!!!) saisonniers qui donnent du vague à l'âme et ravivent les souvenirs anciens, font défiler les visages disparus. Et puis....voici le dernier quatrain, tout empli de douceur ! Oui, un poème vraiment chargé d'émotion. Amitiés Richard, et bon dimanche. Bien à toi. Philip.
Lucille · le jeudi 2 avril 2015 à 21:55
louis · le vendredi 3 avril 2015 à 16:22
Amitiés.
Lucille · le samedi 4 avril 2015 à 02:39
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