Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

Grimoire

Le Refuge

Le vendredi 6 février 2015 à 14:45, posté par richard · 334 lectures

L’hiver, l’hiver sinistre et son lot de douleurs,
De plaies et de chagrins, rassemblant ses cohortes,
Monte, bardé de haine, à l’assaut de nos cœurs.
Mais toi, frêle beauté dont les airs réconfortent,

Tu sais l’art de chasser les instincts ravageurs
Et sournois qui, la nuit, s’acharnent à nos portes
Et prendre dans tes mains, mes mains mouillées de pleurs,
Quand, dans la cour, le vent balaie les feuilles mortes.

Car, devant l’âtre où danse une flamme fragile,
Je viens pour oublier auprès de tes parfums,
Les souvenirs anciens et les amours défunts,

O toi, dont la voix douce et le regard tranquille,
Près du refuge heureux de ton grand feu de bois,
M’apprennent la tendresse et me dictent ses lois.


( 1981
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

7 commentaires

domidom · le vendredi 6 février 2015 à 21:30

J'ai adoré le premier tercet de ce merveilleux sonnet...
Ce fut un plaisir de te lire...
Amitiés, Domie...

Micheline 1940 · le dimanche 8 février 2015 à 03:40

Un merveilleux poème qui a su faire vibrer mon coeur !
Un immense merci, Richard, pour cette belle émotion.
Amicalement,
Micheline.

louis · le jeudi 19 février 2015 à 08:11

Merci pour votre visite. Quelques jours d'absence m'avaient éloigné de mes commentaires.
A bientôt. Richard.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 22 février 2015 à 08:49

Cher Richard,
A l'orée du Printemps (et en ce dimanche matin, miracle, un ciel bleu et du soleil se pavane sur Paris), me voici seulement en train de lire ton poème hivernal et frissonnant. Mais ce n'est que l'habillage usuel de la saison. Valses des pleurs, comme pleurent les pluies glacées, prétextes (!!!) saisonniers qui donnent du vague à l'âme et ravivent les souvenirs anciens, font défiler les visages disparus. Et puis....voici le dernier quatrain, tout empli de douceur ! Oui, un poème vraiment chargé d'émotion. Amitiés Richard, et bon dimanche. Bien à toi. Philip.

Lucille · le jeudi 2 avril 2015 à 21:55

J'ai lu à rebours tes poèmes jusqu'à celui-ci, tous meilleurs et plus beaux les uns que les autres... En lisant les premiers mots de celui-ci, je me demande si la longueur de nos hivers québécois les rendent plus sinistres et si le lot de nos douleurs en est augmenté pour cette raison...

louis · le vendredi 3 avril 2015 à 16:22

Merci Lucille, même s'il y a du bon et du moins bon dans mes bafouilles.
Amitiés.

Lucille · le samedi 4 avril 2015 à 02:39

Sans doute, mais nous sommes souvent mauvais juges de nos écrits... Et de l'impression qu'ils font sur les autres...!

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.