LE POETE AU DESERT
Quand l’âme est racornie comme un cuir au soleil,
C’est l’heure fatidique où s'abolit la route
Du chemin défoncé quand s'installe le doute,
Abandonnant l’espoir aux tracas du sommeil.
Tel Tantale aux Enfers qu’un gosier rauque et sec
Etreignit aux frémissements de l’agonie,
Le Poète tremblant au vent de l’atonie,
Voit se briser son dos aux poids lourds de l’échec.
Un mirage imprécis danse sur ses déserts,
Lorsque se noient les mots au fleuve endoréique,
Et que ses pas perdus dans un sol arénique,
Entraînent ses pensées stériles dans des ergs.
Longtemps, ayant rampé dans les traces d’Isis,
Son regard trouble vit, du haut de la barkhane,
Ce puits d’eau claire. Alors, en oubliant sa canne,
L’illusion cédait sa place à l’oasis.
Tout en se faufilant parmi les animaux,
Le Poète songeait à la Samaritaine,
Jean nous ayant conté que l’eau de la fontaine,
Guérissait à jamais les chagrins et les maux.
.
C’est l’heure fatidique où s'abolit la route
Du chemin défoncé quand s'installe le doute,
Abandonnant l’espoir aux tracas du sommeil.
Tel Tantale aux Enfers qu’un gosier rauque et sec
Etreignit aux frémissements de l’agonie,
Le Poète tremblant au vent de l’atonie,
Voit se briser son dos aux poids lourds de l’échec.
Un mirage imprécis danse sur ses déserts,
Lorsque se noient les mots au fleuve endoréique,
Et que ses pas perdus dans un sol arénique,
Entraînent ses pensées stériles dans des ergs.
Longtemps, ayant rampé dans les traces d’Isis,
Son regard trouble vit, du haut de la barkhane,
Ce puits d’eau claire. Alors, en oubliant sa canne,
L’illusion cédait sa place à l’oasis.
Tout en se faufilant parmi les animaux,
Le Poète songeait à la Samaritaine,
Jean nous ayant conté que l’eau de la fontaine,
Guérissait à jamais les chagrins et les maux.
.
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11 commentaires
Salus · le samedi 4 avril 2015 à 23:42
Le véniel poisson des airs,
Mais dans l'erg est, plein de sable,
La sagesse inconnaissable...
Marie-Claude ( scarlatine) · le dimanche 5 avril 2015 à 19:19
on ne reçoit pas trop de palmes en poésie et si l'on y erre c'est sans drome adhère
sourire amitié
très belle soirée
domidom · le dimanche 5 avril 2015 à 22:03
Ceci-dit, j'ai aimé te lire....
A bientôt, Domino/pour Domie...
louis · le dimanche 5 avril 2015 à 22:40
Merci en tous cas pour la visite.
louis · le mardi 7 avril 2015 à 09:29
Merci à toutes et à tous.
marine · le dimanche 19 avril 2015 à 15:33
le mieux est l'ennemi du bien
marine · le dimanche 19 avril 2015 à 15:34
Femme avec désert
Une femme sur un banc avec une robe plissée
Le chemin salé d’une larme sur la joue
Le coeur dans un désordre de chambre d’enfant
S’éteint comme une lampe sans huile
Femme veilleuse assise en chat
Sur un banc de mots de feuillage
Et qui attend
Une bouteille d’encre au fond de l’âme
Déchirante de vie
Dans la forêt du monde
Je m’arrêterai de mourir
Lorsque je vous verrai
Que vous me parlerez
Sur le quai
Vous me reconnaîtrez
J’aurai le cœur dans les mains jointes
Geste pauvre de tous les jours
Je roulerai mon cœur en boule
Et je plierai mes cris
Et les flocons de mon sourire
Iront mourir
Dans la fosse aux mille soleils.
louis · le lundi 20 avril 2015 à 14:25
Quel feu d'artifice d'images et de métaphores ! Je ne peux qu'adorer !
( Pour info, si tu cliques sur "Mes Poèmes, tu devrais en principe les trouver tous )
A bientôt et amitiés.
marine · le lundi 20 avril 2015 à 20:28
j'ai du mal à retrouver les endroits où je t'ai lu
marine · le lundi 20 avril 2015 à 20:33
marine · le dimanche 10 mai 2015 à 15:29
pardon
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