L'OMBRE DES GRANDS CYPRES
L’ombre des grands cyprès tourne dans le silence
Des heures abreuvées de larmes. Toute en pleurs,
Une femme tremblante arrange quelques fleurs :
Un cautère appliqué sur sa blessure immense.
Près de là, cette pierre antique en déshérence
S’effrite sous la mousse, oubliée des douleurs
Des justes et de ceux qui ne sont pas des leurs,
Sous la stèle souvent gravée d’indifférence.
Jadis, tu n’avais pas de cendre en tes baisers
Dans les matins feutrés de nos sens apaisés.
Je ne récitais pas une même prière
Que celle marmonnée dans les brumes du soir,
Aux jardins éternels sous la pâle lumière
De l’astre déclinant lorsque monte l’espoir.
Des heures abreuvées de larmes. Toute en pleurs,
Une femme tremblante arrange quelques fleurs :
Un cautère appliqué sur sa blessure immense.
Près de là, cette pierre antique en déshérence
S’effrite sous la mousse, oubliée des douleurs
Des justes et de ceux qui ne sont pas des leurs,
Sous la stèle souvent gravée d’indifférence.
Jadis, tu n’avais pas de cendre en tes baisers
Dans les matins feutrés de nos sens apaisés.
Je ne récitais pas une même prière
Que celle marmonnée dans les brumes du soir,
Aux jardins éternels sous la pâle lumière
De l’astre déclinant lorsque monte l’espoir.
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4 commentaires
marine · le samedi 31 octobre 2015 à 10:50
louis · le samedi 31 octobre 2015 à 14:36
Mais je t'offre ces vers comme un fruit de saison;
C'est un hymne à la vie que voile l'oraison.
Amitiés.
domidom · le dimanche 1 novembre 2015 à 21:16
Il n'y manque que les chrysanthèmes...
C'est vraiment un poème de Toussaint..
Au plaisir de te lire....
Domie...
louis · le lundi 2 novembre 2015 à 07:38
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs ..."
( Baudelaire )
Amitiés à mes commentatrices.
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