Le Peintre égaré
Tel un peintre égaré dans l’atelier lugubre,
Je recherche, ahuri, les teintes de l’azur
Qui scelle l’horizon de ma vie comme un mur,
Où l’espace est empli d’une odeur insalubre.
Sous l'astre du printemps, je bronze et je m'étale
Mais, à ces rayons neufs, mon cœur reste étranger,
Faisant le choix de l’ombre et flairant le danger
D’un implacable jour à l’heure zénithale.
Mes yeux ont vu ce que mon âme n’a su prendre,
Ma bouche a dit des mots que nul ne peut comprendre,
Tes baisers ont perdu leurs savantes saveurs
Et tes yeux, sous la lune, ont éteint leur mystère.
Car il est oublieux des plus vives couleurs,
L’artiste qui veut peindre un portrait délétère.
Je recherche, ahuri, les teintes de l’azur
Qui scelle l’horizon de ma vie comme un mur,
Où l’espace est empli d’une odeur insalubre.
Sous l'astre du printemps, je bronze et je m'étale
Mais, à ces rayons neufs, mon cœur reste étranger,
Faisant le choix de l’ombre et flairant le danger
D’un implacable jour à l’heure zénithale.
Mes yeux ont vu ce que mon âme n’a su prendre,
Ma bouche a dit des mots que nul ne peut comprendre,
Tes baisers ont perdu leurs savantes saveurs
Et tes yeux, sous la lune, ont éteint leur mystère.
Car il est oublieux des plus vives couleurs,
L’artiste qui veut peindre un portrait délétère.
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5 commentaires
domidom · le mardi 29 mars 2016 à 23:38
Un merveilleux sonnet...
Amitiés, Domie.
louis · le mercredi 30 mars 2016 à 19:15
Ce sonnet ne veut pas dire grand chose, mais c'est pour cela aussi que son sens est à l'appréciation de celui qui le découvre.
Amitiés. Richard.
Loïc · le dimanche 3 avril 2016 à 22:31
Encore une fois bravo.
http://www.mespoemes.net/cellox
Micheline 1940 · le lundi 4 avril 2016 à 07:00
Vous êtes toujours le peintre qui, sans désemparer, recherche la palette de la jeunesse dans les yeux d'un amour resté vif dans le coeur. Mais les années passées ont terni tant l'éclat que la vie de l'amour qui vous accompagne. Mais le souvenir n'en est-il pas une très belle et admirable chose ? Pour ma part, que ne donnerai-je pour simplement effleurer de mes doigts la main de mon amour ! J'ai beaucoup aimé votre émouvant poème !
Bien amicalement,
Micheline.
louis · le jeudi 7 avril 2016 à 21:03
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