La Grenade
Dans les allées de la forteresse Omeyade,
C’était l’heure bénie du langage des fleurs,
Parlant tout bas avec les fontaines en pleurs,
Pour les amants heureux blottis sous une arcade.
Des baisers langoureux étaient en escapade
Sous l’emprise éthérée des parfums enjôleurs ;
Dans le lointain, des mélodies d’oiseaux siffleurs,
Tendaient aux amoureux, dans l’ombre, une embuscade.
Lui, le désenchanté, seul comme à l’ordinaire,
Promenait sa tristesse aux chemins étrangers,
Bordés de balaustiers, de pins et d’orangers.
Et là, mélancolique au pied d’un luminaire,
Sa main ouvrant un fruit rouge s'égratigna.
C’était une grenade. Alors, son cœur saigna.
C’était l’heure bénie du langage des fleurs,
Parlant tout bas avec les fontaines en pleurs,
Pour les amants heureux blottis sous une arcade.
Des baisers langoureux étaient en escapade
Sous l’emprise éthérée des parfums enjôleurs ;
Dans le lointain, des mélodies d’oiseaux siffleurs,
Tendaient aux amoureux, dans l’ombre, une embuscade.
Lui, le désenchanté, seul comme à l’ordinaire,
Promenait sa tristesse aux chemins étrangers,
Bordés de balaustiers, de pins et d’orangers.
Et là, mélancolique au pied d’un luminaire,
Sa main ouvrant un fruit rouge s'égratigna.
C’était une grenade. Alors, son cœur saigna.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
2 commentaires
Micheline 1940 · le mardi 23 mai 2017 à 07:51
Cette grenade garde l'amas de rubis que votre cœur conserve pour Lui offrir un jour !
Un magnifique poème d'amour !
Bien amicalement,
Micheline.
louis · le mercredi 12 juillet 2017 à 22:41
Amitiés.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.