Destination
Un nuage charrie des souvenirs défunts.
Son ombre roule un long baiser sur les collines.
L’automne est aux aguets révélant des parfums
D’esquif en cale sèche et de vieilles résines.
Mon cœur ne connaît pas la rumeur portuaire
Et l’aube peine à se libérer de la nuit.
L’attente englue mes pas dans l’argile et la terre ;
L’huile lente du temps s’écoule sur l’ennui.
L’impatience croît sur le quai. Le brouillard
Ravive les douleurs et le fardeau des tares,
Car le navire dort sanglé de ses amarres
Et nul n’a jamais vu flotter son étendard.
C’est qu’on espère au port la fin de la tempête,
Pour traverser la mer et pour faire la fête.
Son ombre roule un long baiser sur les collines.
L’automne est aux aguets révélant des parfums
D’esquif en cale sèche et de vieilles résines.
Mon cœur ne connaît pas la rumeur portuaire
Et l’aube peine à se libérer de la nuit.
L’attente englue mes pas dans l’argile et la terre ;
L’huile lente du temps s’écoule sur l’ennui.
L’impatience croît sur le quai. Le brouillard
Ravive les douleurs et le fardeau des tares,
Car le navire dort sanglé de ses amarres
Et nul n’a jamais vu flotter son étendard.
C’est qu’on espère au port la fin de la tempête,
Pour traverser la mer et pour faire la fête.
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2 commentaires
micheline1940 · le samedi 15 décembre 2018 à 19:08
Je ne sais comment j'ai pu manquer ce superbe poème, qui traine la mélancolie, de celle qui ne rend pas tout à fait malheureux, mais qui vous serre l'âme de par sa très grande beauté, et vous conduit à la profonde réflexion...
Je suis tellement heureuse de lire vos magnifiques textes, qu'il me faut vivement vous remercier du plaisir que vous m'offrez !
Amitié poétique,
Micheline.
louis · le vendredi 21 décembre 2018 à 11:37
Avec toutes mes amitiés.
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