AUBE
Englué dans l'ennui comme dans une boue,
Le bétail des humains essuyant sa sueur,
S' éveillait dans le froid dès la moindre lueur
Quand, de la rue, montait un grincement de roue :
Des boeufs crasseux tiraient un char dans la gadoue
Et des volets claquaient à l'heure du labeur ;
La nuit , fille du temps, retenait sa lenteur,
Le vent hurlait comme un condamné qu'on encloue.
Mais parfois à l'instar d'une étoffe qu'on froisse,
Un ciel de fer s'ouvrait libérant son angoisse
Sur la Terre irisée de reflets chancelants ;
Des flaques d'aube bleue, ainsi qu'en eau profonde,
Laissaient alors rêver aux lumières du Monde
Dans des trouées d'azur avec les goélands.
Le bétail des humains essuyant sa sueur,
S' éveillait dans le froid dès la moindre lueur
Quand, de la rue, montait un grincement de roue :
Des boeufs crasseux tiraient un char dans la gadoue
Et des volets claquaient à l'heure du labeur ;
La nuit , fille du temps, retenait sa lenteur,
Le vent hurlait comme un condamné qu'on encloue.
Mais parfois à l'instar d'une étoffe qu'on froisse,
Un ciel de fer s'ouvrait libérant son angoisse
Sur la Terre irisée de reflets chancelants ;
Des flaques d'aube bleue, ainsi qu'en eau profonde,
Laissaient alors rêver aux lumières du Monde
Dans des trouées d'azur avec les goélands.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
2 commentaires
belespoirs · le dimanche 5 avril 2026 à 08:18
Magnifique ! les images surgissent en lisant ces lignes comme un tableau
louis · le lundi 4 mai 2026 à 18:26
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.