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Délires en Poésie

La rencontre

Le samedi 31 janvier 2004 à 12:35, posté par Tripplex · 971 lectures

Il faisait beau, le soleil brillait de toute ses forces comme s’il craignait que la terre ne s’obscurcisse. Il voulait éclairer deux petites âmes égarées qui bientôt allaient se rencontrer.
Sur un banc elle était assise, un livre à la main, des mèches rebelles sur le visage. Lui, semblait attendre, debout devant un arbre. L’air agacé, il regardait souvent sa montre. Elle levait souvent la tête, mais ne pouvait distinguer les traits de son visage, et lui, ne voyait que deux yeux noirs scintiller sous des mèches folles.
Le soleil brilla plus fort encore, afin que la chaleur et la fatigue rapproche ces deux enfants du destin. Il s’approcha du banc, une heure debout à attendre, il n’en pouvait plus. Il s’assit devant l’inconnue qui lisait, lui avec son halène sèche et sa montre qu’il guettait sans cesse.
Il avait ce genre de soif qu’on ne cache pas, et cette fatigue qui exaspère. «Ha il ne viendra pas» chuchota il d’un air désespéré, exténué, il ne trouvait pas la force de se lever.
L’inconnue referma son livre, près d’elle un sac, elle sortit une petite bouteille d’eau, elle releva ses mèches. IL se retourna, et vit enfin son visage. Pour lui ce fut comme l’éclat d’une rose rouge (amour passion), elle avait cet air de femme enfant qui dit «choyez moi». Le soleil semblait sur elle révéler une grâce divine. Tan disque que la belle buvait, il détailla tout d’elle. Ses ongles longs, ses mains fines qui portaient des bracelets d’or et d’argent, elle portait une robe blanche ornée de violettes (amour caché). Il la regardait comme un enfant curieux, rêvassant devant cette aphrodite.
Une voix le ramena à la réalité, il lui sembla que ses lèvres bougeaient, oui elles bougeaient, elle lui parlait «vous en voulez ?», elle lui tendit une autre bouteille qu’elle avait sortie de son sac, «vous devez avoir soif sous cette chaleur», «merci», il accepta avec joie, il disait merci à elle, mais aussi au soleil qui les avait rapproché. IL lui demanda son nom «Iris» dit elle, «et moi c’est Archie» et il la compara à un lys (pureté, majesté) et elle à un tournesol (virilité), ils parlèrent de tout, de leurs vies, leurs goûts, et le soleil s’adoucit un instant pour laisser le temps à ces enfants de se connaître. Autour d’eux, muguets et Asters (joie) embaumaient l’atmosphère. …..
Ils avaient décidé de se revoir le lendemain, dans un café non loin de chez lui, il aurait voulu lui offrir de belles tulipes (déclaration d’amour) mais de peur de gâcher cet instant si fragile il lui acheta des lilas (amitié) et un jour peut être il lui offrirait plus que des fleurs.
Il a attendu deux, puis trois, puis quatre heures devant le café. Elle n’est jamais venue. Il avait les larmes aux yeux, jamais il ne rencontrerait pareille déesse. IL se rappelait de sa voix, de son sourire, il décida de rentrer chez lui, à la poubelle les lilas et jamais plus il ne reverrait la belle Iris.
Ce fut une rencontre bénit des dieux, la nature lui avait offert ce bel instant et lui avait repris ses illusions…..tandis qu’il rentrait chez lui, non loin de là, des gens criaient, une voiture baignait d’un sang encore pur, le soleil pleurait mille rayons sur le corps étendu d’une charmante jeune fille écrasée sur la route du destin.

1 commentaire

cynthia · le samedi 31 janvier 2004 à 22:29

tu n'as pas finie de nous épater louiss (non mais serieux on doit bien analyer ton cas,ca doit être un don ca, ne le perd pas )

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