La Naissance
Sueur sur le front
Cela va faire bientôt trois heures
Qu’elle crie, qu’elle a peur
Mais elle sait son bonheur
Bientôt l’enfant tant attendu
De ses entrailles, encore nu
Viendra flirter avec les rayons
Du soleil brillant
De toute ses forces
Elle se bat pour qu’il arrive
Elle sent qu’il est presque là
Mais ne l’entend pas
Ça viendra, elle le croit
Sueur sur le front
Cela va faire bientôt quatre heures
Qu’elle crie, qu’elle a peur
Sur son parterre un peu froid
Dans cette maison obscure
Où elle a trouvé refuge
Loin de ses pères et ses juges
Pour vivre un jour un incertain futur
De toute ses forces
Elle se bat pour qu’il arrive
Elle sent qu’il est presque là
Mais ne l’entend pas
Ça viendra, elle le croit
Soudain elle le sent enfin
Elle se sent vide de lui
Avec la douleur pour campagne
Elle l’enroule d’un pagne
Et dit merci à la vie
Mais elle ne l’entend pas
Elle le secoue, elle a froid
Sur son parterre un peu gris
De toutes ses forces
Elle se bat pour qu’il vive
Elle sent qu’elle le perdra
Mais n’abandonne pas
Sueur sur le front
Cela va faire bientôt deux heures
Que son corps est inanimé
Qu’en le serrant elle crie et pleure
Sur son parterre de malheur
Elle ne verra jamais de fleurs
Elle n’aura été une mère
Que le temps d’une souffrance amère
Cela va faire bientôt trois heures
Qu’elle crie, qu’elle a peur
Mais elle sait son bonheur
Bientôt l’enfant tant attendu
De ses entrailles, encore nu
Viendra flirter avec les rayons
Du soleil brillant
De toute ses forces
Elle se bat pour qu’il arrive
Elle sent qu’il est presque là
Mais ne l’entend pas
Ça viendra, elle le croit
Sueur sur le front
Cela va faire bientôt quatre heures
Qu’elle crie, qu’elle a peur
Sur son parterre un peu froid
Dans cette maison obscure
Où elle a trouvé refuge
Loin de ses pères et ses juges
Pour vivre un jour un incertain futur
De toute ses forces
Elle se bat pour qu’il arrive
Elle sent qu’il est presque là
Mais ne l’entend pas
Ça viendra, elle le croit
Soudain elle le sent enfin
Elle se sent vide de lui
Avec la douleur pour campagne
Elle l’enroule d’un pagne
Et dit merci à la vie
Mais elle ne l’entend pas
Elle le secoue, elle a froid
Sur son parterre un peu gris
De toutes ses forces
Elle se bat pour qu’il vive
Elle sent qu’elle le perdra
Mais n’abandonne pas
Sueur sur le front
Cela va faire bientôt deux heures
Que son corps est inanimé
Qu’en le serrant elle crie et pleure
Sur son parterre de malheur
Elle ne verra jamais de fleurs
Elle n’aura été une mère
Que le temps d’une souffrance amère
5 commentaires
prince le moufky · le mercredi 26 juillet 2006 à 04:50
louiss · le mercredi 26 juillet 2006 à 11:07
moufki · le jeudi 27 juillet 2006 à 15:15
louiss · le vendredi 28 juillet 2006 à 09:08
lost01angel · le mardi 8 août 2006 à 00:26
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