L'au Revoir
Obscure demeure où son cœur pleure
Draps de soies versés sur son corps froid
Cachent des blessures, traces de cassures
Spectatrice de sa chair qui ne bouge pas
Elle entend et attend que tout se fasse
Larmes sur des visages perlent déjà
Devant ses yeux fermés qui ne voient pas
Ils l’ont vêtue de ce blanc qu’elle hait déjà
Mains croisées sur un ventre qu’elle ne sent plus
Son corps semble absent au creux de ses bras
Dehors ça sent un peu le bonheur, il a plu
Mais il est figé, ce corps qui ne sent ni ne voit
Un homme penché sur elle se bat
Il est là et lui raconte tout bas
Comme dans leurs tendres soirées d’autre fois
Les gens, les couleurs, les odeurs
Pour ne pas la laisser partir dans la peur
On lui dit qu’il se fait du mal
Fixant sa belle dans sa noire pâleur
Il dit qu’elle est peut être encore là
Guettant l’instant, l’unique heure
Où les morts s’éveillent aux portes de l’au-delà
Elle voudrait lui dire au revoir
Lui qui pleure et ne la voit pas
Tenir sa main, le serrer dans ses bras
Il ignore encore que les morts ont cette chance
De dire au revoir avec l’âme, avec le cœur
Il ignore encore qu’elle est à ses côtés
Et non sous la soie, inerte, allongée
Draps de soies versés sur son corps froid
Cachent des blessures, traces de cassures
Spectatrice de sa chair qui ne bouge pas
Elle entend et attend que tout se fasse
Larmes sur des visages perlent déjà
Devant ses yeux fermés qui ne voient pas
Ils l’ont vêtue de ce blanc qu’elle hait déjà
Mains croisées sur un ventre qu’elle ne sent plus
Son corps semble absent au creux de ses bras
Dehors ça sent un peu le bonheur, il a plu
Mais il est figé, ce corps qui ne sent ni ne voit
Un homme penché sur elle se bat
Il est là et lui raconte tout bas
Comme dans leurs tendres soirées d’autre fois
Les gens, les couleurs, les odeurs
Pour ne pas la laisser partir dans la peur
On lui dit qu’il se fait du mal
Fixant sa belle dans sa noire pâleur
Il dit qu’elle est peut être encore là
Guettant l’instant, l’unique heure
Où les morts s’éveillent aux portes de l’au-delà
Elle voudrait lui dire au revoir
Lui qui pleure et ne la voit pas
Tenir sa main, le serrer dans ses bras
Il ignore encore que les morts ont cette chance
De dire au revoir avec l’âme, avec le cœur
Il ignore encore qu’elle est à ses côtés
Et non sous la soie, inerte, allongée
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