Pourquoi tous mes derniers poèmes ont ils disparus
Malheur ! Voilà que la technologie s’acharne sur moiElle efface mes dernières traces
Elle veut briser ma foi
Malheur ! À moi qui lui ai fait sa place
L’ai mis aux premières loges de mon cœur
Pour dire mes mots avec ardeur
Malheur ! elle se joue de Moi

Nouvelles de l'instant
Les arbres sont morts, demain est perdu
Je l’ai lu hier dans les journaux
Le ciel est trop fier pour pleurer,
il a vu S’éteindre la nature d’en haut
Il y aura encore des guerres
Des hommes brisés par des fers
Des histoires de pouvoir à la télé
Des politiciens lâches couronnés
Un nain de jardin dans tous les média
Un fumeur de cigares au paradis
Des têtes de Nazi sur les murs
Et en cadeau un obscure futur
On débattra encore du pouvoir d’achat
Et des possibilités perdues de rachat
De notre humanité en décadence
En pleine dérive et déchéance
On se mentira sur le Darfour
On oubliera les morts au Congo
On traitera de mitos les socialos
Les dictateurs seront honorés
Les opposants bâillonnés
Tout un programme à ne pas rater
L'enfant
Le vent balaie devant les portes
Avant que la nouvelle année ne sonne
Tout est calme et nul ne soupçonne
Le fracas qui traine les maux en escorte
V’là le pauvre enfant insouciant
Dans ce monde de mort-vivants
Il a la bave aux lèvres, la puanteur au cœur
Le sang qui glace, l’âme peinte de froideur
Il fixe le monde et loue sa beauté
S’extasie, s’étonne, se grandit
Il aime demain, déjà il le décrit
De son regard perdu sur les lignes de la vie
Il y voit des fleurs faire la révolution
Des gouttes d’eau perler à en perdre la raison
Du pain, du miel, des mets à profusion
Un parterre de roses pour orner sa maison
Il a la chair qui crie et le ventre malade
La poussière dans les yeux, douleurs en cascade
Dans son désert amoureux de tous les malheurs
Il est assit, broyant, vidant son cœur
Le vent balaie devant les portes
Avant que la nouvelle année ne sonne
Tout est calme et nul ne soupçonne
Le fracas qui traine les maux en escorte
Il fait froid
Il fait froid ces jours ci dans mon cœur
Comme une tempête de rancœur
Elle dévaste tout dans ma tête
C’est mon monde, ma planète
Qui crie à l’aide à toutes les portes
Il saigne mon bonheur chaque jour
Il se voudrait de joies et d’amours
Mais à chaque sourire, à chaque plaisir
S’accroche une peine, une larme, un soupire
Il fera froid toujours dans mon cœur
J’aurai des souvenirs de noirceur
Des pétales d’hier coincés sous mes doigts
Et mes envies perdues au loin de toi
C’est mon monde, ma planète
Qui crie à l’aide à toutes les portes
Il saigne mon bonheur à jamais
Il n’est que de moi, mi-mort, mi vrai
A chaque souffle, à chaque cri
Pendent des débris, étincelles de nos vies
Elle ne viendra plus
Il neige dehors, il pleure au dedans
Ses yeux cherchent une ombre
Des courbes, une odeur dans sa chambre
Il attend celle qui avant
Faisait pousser des fleurs
Dans son nid de chaleur
Il a les mains glacées
L’esprit décomposé
L’humeur perdue
Le sourire mordu
Elle ne viendra plus au petit matin
Lui conter ses envies de demain
Elle ne viendra plus les soirs
Lui chanter ses amours, ses histoires
Les mèches grisées, le corps gris
Ses mains cherchent une forme
Des courbes, une odeur dans sa chambre
Il attend celle qui avant
Faisait pousser des fleurs
Dans son nid de chaleur
Il a la peau froissée
L’âme déchirée
Le regard rompu
L’expression tordue
Elle ne viendra plus l’étouffer de câlins
Lui conter ses bouderies, ses chagrins
Elle ne viendra plus les soirs
Elle s’est trouvé une autre histoire
1 commentaire
Dago Laborel · le vendredi 28 décembre 2007 à 11:29
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