Le lion

Jamais il ne connaîtra la vie sauvage et la liberté
Les saisons sèches, il s'en fera juste une idée.
Désir utopique de grandeur sous un soleil de plomb
Farnienter, magistral, face à l'immensité fleurant bon,
Chasser buffles et antilopes, tout ceci ne sera qu'illusion :
Au fond d'une insalubre roulotte est né Seigneur lion.
De jour comme de nuit et par toute saison il est trimbalé
Brutalisé, affamé, encagé dans deux mètres-carrés
Rongé de vermine, pelé, déshérité de sa majesté
Exploité, réduit à s'exhiber devant un public exalté.
S'adapter à de telles conditions de captivité
Est pleinement inconcevable, mais telle est la réalité.
De ce fait, pointèrent des troubles altérant le comportement du félidé
Fort de son cynisme, l'indigne dresseur n'a rien constaté.
Après une nouvelle journée de brimades, au soir d'une énième représentation
Sous un chapiteau bondé d'une foule hurlant à l'unisson
Le fauve chargea son bourreau, le lacéra de jets de griffes profonds.
Un clown triste exécuta l'animal éperdu d'une balle cinglante au front
Poissant l'imposante crinière rousse du lion supplicié dans cette cruelle prison.
Jamais il ne connaîtra la vie sauvage et la liberté : mille pardons !
Les saisons sèches, il s'en fera juste une idée.
Désir utopique de grandeur sous un soleil de plomb
Farnienter, magistral, face à l'immensité fleurant bon,
Chasser buffles et antilopes, tout ceci ne sera qu'illusion :
Au fond d'une insalubre roulotte est né Seigneur lion.
De jour comme de nuit et par toute saison il est trimbalé
Brutalisé, affamé, encagé dans deux mètres-carrés
Rongé de vermine, pelé, déshérité de sa majesté
Exploité, réduit à s'exhiber devant un public exalté.
S'adapter à de telles conditions de captivité
Est pleinement inconcevable, mais telle est la réalité.
De ce fait, pointèrent des troubles altérant le comportement du félidé
Fort de son cynisme, l'indigne dresseur n'a rien constaté.
Après une nouvelle journée de brimades, au soir d'une énième représentation
Sous un chapiteau bondé d'une foule hurlant à l'unisson
Le fauve chargea son bourreau, le lacéra de jets de griffes profonds.
Un clown triste exécuta l'animal éperdu d'une balle cinglante au front
Poissant l'imposante crinière rousse du lion supplicié dans cette cruelle prison.
Jamais il ne connaîtra la vie sauvage et la liberté : mille pardons !
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
8 commentaires
mariepaule · le vendredi 9 mars 2018 à 14:45
Je ne sais pas si les animaux dans le cirques sont si mal traités, mais une chose est certaine ils vivent dans des conditions qui ne sont pas inscrit dans leur gènes..
Que faire pour que tout soit dans la logique des choses?
Un beau cri de colère (on peut comme ça) pour ces anmaux qui vivent sans vivre.
Beau week end
Marie
mariepaule · le vendredi 9 mars 2018 à 16:34
J'oublie des mots et fait des fautes
Pardon
Marie
josé · le vendredi 9 mars 2018 à 16:59
Amitiés
plumeflore · le samedi 10 mars 2018 à 00:01
bonne soirée!
Marc!
Rêveuse · le samedi 10 mars 2018 à 09:26
Il y a quelque chose de grandiose et de poignant dans tes vers, je suis sous le charme, pleine de compassion pour ce LION, (c'est mon thème astral) à la grandeur déchue!
merci à toi avec mes amitiés !
susan* Coquelicot * · le dimanche 11 mars 2018 à 10:27
Ta poésie ce matin, me touche énormément….
De nos jours, les animaux devraient être interdits dans les cirques, ils vivent dans des conditions inhumaines et nous le savons tous !
Ces animaux subissent de mauvais traitements, sous prétexte qu’ils doivent apprendre des scènes pour le plaisir de l’être humain …
Beaucoup de villes en France interdisent les cirques sur leur territoire …
Dans ces municipalités, les cirques sont les bienvenus si les animaux ne font parti du spectacle !
J’encourage toutes les villes à faire la même chose, c’est un arrêté officiel qui est soumis au conseil municipal puis signé par le préfet !!!
Je dénonce aussi les pratiques faites dans les structures aquatiques aux dauphins, otaries etc etc …
Merci Nadège pour ton excellent partage poétique.
Bon dimanche.Bises amicales. Susan
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
susan* Coquelicot * · le dimanche 11 mars 2018 à 10:29
Quand la France, prendra t-elle enfin cette décision ????
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 11 mars 2018 à 11:12
Me voici sur ton "Lion".
Mot évocateur pour moi, car c''est mon signe du zodiaque. J'ai toujours aimé les lions.
L'animal figurant sur la photo que tu as choisie, en noir et blanc, est plein de noblesse, mais....
....mais, ton poème en dresse un tout au tableau. Adieu, liberté et noblesse du grand fauve !
C'est une vie de prisonnier, loin des grads espaces de liberté, qui attend ici l'animal.
Alors, arrivé au dernier quatrain de l'animal, on pardonne son apparence férocité. Comme s'il y avait une morale.
J'ai particulièrement aimé l'idée d'avoir fait le choix d'un "clown triste" pour en faire - à regret pour le clown - celui qui sera contraint de priver le lion de cette vie, pourtant prisonnière. Un geste libérateur ?
Amitiés, Nadège. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.