2009
Dans le curve d'ombre des tes paumes d'attente
j'oublie mes grains
ces vies qui n'ont pas pu germer dans l'eau froide de mes pores
de mes rancunes
de mes tares
j'oublie le ressort de mes béquilles volé la nuit dernière à la gare
les ongles de ce vent d'avant hier qui lapidait mes tempes
le rugissement de cette barque qui fendait mes mers jusqu'aux os
le bréviaire de mes hallucinations
je délaisse sans heurts
à volonté
mes cotons noircis sous le regard ténébreux du gouffre
l'alléluia de ma langue trempée de fiel
les morceaux de tant de rêves éparpillés Ça et là sur mon oreiller
rouillés dans ma sueur nocturne
enclavés sous mon ombre prise aux bottes d'acier
ô
sur les hanches de tes jeunes heures
j'oublie tout
tout
même ces femmes qui pleurent encore sur ces tombes fraiches
juste pour faire de la place en moi
du vide complet
de manière à ce que toi
qui s'annonÇant vraie
oui
effective
sur les restants de boues de ridicules et de fumées de toutes sortes
tu trouves l'espace nécessaire
aux fins d'étaler tes jours tes semaines et tes mois
pour la gloire du nom de ton auteur
Frantz Le beau
j'oublie mes grains
ces vies qui n'ont pas pu germer dans l'eau froide de mes pores
de mes rancunes
de mes tares
j'oublie le ressort de mes béquilles volé la nuit dernière à la gare
les ongles de ce vent d'avant hier qui lapidait mes tempes
le rugissement de cette barque qui fendait mes mers jusqu'aux os
le bréviaire de mes hallucinations
je délaisse sans heurts
à volonté
mes cotons noircis sous le regard ténébreux du gouffre
l'alléluia de ma langue trempée de fiel
les morceaux de tant de rêves éparpillés Ça et là sur mon oreiller
rouillés dans ma sueur nocturne
enclavés sous mon ombre prise aux bottes d'acier
ô
sur les hanches de tes jeunes heures
j'oublie tout
tout
même ces femmes qui pleurent encore sur ces tombes fraiches
juste pour faire de la place en moi
du vide complet
de manière à ce que toi
qui s'annonÇant vraie
oui
effective
sur les restants de boues de ridicules et de fumées de toutes sortes
tu trouves l'espace nécessaire
aux fins d'étaler tes jours tes semaines et tes mois
pour la gloire du nom de ton auteur
Frantz Le beau
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2 commentaires
Dago Laborel · le lundi 5 janvier 2009 à 09:29
paulette · le samedi 21 février 2009 à 03:59
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