Estelle
ESTELLE
Je ne peux te bercer comme je le voudrais,
Ni coiffer tes cheveux, ni te faire sourire,
Ni te montrer du doigt l’oiseau de vos forêts,
Ou le nuage blanc qui tout là-haut s’étire,
Mais je sais que ta mère aura bien soin de toi,
Et lorsque tu feras un rêve bien étrange
Elle sera tout près pour te tendre les bras
Te protégeant tout comme le ferait un ange.
Tu entendras le bruit de la scie de papa
Tout près de la maison coupant une épinette
Pendant que tu feras debout tes premiers pas
Sur le plancher verni, heureuse et satisfaite.
Par le rideau ouvert, tu verras s’amuser
Non loin de ta maison, sur l’herbe, ton grand frère,
Puis quand viendra le soir, heureux et épuisé,
Il te racontera son monde imaginaire.
Et quand tu entendras, le soir au coin du feu,
Ta mère raconter, son pays, son enfance,
La chaleur du foyer inondera ce lieu,
Elle en effacera d’un seul coup la distance.
Je ne peux te bercer comme je le voudrais,
Ni coiffer tes cheveux, ni te faire sourire,
Ni te montrer du doigt l’oiseau de vos forêts,
Ou le nuage blanc qui tout là-haut s’étire,
Mais je sais que ta mère aura bien soin de toi,
Et lorsque tu feras un rêve bien étrange
Elle sera tout près pour te tendre les bras
Te protégeant tout comme le ferait un ange.
Tu entendras le bruit de la scie de papa
Tout près de la maison coupant une épinette
Pendant que tu feras debout tes premiers pas
Sur le plancher verni, heureuse et satisfaite.
Par le rideau ouvert, tu verras s’amuser
Non loin de ta maison, sur l’herbe, ton grand frère,
Puis quand viendra le soir, heureux et épuisé,
Il te racontera son monde imaginaire.
Et quand tu entendras, le soir au coin du feu,
Ta mère raconter, son pays, son enfance,
La chaleur du foyer inondera ce lieu,
Elle en effacera d’un seul coup la distance.
9 commentaires
salus · le jeudi 7 novembre 2013 à 17:11
C'est calme et charmant comme un souvenir blond...
Amitié,
Salus
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 7 novembre 2013 à 17:43
Et tu penses bien que je te lis avec le même plaisir que naguère.
Amitié
http://www.mespoemes.net/signesdevie
salus · le vendredi 8 novembre 2013 à 13:29
A relecture, ce texte est toujours un plaisir, mais j'y devine maintenant plus d'inconnu et des questions me viennent...
Car le narrateur ou la narratrice est très "effacé/e", quasi fantomatique, et ce n'est pas forcément la grand-mère (même si on y pense)
J'aime ces "discrétions littéraires" dont je suis incapable !
je ne veux bien sûr aucune réponse à ces questions qui n'en sont pas ; le poème est ainsi fait, et il est bien fait !
Merci,
Salus
lucille · le vendredi 8 novembre 2013 à 13:59
Salus... Tu as eu un bon pressentiment, je suis bien la grand-mère qui écrit a sa toute petite fille... :-)
Merci pour ces si beaux commentaires a vous deux.
http://www.mespoemes.net/lucille
vikthor75 · le vendredi 8 novembre 2013 à 17:02
http://www.mespoemes.net/vikthor75
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 8 novembre 2013 à 17:08
C'est donc ainsi que le coeur sait s'émouvoir au bord du majestueux Saint-Laurent ?
Douceur et chaleur du foyer.....c'est un peu comme ça que j'imagine le Québec tranquille (pas l'effervescence du downtown de Montreal, bien sûr). Douces journées au bord du grand fleuve.
Et content de te voir réapparaître depuis une longue absence. Pour des mots qui sont loin d'être attriqués ! Amitiés. Philip.
Nemo · le dimanche 10 novembre 2013 à 12:13
J’ai peur de m’éveiller, que le charme s’achève…
Je vous ai tant pleurée après votre départ,
Je vous cherchais partout, vous n’étiez nulle part.
Moi, courant comme un fou, j’ai parcouru le monde,
Des déserts d’Australie aux îles de la Sonde,
J’ai visité l’Irlande et les pays de l’Est,
J’ai sillonné les mers et gravi l’Everest.
Puis mes pas m’ont conduit dans les deux Amériques
J’ai rencontré là-bas des Indiens authentiques
Qui plantaient leurs tepees au bord de l’Ontario,
Puis descendant au sud, très loin, jusqu’à Rio.
Souvent, rempli d’espoir, j’ai cru voir votre image
Mais, malheureusement, ce n’était qu’un mirage.
Malgré tous mes efforts, je ne peux effacer
Vos ris que jamais rien ne pourra remplacer,
Quand, sous votre balcon, chaque soir à la brune,
Pour gagner votre cœur, j’invoquais la Fortune.
Bien sûr, vous balanciez, et Lapsus Calami
Vous courtisait aussi, bien qu’il soit mon ami,
Mais comment en vouloir à ce garçon si noble,
Ce Savoyard bon teint, vrai Gascon de Grenoble !
Ô Luce, il est si doux d’évoquer ce bon temps,
– sans oublier Réjane – où nous avions vingt ans…
(Ou peut-être un peu plus !!!)
A toi, poétiquement,
Pierre.
rejane · le mercredi 13 novembre 2013 à 21:14
----
http://www.mespoemes.net/rejane
lucille · le jeudi 14 novembre 2013 à 16:56
Pierre... long time no see en effet! Je sais que je me fais rare. Mais toi, toujours aussi poétiquement en forme et à l'aise avec la versification.
Réjane, grande soeur de France, c'est toujours un plaisir de lire tes commentaires aussi chaleureux.
Merci encore à vous.
http://www.mespoemes.net/lucille
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.