L'ombre du soir

L’ombre du soir
Je sens l’ombre du soir déposer sur mon cœur
Le poids lourd et pesant de l’instant qui se meurt,
Déjà l’obscurité pénètre la pénombre
Par la lucarne close au bout du long mur sombre.
C’est une nuit sans lune, un ciel mort, sans étoile.
Un sommeil éternel recouvre de son voile
La vigile du monde et tout son désespoir,
Sur le trouble horizon flotte l’ombre du soir.
Le souffle de l'auster à peine perceptible,
Comme un volcan qui dort, qui rêve d’impossible,
Couvre le parchemin au bout de son rouleau
Et ce vent éraflé va s’éteindre dans l’eau.
L’ombre du soir se perd sur les obscurs chemins
Et sombre dans le vide, et me glisse des mains,
La trace de ses mots s’efface sur le sable
Quand erre dans la nuit sa quête insaisissable.
Lucille
Je sens l’ombre du soir déposer sur mon cœur
Le poids lourd et pesant de l’instant qui se meurt,
Déjà l’obscurité pénètre la pénombre
Par la lucarne close au bout du long mur sombre.
C’est une nuit sans lune, un ciel mort, sans étoile.
Un sommeil éternel recouvre de son voile
La vigile du monde et tout son désespoir,
Sur le trouble horizon flotte l’ombre du soir.
Le souffle de l'auster à peine perceptible,
Comme un volcan qui dort, qui rêve d’impossible,
Couvre le parchemin au bout de son rouleau
Et ce vent éraflé va s’éteindre dans l’eau.
L’ombre du soir se perd sur les obscurs chemins
Et sombre dans le vide, et me glisse des mains,
La trace de ses mots s’efface sur le sable
Quand erre dans la nuit sa quête insaisissable.
Lucille
8 commentaires
Salus · le mercredi 27 mai 2015 à 18:22
Allons !
Et pour nous retrouver je renierais ma race
...D'alpions !
domi · le jeudi 28 mai 2015 à 07:19
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 29 mai 2015 à 10:07
J'ai lu plusieurs fois à haute voix ton poème. J'y trouve un ton chargé d'émotion et de délicatesse qui me fait penser à Verlaine (quand il était au meilleur de son écriture). Et ce n'est pas flatterie de te dire cela.
Ca me semble être un de tes plus beaux poèmes, je trouve, parce que justement il y a ce quasi déchirant spleen qui plane sur tes vers.
Cela me donne presque le complexe ne ne pas être capable d'écrire un aussi joli poème ! Je t'adresse mes amitiés, Lucille. Take care. Philip.
imparfait · le vendredi 29 mai 2015 à 19:24
J'adore ces deux vers en particuliers :
"L’ombre du soir se perd sur les obscurs chemins
Et sombre dans le vide, et me glisse des mains, "
Merci pour l'imagination qu'ils m'apportent.
Amitiés Lucille
Lucille · le samedi 30 mai 2015 à 02:55
Micheline 1940 · le samedi 30 mai 2015 à 03:53
Mes plus vifs et sincères compliments,
M.
domidom · le samedi 30 mai 2015 à 20:45
Ce fut un réel plaisir....
Domie/domino
imparfait · le vendredi 24 juillet 2015 à 13:05
J'espère que tu vas bien et que tu reviendras vite déposer tes magnifiques vers sur le site.
Bien à toi et à bientôt j'espère
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