Les fleuves retrouvés

Les fleuves retrouvés
Près du Café des Arts, quand la Seine paresse,
Mes yeux se portent loin, vers ton fier Saint-Laurent
Mon souvenir lointain frémit et se confesse,
Je vois le pont givré, son rythme transparent.
(Philip)
Le long du Saint-Laurent, près du Café Morgane,
Je rêve aux «Batobus» glissant dessous les ponts,
Des lacets de la Seine. Et je revois qui flâne,
Parmi mes souvenirs, son chant qui me répond.
(Lucille)
Ô, ma lointaine amie, mon vieux fleuve tranquille
Rêve de solitude et de glaces sublimes.
Ma grande ville gronde et ton pas immobile
Cherche le silence près des rives intimes.
(Philip)
J’entends battre le cœur des flots sur les rivages
Depuis ma tendre enfance. Au hasard des saisons,
Ils auront façonné chacun des paysages
Qui ont toujours guidé mon pas vers l’horizon.
(Lucille)
Sous chaque pas frissonne un souvenir rêvé
Un fleuve trop timide, imprégné de grand large,
Et sous les méridiens, des soupirs sont volés
Quand les flots acadiens se mettent à la marge.
(Philip)
Au bord du St-Laurent qui rêve de voyage
J’écoute son refrain qui murmure à l’azur ;
Il imagine un pont accostant au rivage
De ta lointaine Seine à l’aube du futur.
(Lucille)
Alors viendra ce jour où leurs eaux réunies
Mêleront un seul chant, exhalant un soupir
Apprêté pour enfin, accordailles bénies,
Donner à nos espoirs l'éclat du souvenir.
(Philip)
Les cousins séparés par l’immense océan
Se prendront par la main pour danser une ronde,
Sous les cieux étoilés qui bercent le néant
Ils cesseront enfin leur quête vagabonde.
(Lucille)
Incroyable magie qui mêle dans le rêve,
L’étincelant combat de ces rives sanguines
Implorant l’éternelle alliance bien trop brève
Des contrées du Nord, des légendes latines
(Philip)
Le Saint-Laurent se trouve éloigné de la Seine
C’est un très long voyage et le vent se déchaîne
Souvent sur l’océan. Mais les rêves voyagent,
Ils viennent déposer l’espoir sur les rivages.
(Lucille)
Et mon Café des Arts me semble trop étroit.
Tu es si loin Morgane et je suis maladroit.
(Philip)
Alors ferme les yeux. Les étoiles veilleuses
Éclaireront les nuits des eaux aventureuses.
(Lucille)
Près du Café des Arts, quand la Seine paresse,
Mes yeux se portent loin, vers ton fier Saint-Laurent
Mon souvenir lointain frémit et se confesse,
Je vois le pont givré, son rythme transparent.
(Philip)
Le long du Saint-Laurent, près du Café Morgane,
Je rêve aux «Batobus» glissant dessous les ponts,
Des lacets de la Seine. Et je revois qui flâne,
Parmi mes souvenirs, son chant qui me répond.
(Lucille)
Ô, ma lointaine amie, mon vieux fleuve tranquille
Rêve de solitude et de glaces sublimes.
Ma grande ville gronde et ton pas immobile
Cherche le silence près des rives intimes.
(Philip)
J’entends battre le cœur des flots sur les rivages
Depuis ma tendre enfance. Au hasard des saisons,
Ils auront façonné chacun des paysages
Qui ont toujours guidé mon pas vers l’horizon.
(Lucille)
Sous chaque pas frissonne un souvenir rêvé
Un fleuve trop timide, imprégné de grand large,
Et sous les méridiens, des soupirs sont volés
Quand les flots acadiens se mettent à la marge.
(Philip)
Au bord du St-Laurent qui rêve de voyage
J’écoute son refrain qui murmure à l’azur ;
Il imagine un pont accostant au rivage
De ta lointaine Seine à l’aube du futur.
(Lucille)
Alors viendra ce jour où leurs eaux réunies
Mêleront un seul chant, exhalant un soupir
Apprêté pour enfin, accordailles bénies,
Donner à nos espoirs l'éclat du souvenir.
(Philip)
Les cousins séparés par l’immense océan
Se prendront par la main pour danser une ronde,
Sous les cieux étoilés qui bercent le néant
Ils cesseront enfin leur quête vagabonde.
(Lucille)
Incroyable magie qui mêle dans le rêve,
L’étincelant combat de ces rives sanguines
Implorant l’éternelle alliance bien trop brève
Des contrées du Nord, des légendes latines
(Philip)
Le Saint-Laurent se trouve éloigné de la Seine
C’est un très long voyage et le vent se déchaîne
Souvent sur l’océan. Mais les rêves voyagent,
Ils viennent déposer l’espoir sur les rivages.
(Lucille)
Et mon Café des Arts me semble trop étroit.
Tu es si loin Morgane et je suis maladroit.
(Philip)
Alors ferme les yeux. Les étoiles veilleuses
Éclaireront les nuits des eaux aventureuses.
(Lucille)
8 commentaires
Lucille · le vendredi 1 juillet 2016 à 21:38
Voici un poème que Philip et moi-même avons composé au fil des semaines passées. Un long chemin poétique a été parcouru avant d'aboutir à ce résultat. Nous avons choisi de voyager par les eaux à partir de nos fleuves réciproques. J'erre souvent le long du St-Laurent alors que les pas de Philip longent régulièrement la Seine...
Bonne lecture :-)
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 2 juillet 2016 à 06:13
Au fur et à mesure que le poème prenait forme lentement, nous nous sommes dit être étonnés du résultat.
Aujourd'hui, c'est fait. Et, pour ma part, je suis toujours autant agréablement surpris.
Ce témoignage d'amitié franco-québecquoise passera sans doute inaperçu aux oreille du ton premier ministre Justin Trudeau, mais là est pourtant un des sens que l'on peut donner de l'amitié entre des gens que des passions communes (ici la poésie) rapprochent, quelques soient les frontières. A bientôt, chère Lucille pour, j'espère de futurs projets communs. Amitiés, en direct de Paris et de la Seine. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Ivy · le samedi 2 juillet 2016 à 09:22
Un beau partage !
Bravo à vous deux, Lucille et Philip. Bises
Micheline 1940 · le samedi 2 juillet 2016 à 11:03
J'ai eu la sensation en lisant ce long et bien merveilleux poème, de me trouver à bord d'une nave enchantée, qui d'une rive à l'autre allait chercher l'écho du Poète qui hélait les vers déroulés, sur une écharpe de soie ondulant dans l'air pur. Cette écharpe étant le lien ténu mais efficace entre deux continents. J'ai adoré le pont entre vos deux échanges, et le résultat est ce joli morceau d'écriture poétique, qui fait honneur aux efforts conjugués et talentueux de Philip et vous-même.
Avec tous mes compliments appuyés et renouvelés,
Micheline.
Lucille · le samedi 2 juillet 2016 à 20:13
Bonjour Ivy... J’approuve ce que tu écris, les mots et l'amitié n'a pas de frontière.
Bonjour Micheline. Ton appréciation me touche et je suis certaine qu'elle va également toucher Philip. C'est exprimé de façon joliment poétique :-)
mespoemes.net/bluegirl · le dimanche 3 juillet 2016 à 18:02
Belle concordance de plume, c'est très fluide !
: ) Bises, Lola.
Lucille · le jeudi 7 juillet 2016 à 15:12
Réjane · le jeudi 14 juillet 2016 à 19:03
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.