Le pour sur la balance

.
Un matin comme un autre, un homme est dans sa chambre,
Il se lève du lit, venant de s'éveiller.
Avec des gestes lents, il tente d’habiller
Son vieux corps fatigué. Soudain, son dos se cambre
Puis il s’écroule au sol. Sa chambre est son linceul.
Entre les murs discrets s’échappe un dernier râle
Qui transporte son souffle au cœur d’une spirale.
Il est mort et son âme hésite sur le seuil.
C’est trop tard maintenant pour sortir du silence,
Il s’est tu pour toujours. Son affligeant trépas
Emporte en son cercueil ce qu’il ne disait pas…
Il n’est plus rien pesant le pour sur la balance.
Un matin comme un autre, un homme est dans sa chambre,
Il se lève du lit, venant de s'éveiller.
Avec des gestes lents, il tente d’habiller
Son vieux corps fatigué. Soudain, son dos se cambre
Puis il s’écroule au sol. Sa chambre est son linceul.
Entre les murs discrets s’échappe un dernier râle
Qui transporte son souffle au cœur d’une spirale.
Il est mort et son âme hésite sur le seuil.
C’est trop tard maintenant pour sortir du silence,
Il s’est tu pour toujours. Son affligeant trépas
Emporte en son cercueil ce qu’il ne disait pas…
Il n’est plus rien pesant le pour sur la balance.
6 commentaires
brouilleur59 · le samedi 12 novembre 2016 à 01:20
Le pire reste quand même de partir sans le soutient d'une dernière main pour le passage.
au plaisir de te relire B59
guillaume · le samedi 12 novembre 2016 à 01:48
elise289 · le samedi 12 novembre 2016 à 09:10
Un poème qui percute et qui avec pudeur la violence de la mort dans la solitude.brutale,imprévue voir sidérante et qui vous cambre à genoux ...Comme une révérence.. non prévue là ce matin ..en se levant...sans qu''il y est une main tendue pour l'accompagner dans ce dernier soupir.
Ce poème est tranchant aussi d'une douce empathie qui exacerbe le vide et la solitude autour de cet homme.
Sujet difficile écrit avec beauté.
Lucille · le samedi 12 novembre 2016 à 15:40
Bonjour Guillaume, tu sais que parfois on peut être seul même au milieu d'une foule... et on peut se sentir accompagné bien que seul au milieu de l'océan... J'irai à la recherche de tes écrits :-)
Bonjour Élise, ton commentaire me touche, il me semble que tu as bien compris le sens «caché» de ce que je ressens...
Merci à vous mes amis poètes !
Nemo · le lundi 14 novembre 2016 à 20:50
Sur le plan de la prosodie, pour reprendre "nos vieilles habitudes" (?), 'éveillé' et 'habiller' ne peuvent rimer (jamais 'er' avec 'é' !). Il aurait suffi que tu écrives : Il se lève du lit, venant de s'éveiller.
Bien à toi, Pierre.
Lucille · le mercredi 16 novembre 2016 à 16:31
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.