En pensant à ma mère

En pensant à ma mère
Lorsque la vie s’en va comme l’eau à la mer,
Qu’elle tire sans fin comme le fait l’hiver,
Et lorsque malgré tout, le sang dedans nos veines
Continue de couler sur nos joies et nos peines,
À quoi faut-il tenter de croire et d’espérer?
Je vois ta main qui tremble et j’entends soupirer
Ton souffle délicat. Les battements fragiles
De ton cœur fatigué s’essoufflent, se défilent.
Quand les couleurs des ans continuent de pâlir,
Est-ce le passé, le présent ou l’avenir,
Qui parait important, quand l’horloge faiblie,
Quand se fane le jour, quand la mémoire oublie?
Je ne sais pas comment, s’il existe un chemin,
S’il est dur ou facile de surseoir à demain,
Je ne sais si je peux pardonner à la vie
Qui nous laisse partir au gré de son envie.
Lucille
Lorsque la vie s’en va comme l’eau à la mer,
Qu’elle tire sans fin comme le fait l’hiver,
Et lorsque malgré tout, le sang dedans nos veines
Continue de couler sur nos joies et nos peines,
À quoi faut-il tenter de croire et d’espérer?
Je vois ta main qui tremble et j’entends soupirer
Ton souffle délicat. Les battements fragiles
De ton cœur fatigué s’essoufflent, se défilent.
Quand les couleurs des ans continuent de pâlir,
Est-ce le passé, le présent ou l’avenir,
Qui parait important, quand l’horloge faiblie,
Quand se fane le jour, quand la mémoire oublie?
Je ne sais pas comment, s’il existe un chemin,
S’il est dur ou facile de surseoir à demain,
Je ne sais si je peux pardonner à la vie
Qui nous laisse partir au gré de son envie.
Lucille
11 commentaires
Rachelle · le jeudi 21 mars 2024 à 07:17
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 21 mars 2024 à 10:24
De l'émotion, dans ton poème, Lucille, mais parce qu'elle est faite d'une pudeur mesurée.
Car la part de l'intime te reste personnelle, et tu nous fait l'honneur de nous faire partager une partie de ton ressenti.
Mais aussi, il y a une rélfexion philosophique dans ton propos, sur la vie, la "fin", l'après mystérieux !
"Les couleurs des ans continuent de pâlir" (on parle des l'automne, puis de l'hiver de sa vie, souvent) et "l'horloge qui faiblit' ce sont bien là des mots de poétesse, pour souligner en images le temps qui passe inexorablement.
Un beau poème Lucille.
Bises et amitiés.
Philip
imparfaitlibre · le jeudi 21 mars 2024 à 10:55
Une belle et grande émotion se dégage de tes vers car en te lisant, nous pensons tous à notre mère que les années finissent par éloigner, d'une façon ou d'une autre, de nous et de tout l'amour que nous lui portons mais dont les mots parfois se perdent dans l'incompréhension des dérives de la mémoire.
Oui, le temps passe et jamais ne s'arrête même si, on voudrait garder près de nous tous ceux qu'on aime, le temps lui n'a aucune piété et nos prières ne le touchent jamais.
Merci pour ce partage plein d'humilité et de pudeur face à une volonté qui va à l'encontre de la nôtre.
Belle journée Lucille
Bises à toi
lucille · le jeudi 21 mars 2024 à 13:54
J’ai plus envie de te consoler de ce que toi même vis que de te parler de mon vécu. Parfois c’est difficile d’avoir du recul quand tu nages à contres courants, la vie te malmène sans te laisser le temps de respirer. L’apaisement viendra plus tard…
Je ne crois pas qu’on puisse faire son deuil d’un seul.coup…😊
Merci de ta touchante visite 😊
lucille · le jeudi 21 mars 2024 à 14:00
Je pense qu’on est jamais préparé à laisser partir sa mère, ça nous surprend toujours. J’apprécie moi aussi la « pudeur mesurée » que tu exprimes sur mes écrits et ceux des autres. Je suis depuis longtemps touchée par ta grande gentillesse à l’égard de tous. Je ne connais pas de limite à ta générosité de cœur. 😊
lucille · le jeudi 21 mars 2024 à 14:02
Je suis touchée par ton commentaire et t’en remercie.
J’irai bientôt lire et commenter tes derniers textes. Merci d’exprimer avec autant de simplicité ce que tu souhaites 😊
plumeflore · le samedi 23 mars 2024 à 10:26
je vous souhaite une belle journée!
Marc!
Rachelle · le lundi 25 mars 2024 à 00:06
lucille · le mardi 26 mars 2024 à 00:06
Rachelle, oui j'y viendrai... j'ai été occupée ces derniers jours :-)
Macha · le mercredi 27 mars 2024 à 15:39
Quel merveilleux poème écrit avec pudeur.... Un passage douloureux quand on voit s'en aller sa mère.... Ça me rappelle la mienne.... J'aime ta plume.... amitiés poétiques...macha....
lucille · le mercredi 27 mars 2024 à 23:59
Moi aussi j'aime ta plume... je te remercie de me faire part de ton émotion, ta confiance me touche. A bientôt
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