J'entends les flots qui chantent

Pour la première fois, non loin des pierres grises,
Sur l’ombre de la nuit où nous étions couchés,
C’était un soir de mai, derrière cette église,
Quand tout là-haut veillait la tour et son clocher.
Devant nous rayonnaient la lune et les étoiles,
La brise caressait le tapis buissonneux,
On voyait sur les flots se dissiper le voile
Pour laisser apparaître un fleuve lumineux.
Tu caressais ma joue, mon épaule et ma main,
Je ne pensais à rien, j’en oubliais demain,
Tu as timidement, sur mes lèvres tremblantes,
Dessiné un baiser. Je me sentais faiblir,
Inondée de bonheur, frissonnant de plaisir.
J’y pense et aussitôt, j’entends les flots qui chantent.
Lucille
Sur l’ombre de la nuit où nous étions couchés,
C’était un soir de mai, derrière cette église,
Quand tout là-haut veillait la tour et son clocher.
Devant nous rayonnaient la lune et les étoiles,
La brise caressait le tapis buissonneux,
On voyait sur les flots se dissiper le voile
Pour laisser apparaître un fleuve lumineux.
Tu caressais ma joue, mon épaule et ma main,
Je ne pensais à rien, j’en oubliais demain,
Tu as timidement, sur mes lèvres tremblantes,
Dessiné un baiser. Je me sentais faiblir,
Inondée de bonheur, frissonnant de plaisir.
J’y pense et aussitôt, j’entends les flots qui chantent.
Lucille
12 commentaires
Susan*Coquelicot* · le mercredi 27 mars 2024 à 06:37
Tes vers nous transportent vers une histoire d' amour naissante ..
Ton poème est tout en douceur , il est beau !
Merci Lucille de nous l'avoir partagé avec tant de délicatesse.
Je te souhaite une belle journée !
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 27 mars 2024 à 09:43
Le "grand fleuve lumineux" serait-il ton cher Saint-Laurent ?
Qu'importe, tu nous fais ici le cadeau de souvenirs qui pour toi ont réveillé la musique des émotions, en faisant "chanter les flots".
De ces moments où le temps s'arrête.
Pour toi, c'était "ici et maintenant" et la photo s'imprime dans le coeur, indélébile.
Au passage je souligne ta magniifique expression "l'ombre de la Nuit".
Eh bien Lucille, voici mille raisons de trouver du plaisir sur notre cher site de poésie, que tu connais depuis bien longtemps maintenant. Tant qu'il y aura des mots (et même si pour certains il y couchent leurs maux) nous avons notre lot d'appétit poétique si riche.
Très belle journée, Lucille.
Philip
imparfaitlibre · le mercredi 27 mars 2024 à 11:23
Je ne savais pas que tu étais du Canada, je comprends mieux les -18° dont tu me parlais la dernière fois.
Tu nous combles encore une fois avec ce très beau sonnet dont chaque vers est un poème à lui seul.
Belle journée à toi, là-bas dans ton beau Canada.
Bises Lucille
Macha · le mercredi 27 mars 2024 à 15:33
Qu'il est beau ce sonnet où tu relates un doux souvenir.... Que de douceur....un très beau partage.... Belle plume.... Amitiés poétiques...macha....
lucille · le mercredi 27 mars 2024 à 18:18
Merci Philip pour ton indéfectible amitié. Nos mots se rejoingnent quelque part au.milieu des nuages qui voyagent au dessus les océans.
Oui Patricia, je suis du Québec, la partie la plus française du Canada. Ton commentaire me fait plaisir, ta sincérité me touche. J’admire (et envie) la facilité avec laquelle tu brodes et tricotes les mots pour en faire de la dentelle soyeuse…
Mâcha, chère toi, j’ai lu combien la vie n’est pas facile dans ta maison. Je souhaite de tout mon cœur que tu puisses trouver ici, sur ce forum, un peu de réconfort pour alléger ta peine et ton chagrin.
Sincères merci a vous
vertflo · le mercredi 27 mars 2024 à 22:27
Je suis sur que le baiser de ton amoureux t'a réchauffé les lèvres car se donner des bisous au Canada par -18, ça ne doit pas être évident.
Pas évident non plus de se tenir la main avec des moufles !
Pour se câliner sous ces températures, je pense qu'il ne faut pas avoir ''froid aux yeux ! '' (rire)
Le canada m'a toujours fait rêver.
Bien que j'habite dans le Sud de la France, je n'aime pas le soleil, je préfère les pays froids
Quand j'étais jeune, je rêvais de travailler en Antarctique.
J'ai toujours été fasciné par la neige le blizzard, les paysages nordiques.
Dans ma bibliothèque j'ai plein de livre sur ces régions.
Ca va de James Oliver Curwood, John London, Le dernier des Mohicans etc et tous les bouquins sur les explorations polaires depuis Amundsen, Scott etc...
C'est certainement pour ça que j'ai aimé ton poème.
Dès qu'il y a de la neige, une foret, un ruisseau gelé et...des bisous entre amoureux,
je suis partant ! (rire)
Bon fin de soirée
Bien à toi
Claude
lucille · le mercredi 27 mars 2024 à 22:53
Rachelle · le mercredi 27 mars 2024 à 23:39
Lucille · le jeudi 28 mars 2024 à 00:20
Le dernier des Mohicans, ça me surprend vraiment, je lisais ça a la petite école! J'ai souvent lu John London et j'étais fascinée par sa belle écriture, souvent proche de la réalité. Ses paysages surtout. C'est vrai qu'il fait très froid pendant plusieurs mois par année, il faut s'adapter au changement. Mais nos hivers sont moins durs qu'avant, moins de gros froids, moins de neige. Et nos vêtements sont plus chauds. Nos maisons sont mieux chauffées, mieux isolées, nos voitures construites pour notre climat et le cabinet de toilette n'est plus dehors dans la cour non plus! Je ne marche plus sur le fleuve gelé depuis plusieurs années, et je ne traverserais plus à pied jusqu'a l'ile. Non pas je sois devenue moins aventureuse, c'est beaucoup risqué maintenant. Les cabanes des pêcheurs installées chaque années sur la rive se font de plus en plus rare. Le fleuve a changé et je ne le connais plus!
Avant de terminer, j'aimerais quand même te souligner qu'un jeune couple amoureux peu faire beaucoup de choses intéressantes sur un banc de neige, à l'abri des regards... je te suggère de relire Le dernier des Mohicans, ça t'inspirera peut-etre. Bonne fin de soirée à toi aussi. Merci de ta visite
Amitiés
lucille · le jeudi 28 mars 2024 à 00:23
Tu sais, c'est facile d'être gentille avec quelqu'un qui est gentil avec nous... C'est la réciprocité ! Merci de ta visite et de ton appréciation, je t'embrasse
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 28 mars 2024 à 09:57
Je "tire la leçon" (pardon, le thème est un peu impropre) des échanges de commentaires (dont les tiens) sur ton poème...l'amitié et le respect sont toujours au rendez-vous, en poésie, domaine de la bienveillance au regard de "ce qui nous rassemble".
Le reste est souvent le fruit de petits kiproko.
Nos incompréhensions font parties de nos faiblesses de pauvres petits êtres humains
Alors, vive la poésie, vive cette chaleur qui l'entoure et qui nous lie !
Bises et salut de ma vieille Seine à ton toujours majestueux Saint-Laurent
Philip
plumeflore · le vendredi 29 mars 2024 à 00:38
bonne soirée!
Marc!
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