L'idée qui me chagrine
Je n’irai plus marcher sur les chemins de France,
Je n’en ai plus le cœur, je n’en ai plus le temps.
Le figuier esseulé qui dort au bout du champ
Est trop vieux, il se meurt m’oubliant en silence.
Je chuchote ces mots d’une voix chancelante
Car ce sont des adieux à votre bel accent,
À vous tous qui m’avez saluée en passant,
Aux parfums de vos fleurs, à tout ce qui m’enchante.
Ces moments de bonheur inscrits dans mon grimoire
Resteront animés de plaisants souvenirs,
Tandis qu’au fil des jours, je m’entendrai vieillir,
Je me rappellerai les joies de mon histoire.
Ainsi que je le dis, je regarde en arrière,
Par-dessus mon épaule, et je vois vos hameaux,
Les moutons dans vos prés, les tours de vos châteaux,
Les volets décorant les murs de vos chaumières.
Je n’y reviendrai pas, cette idée me chagrine
Mais je me souviendrai en guettant dans les cieux
L’étoile de minuit du vent dans mes cheveux,
Et de mon cœur qui bat pour vous dans ma poitrine.
Lucille
Je n’en ai plus le cœur, je n’en ai plus le temps.
Le figuier esseulé qui dort au bout du champ
Est trop vieux, il se meurt m’oubliant en silence.
Je chuchote ces mots d’une voix chancelante
Car ce sont des adieux à votre bel accent,
À vous tous qui m’avez saluée en passant,
Aux parfums de vos fleurs, à tout ce qui m’enchante.
Ces moments de bonheur inscrits dans mon grimoire
Resteront animés de plaisants souvenirs,
Tandis qu’au fil des jours, je m’entendrai vieillir,
Je me rappellerai les joies de mon histoire.
Ainsi que je le dis, je regarde en arrière,
Par-dessus mon épaule, et je vois vos hameaux,
Les moutons dans vos prés, les tours de vos châteaux,
Les volets décorant les murs de vos chaumières.
Je n’y reviendrai pas, cette idée me chagrine
Mais je me souviendrai en guettant dans les cieux
L’étoile de minuit du vent dans mes cheveux,
Et de mon cœur qui bat pour vous dans ma poitrine.
Lucille
10 commentaires
Rachelle · le lundi 30 septembre 2024 à 23:33
lucille · le lundi 30 septembre 2024 à 23:48
J'irai certainement lire ton poème prochainement...
J'aimerais y retourner, sur les chemins de France, ce beau pays ou j'ai connu des moments d'une grande intimité... mais j'en suis empêchée à cause de la santé de mon mari qui est atteint de la maladie de Parkinson. En vieillissant, ou en devenant malade, nous devons tous faire des deuils, des petits ou des plus grands. C'est ce que j'essaie d'exprimer dans mon écrit. Me faire à cette idée est difficile et je m'efforce d'exprimer et d'accepter cette réalité. Un jour à la fois. Toi je pense que tu es encore jeune et j'espère que tu n'auras pas a faire ces deuils avant un moment.
Merci de ta visite
imparfaitlibre · le mardi 1 octobre 2024 à 09:45
Qu'il est beau ce poème dans lequel on ressent toutes les peines et les fragilités de ton coeur car, on lisant tes vers, on comprend qu'il y a bien plus qu'un simple adieu à un pays mais comme une ambiance pleine de nostalgie, de douleurs physiques et mentales, de constats d'une vie qui apporte son lot de tristesse et de changement avec ce temps qui passe inlassablement!
Ton poème est une très belle déclaration d'amour pour une France qui, malheureusement, a perdu de sa superbe, de ses richesses et de sa chaleur tant humaines que touristiques et surtout de sa sécurité pour chacun d'entre nous mais aussi pour ceux qui viennent la visiter mais, ton poème est aussi ces balades sur les chemins, ces rencontres souvent incroyables, ces découvertes et ces moments d'extase qui nous font comprendre qu'au-delà d'un regard, qu'au-delà d'une émotion, qu'au-delà d'un moment de béatitude il y a des coeurs qui aiment et qui battent la chamade.
Je suis désolée de lire qu'Yvan est souffrant alors dis-lui combien nous pensons à vous d'eux, ici, dans notre campagne profonde loin du tumulte des grandes villes touristiques.
Merci pour ce partage plein de délicatesse et de sensibilité et pour cette confession intime qui me touche beaucoup.
J'aime te lire, cela me réchauffe le coeur.
Belle journée chère Lucille et grosses bises à vous deux.
lucille · le mardi 1 octobre 2024 à 22:18
José · le mercredi 2 octobre 2024 à 11:13
Que cette nostalgie ait pour objet l'âme de la France bien tourmentée ces dernières années, ne fait que renforcer chez le lecteur qui l'aime et la connait bien, son intensité.
Bonne journée Lucille
Macha · le mercredi 2 octobre 2024 à 18:25
Comme je suis très émue à la lecture de votre poème.... celà fait écho à ma situation...
je n'irai plus non plus voyager à travers notre France.... mon mari est dans un fauteuil suite au covid.... Dyalise 3 fois par semaine.... et comme vous nous faisons le deul de notre passé....
merci pour vos mots que vous nous confiez .... amicalement.... macha....
lucille · le mercredi 2 octobre 2024 à 21:37
Merci encore…
lucille · le mercredi 2 octobre 2024 à 21:42
Je suis de tout cœur avec la souffrance que tu exprimes. Il faut du courage pour vieillir, il en faut plus encore pour vieillir malade… C’est un lourd fardeau à porter sur des épaules souvent fatiguées. Je te souhaite beaucoup de courage pour passer à travers cette épreuve que personne ne souhaite et j’espère que tu n’es pas seule à passer au travers de ces jours sombres…
Je t’embrasse sincèrement
imparfaitlibre · le jeudi 3 octobre 2024 à 11:08
Dans chaque art, l'artiste met des morceaux de lui et se sont ces morceaux qui leur donnent l'éclat de l'émotion alors plus un art vient du vécu et de la sensibilité de ce vécu, plus il est merveilleux.
N'hésite jamais à partager avec tes amies et amis poètes car seuls eux sont capable de comprendre la profondeur de ton coeur.
Grosses bises chère Lucille et grosses bises à Yvan
lucille · le vendredi 4 octobre 2024 à 01:15
Merci sincèrement à vous tous :-)
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.