À un vieil ami
Je me demande souvent ce qu’il est advenu
De l’ami habitant tout près de la clôture
Qui jouxtait ma maison. Car le vent me murmure
Que depuis mon départ, il n’est point revenu.
Du moins, on ne sait pas, personne ne l’a vu,
Il s’est évaporé au cœur de la nature.
Et malgré tout ce temps j’aperçois sa figure
Parmi mes souvenirs, qu’est-il dont devenu?
Je m’en suis séparée le jour de mes huit ans
Sans regrets ni remords, pour d’autres aventures,
Lui qui avait souvent consolé mes blessures
Mais je ne savais pas que je l’aimais autant…
Tu n’as pas survécu aux jours de mauvais temps,
Et les nids des oiseaux ont quitté ta ramure,
Tu te faisais trop vieux, fragile et sans armure,
On n’a scié ton tronc un matin de printemps.
Mais tu as emporté avec toi les secrets
Que je t’avais confié : les joies de mon enfance,
Mes peines, mes ennuis et mon insouciance…
Et les petits oiseaux sont devenus muets.
De l’ami habitant tout près de la clôture
Qui jouxtait ma maison. Car le vent me murmure
Que depuis mon départ, il n’est point revenu.
Du moins, on ne sait pas, personne ne l’a vu,
Il s’est évaporé au cœur de la nature.
Et malgré tout ce temps j’aperçois sa figure
Parmi mes souvenirs, qu’est-il dont devenu?
Je m’en suis séparée le jour de mes huit ans
Sans regrets ni remords, pour d’autres aventures,
Lui qui avait souvent consolé mes blessures
Mais je ne savais pas que je l’aimais autant…
Tu n’as pas survécu aux jours de mauvais temps,
Et les nids des oiseaux ont quitté ta ramure,
Tu te faisais trop vieux, fragile et sans armure,
On n’a scié ton tronc un matin de printemps.
Mais tu as emporté avec toi les secrets
Que je t’avais confié : les joies de mon enfance,
Mes peines, mes ennuis et mon insouciance…
Et les petits oiseaux sont devenus muets.

5 commentaires
Rachelle · le jeudi 17 octobre 2024 à 17:53
imparfaitlibre · le vendredi 18 octobre 2024 à 09:29
Qu'il semble ou plutôt "semblait "beau ce vieil ami qui a su accompagner tes bonheurs mais aussi tes peines d'enfant tout en sachant garder au plus profond de lui tes secrets intimes et parfois irréels.
Ton vieil arbre me fait penser au pommier de ma petite enfance qui trônait en seigneur dans un coin de la cour et que nous aimions délester de ses pommes vertes bien avant qu'elles ne murissent!!!
Oui, les arbres sont l'âme de l'existence, ils sont le coeur de notre planète alors à chaque fois qu'un arbre tombe, c'est toute un monde écologique qui tombe avec lui et chacun de ses morceaux d'écorce sont parfois un bout de souvenir qui disparaît.
Merci pour la nostalgie de tes mots et pour l'émotion que tu as su faire passer au travers de cette rencontre.
Belle journée que j'espère ensoleillée pour vous deux, ici il pleut chaque jour mais nous avons la chance de ne pas subir les inondations comme trop de régions de France.
Bises à tous les deux chère Lucille et une pensée pour Yvan
lucille · le samedi 19 octobre 2024 à 17:13
Je ne trouve pas facile d’écrire, l’inspiration n’est pas toujours au rendez vous mais je me suis fixé un objectif, j’essaie de m’y tenir. Souvent durant la construction, le poème s’en va dans tous les sens et la fin, parfois me surprend. Je ne me sens pas toujours en contrôle de ce que j’écris, comme si j’étais guidée par mon inconscient.
Le « resultat » est moins important que « voyage »
Merci encore pour vôtre amitié 😊
alba15 · le mercredi 23 octobre 2024 à 17:16
Une douce mélancolie imprègne ces tendres vers !
plumeflore · le jeudi 24 octobre 2024 à 21:51
bonne soirée chère dame!
Marc!
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