Une mère c'est...

Peinture de Marina Koloeridi
Une Mère c’est
Comme un radeau de survie,
Voguant sur l’océan de la vie,
Luttant contre la force de l’ouragan,
Affrontant le souffle des tourments,
Submergée par des rouleaux déferlants,
Resurgissant hors des flots sans jamais choir,
Sa volonté décuplée par la force du désespoir.
Une Mère c’est
Comme une coquille de noix fissurée
De ci de là par le courant emportée,
Elle fait front à la débâcle.
Elle déjoue tous les obstacles
Du belliqueux dieu Poséidon.
Tenace jusqu’à la déraison,
Elle combat sans renoncer.
Elle fléchie sans abandonner.
La ferveur de son immense cœur,
Ses bras chaleureux et généreux,
Sont ses armes d’une grande douceur
Pour préserver sa famille et son bonheur.
Une Mère c’est
Comme un féroce molosse
Se métamorphosant en colosse
Pour une dispute de gosse
Et une insignifiante bosse.
Une Mère c’est
Comme une indomptable tigresse,
Protégeant sa portée avec hardiesse,
Construisant un foyer douceur,
Où générosité, humanité, tendresse
Incarnent les trois murs porteurs.
Un Mère c’est
Comme une sentinelle,
Une veilleuse maternelle,
Coutumière des brèves nuits,
Inquiète au moindre bruit.
Ses sens, toujours en éveil,
Elle perd souvent le sommeil.
Elle se réveille aux premières lueurs
Elle ne compte jamais ses heures.
Une Mère c’est
Une œuvre au quotidien, à temps plein.
Tout doucement quand la journée touche à sa fin,
Comme une braise elle s’éteint dans son coin,
Fatiguée par ce long chemin de labeur.
Mais demain, attisée par le souffle maternel,
Poussée par ce besoin de prodiguer de la chaleur,
Cette braise endormie retrouvera l’étincelle
Et fera briller ses prunelles en la rendant belle.
Une Mère c’est
Comme une fleur imaginaire,
Sous les caresses de l’astre solaire,
Elle attire les gouttes de rosée
Au creux de ses pétales nacrés.
Une Mère par son rire cristallin,
Sous les câlins enfantins de son petit lutin,
Peut détourner la terre de son chemin.
Comme la fleur emprisonne dans sa corolle,
Au petit matin, les perles de pluie translucides
De ses yeux coulent et roulent des larmes limpides,
Vite effacées par le dieu Éole, elle a oublié son rôle.
Et puis, passe les printemps, s’écoulent les ans.
Si seulement j’avais eu la faculté de retenir le temps
De l’arrêter pour un instant, un moment.
De la neige s’est déposée sur ses cheveux.
On voit encore transparaître son âme dans ses yeux
Son corps souffre, se voûte et grince.
Sa silhouette devient plus mince.
Au fil des années, les journées deviennent plus sombres
Elle devient un fantôme, juste une ombre.
Si j’avais pu changer le cours de sa destinée,
C’est sans aucun regret, que je lui aurais donné
Quelques années de mon existence,
Pour retrouver enfin mon enfance
Et me blottir tout contre elle,
Une dernière et ultime fois…
Ecrit par Muse31
Le 30 Mai 2016
Rectifié le 14 Février 2019
©Tous droits réservés
Une Mère c’est
Comme un radeau de survie,
Voguant sur l’océan de la vie,
Luttant contre la force de l’ouragan,
Affrontant le souffle des tourments,
Submergée par des rouleaux déferlants,
Resurgissant hors des flots sans jamais choir,
Sa volonté décuplée par la force du désespoir.
Une Mère c’est
Comme une coquille de noix fissurée
De ci de là par le courant emportée,
Elle fait front à la débâcle.
Elle déjoue tous les obstacles
Du belliqueux dieu Poséidon.
Tenace jusqu’à la déraison,
Elle combat sans renoncer.
Elle fléchie sans abandonner.
La ferveur de son immense cœur,
Ses bras chaleureux et généreux,
Sont ses armes d’une grande douceur
Pour préserver sa famille et son bonheur.
Une Mère c’est
Comme un féroce molosse
Se métamorphosant en colosse
Pour une dispute de gosse
Et une insignifiante bosse.
Une Mère c’est
Comme une indomptable tigresse,
Protégeant sa portée avec hardiesse,
Construisant un foyer douceur,
Où générosité, humanité, tendresse
Incarnent les trois murs porteurs.
Un Mère c’est
Comme une sentinelle,
Une veilleuse maternelle,
Coutumière des brèves nuits,
Inquiète au moindre bruit.
Ses sens, toujours en éveil,
Elle perd souvent le sommeil.
Elle se réveille aux premières lueurs
Elle ne compte jamais ses heures.
Une Mère c’est
Une œuvre au quotidien, à temps plein.
Tout doucement quand la journée touche à sa fin,
Comme une braise elle s’éteint dans son coin,
Fatiguée par ce long chemin de labeur.
Mais demain, attisée par le souffle maternel,
Poussée par ce besoin de prodiguer de la chaleur,
Cette braise endormie retrouvera l’étincelle
Et fera briller ses prunelles en la rendant belle.
Une Mère c’est
Comme une fleur imaginaire,
Sous les caresses de l’astre solaire,
Elle attire les gouttes de rosée
Au creux de ses pétales nacrés.
Une Mère par son rire cristallin,
Sous les câlins enfantins de son petit lutin,
Peut détourner la terre de son chemin.
Comme la fleur emprisonne dans sa corolle,
Au petit matin, les perles de pluie translucides
De ses yeux coulent et roulent des larmes limpides,
Vite effacées par le dieu Éole, elle a oublié son rôle.
Et puis, passe les printemps, s’écoulent les ans.
Si seulement j’avais eu la faculté de retenir le temps
De l’arrêter pour un instant, un moment.
De la neige s’est déposée sur ses cheveux.
On voit encore transparaître son âme dans ses yeux
Son corps souffre, se voûte et grince.
Sa silhouette devient plus mince.
Au fil des années, les journées deviennent plus sombres
Elle devient un fantôme, juste une ombre.
Si j’avais pu changer le cours de sa destinée,
C’est sans aucun regret, que je lui aurais donné
Quelques années de mon existence,
Pour retrouver enfin mon enfance
Et me blottir tout contre elle,
Une dernière et ultime fois…
Ecrit par Muse31
Le 30 Mai 2016
Rectifié le 14 Février 2019
©Tous droits réservés
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4 commentaires
guillaume · le jeudi 14 février 2019 à 22:19
lydie · le jeudi 14 février 2019 à 23:04
luckraf · le jeudi 7 mars 2019 à 12:12
Bravo! (encore un point d'exclamation)
lydie · le jeudi 7 mars 2019 à 12:23
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