Quand on était pauvre.
Quand on était pauvre
Tu coudoyas les tiens en homme pressé,
De peur d'être rattrapé par ton passé.
Où tu gaulais le chêne et l'olivier
Que les plus démunis t'enviaient.
Nos guenilles se cachaient sous le tablier
Que nous portions pauvres écoliers.
Et le cache-misère en jute que mère ajustait,
Je m'en couvrais aussi mais avec fierté.
Notre seule fortune c'était nos cahiers.
Nos crayons de couleurs, très bien taillés,
Notre ardoise, des figues sèches, pour le goûter
Et le maître d'école qui nous respectait.
La honte te tenaille quand tu te demandes
Par quel miracle d'une naissance immonde
Tu peux refuser de donner l'aumône
 ceux qu'aujourd'hui la faim talonne.
Tu coudoyas les tiens en homme pressé,
De peur d'être rattrapé par ton passé.
Où tu gaulais le chêne et l'olivier
Que les plus démunis t'enviaient.
Nos guenilles se cachaient sous le tablier
Que nous portions pauvres écoliers.
Et le cache-misère en jute que mère ajustait,
Je m'en couvrais aussi mais avec fierté.
Notre seule fortune c'était nos cahiers.
Nos crayons de couleurs, très bien taillés,
Notre ardoise, des figues sèches, pour le goûter
Et le maître d'école qui nous respectait.
La honte te tenaille quand tu te demandes
Par quel miracle d'une naissance immonde
Tu peux refuser de donner l'aumône
 ceux qu'aujourd'hui la faim talonne.
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