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La voilà,

Le samedi 27 avril 2013 à 07:34, posté par mafalda

Et voilà la vieillesse, qui me traverse, qui arrive à toute vitesse,
Elle et ses caresses, rèches et traîtresses.
Le visage emmitoufflé de rides, je suis usée comme les eaux.
Au bord du vide et de tous les rouleaux.
J' en ris encore de toutes ces vies, de toutes ces morts,
D' avoir porté tous ces fardeaux.
J' ai un peu perdu de ma candeur et je suis comme un pré, où on oublie d' arroser les fleurs.
Je n' ai plus peur de toi, de moi, de rien.
Le temps s' éteint, réduit en peau de chagrin.
Je vois mille et une chandelles, briller de flammes éternelles.
Et je souris, le nez tourné vers le ciel.

...à la bonne heure...
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6 commentaires

natureetpoemes · le samedi 27 avril 2013 à 07:40

----
http://www.mespoemes.net/natureetpoemes
Tellement bien décrit et si réel... Hélas, il faut y passer... c'est le lot de tout un chacun... J'ai adoré ce moment de vérité... Bravo

José · le samedi 27 avril 2013 à 07:52

'Je suis comme un pré où on oublie d' arroser les fleurs'
et pourtant 'Je vois mille et une chandelles, briller de flammes éternelles'
Magnifique de détachement et d'humilité car il n'est pas si facile, même si l'on sait la chose inéluctable, de se voir ni de s'accepter vieillir.
Amitiés.

DIDOU · le samedi 27 avril 2013 à 09:04

Bonjour mafalda, j'aime beaucoup la vitesse à contre sens de tes mots, meme si la vieillesse me rattrape j'ai envie de lui échapper encor un certain temps pour te lire ...
Belle peinture je sais que tu es peintre et bon we
amitié didou

rose · le samedi 27 avril 2013 à 09:48

----Bonjour mafalda j'aime beaucoup bravo et merci!
bon week end amicalement...
http://www.mespoemes.net/rose

domidom · le dimanche 28 avril 2013 à 14:18

Chère mafalda, je suis allée regarder ton profil, en le lisant, j'ai souris, et je me suis dis que tu avais écris ce poème en pensant à moi, car le temps me rattrape vite, et j'ai bien peur de ne pas courir assez vite pour lui échapper, mais je m'entraîne, je m'entraîne, je cours, sans cesse d'ailleurs.....
Ainsi va le vie, pas d'exception, riche ou pauvre, c'est le grand sommeil qui nous guette, mais, le plus tard possible....
Bien, très bien écrit....
Amitiés, Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom

mafalda1971 · le dimanche 28 avril 2013 à 23:08

Merci a tous, et oui, la voilà la vilaine! Planquez vous! Elle arrive... Merci pour vos coms, à bientôt.

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