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Les fenêtres de l'âme

ils ont

Le dimanche 10 février 2013 à 08:47, posté par michel · 74 lectures

Ils ont



Ils ont
Des rêves teintés de rouge du sang d'innocents
C'est à croire que la Foi aime les menstrues
Des guerres et des haines en pavés de rue
Oubliés des Katangais d'un certain printemps.
Des devoirs de mémoire à sens unique
En républiques de dieux glorifiés
Holocauste justificatif injustifié
De la déchirure de leur Sion inique
Des droites adroites en conviction
Qui prétextent la Nation
Et s'y accrochent comme des morpions
Aux poils cachés des cons
Des intellectuels pour leur bonne conscience
En stylo, pinceau, micro, calicot au Trocadéro
Loin des faims, des sangs, des bombes, des sanglots
Aux Bains Douches ils pétardent et dansent
D'autres ont
Des couteaux d'assassins dans leurs poings
Comme des armes de faiblesse
Pour crier la peur et la détresse
Du sang à venir, du sans lendemain
Des pleines lunes lycanthropes aux week-ends azurés
De sang au gasoil sur du Bitume
Des crazy-horses dévignettés aux box de Garches
Parce que la mort a simplement emporté les autres
Qui venaient en face, qui étaient en trop
Des vaches folles et des veaux en principe de précaution
Des « y a qu'à » élyséens en dissolution
Comme un tag de sang
Sur les murs de Gaza au nom de l'Éternel
Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
Ça emmerde les colons colombins ennattés chapeautés
Virez ces mites qui rongent les territoires
Des bonnes résolutions onusiennes jamais respectées
Des drapeaux noirs encore et encore
Ils se réveillent, ils se déroulent, ils se lèvent
Ils se déploient, ils flottent et ils se teinteront de sang
Du sang des justes en drapeau rouge, en drapeau
Rouge et noir, noir et rouge couleurs d'espoir
Le noir du deuil jamais porté,
Le rouge du sang versé pour la Liberté.
Ils ont
Des mains sans souillure, l'âme pure
Et des pétroleuses embagousées
Les pétroleurs friqués
Loin des rivages de la souillure
Ils naviguent en double coque sans fissures fiscales
Loin des pavillons de banlieue sans complaisance
La World Compagnie met les words à fond de cale
La Liberté et la Paix au fond des fosses d'aisance
Et ça pue la souffrance aux lobbies de la misère
Avec ses cons de pauvres qui polymérisent l'inculture
En larves, cocons de peur en folie meurtrière
En coquille d'indifférence
C'est le complice silence
Des moutons à l'haleine fétide des hypocrites
D'un peuple eunuque aux couilles en fuite
L'esprit en minimum social
@ mail Redouté au trio helvétique
En cartes d'infidélité en ligne
Alignées par la Banque de France
Il y a des sûr endettés de la précarité
Comme des putains en carte « Pass »
En devenir minimum social
Ils ont
Des espérances huissières
Des expulsions programmées
Des gamins en garde-à-vue
Des coïts d'oubli
L'amour loin déjà
Des jouir sans joie
Aux écrans ennui
Des regrets d'avoir vécu
Le temps déprogrammé
Des échéances banquières
Les drapeaux noirs sommeillent
Réveillons-les.
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2 commentaires

rose · le dimanche 10 février 2013 à 09:09

----Tres beau texte et si celà est un hommage on ne peut écrire mieux...Bravo
au plaisir de te lire Michel...
Belle journée
http://www.mespoemes.net/rose

domidom · le lundi 11 février 2013 à 15:00

Ils ont du sang plein les mains, mais sont maîtres et souverains...
Tout cela est parfaitement bien écrit, réaliste et très émouvant...
Mes amitiés....
Domie...

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