bas les armes!
Bas les armes !
Pourquoi se baigner dans le sang
Comme on se baigne dans l’amour.
Apprendre la mort à vingt ans
Comme on apprend l’amour.
Qu’est-ce que je fous là
Sous le ciel bleu de ce foutu printemps
Qu’est-ce que tu fous là
À caresser une crosse noire comme le temps
Pour un drapeau nation
Des mafias boursières
Des idées à la con
Des frontières poussières.
Nous n’avons connu que le foutre précoce
Sur des corps offerts au luisant portail
Nous n’avons pas fini de vivre nos rêves de gosse
Dans un treillis crasseux vierge de médaille.
Victoire, défaite, des mots vides
Des mots pleins d’innocents morts
Élevage biologique engrais putride
Toi, moi sous ce ciel bleu de mort.
Et des tripes rouges gisant
Sur de la terre noire
Immobile nid de serpents.
Et des âmes en rangs serrés
Marchant au pas cadencé vers le néant
Des âmes en rangs serrés
Comme des noms gravés sur les monuments.
Allons enfants, mourrez
Allons enfants, assassinez
Allons enfants, violez
Allons enfants, épurez,
Pour la patrie
Pour des idées
Pour des dogmes
Pour des principes
Pour le fric.
Alors pour la Liberté
Retournons nos armes rouillées
Pour tuer les mobilisatrices vérités
Levons-nous, déchirons nos linceuls
Réclamons notre part de vie perdue
Réclamons notre part d’amour perdu
Quittons la scène du théâtre des opérations
Refusons toute mise en scène de mort.
Commanditaires, reprenez vos subventions
Nous allons mettre en scène votre mort.
Nous chanterons alors côté cour
Et nous nous aimerons côté jardin.
Pourquoi se baigner dans le sang
Comme on se baigne dans l’amour.
Apprendre la mort à vingt ans
Comme on apprend l’amour.
Qu’est-ce que je fous là
Sous le ciel bleu de ce foutu printemps
Qu’est-ce que tu fous là
À caresser une crosse noire comme le temps
Pour un drapeau nation
Des mafias boursières
Des idées à la con
Des frontières poussières.
Nous n’avons connu que le foutre précoce
Sur des corps offerts au luisant portail
Nous n’avons pas fini de vivre nos rêves de gosse
Dans un treillis crasseux vierge de médaille.
Victoire, défaite, des mots vides
Des mots pleins d’innocents morts
Élevage biologique engrais putride
Toi, moi sous ce ciel bleu de mort.
Et des tripes rouges gisant
Sur de la terre noire
Immobile nid de serpents.
Et des âmes en rangs serrés
Marchant au pas cadencé vers le néant
Des âmes en rangs serrés
Comme des noms gravés sur les monuments.
Allons enfants, mourrez
Allons enfants, assassinez
Allons enfants, violez
Allons enfants, épurez,
Pour la patrie
Pour des idées
Pour des dogmes
Pour des principes
Pour le fric.
Alors pour la Liberté
Retournons nos armes rouillées
Pour tuer les mobilisatrices vérités
Levons-nous, déchirons nos linceuls
Réclamons notre part de vie perdue
Réclamons notre part d’amour perdu
Quittons la scène du théâtre des opérations
Refusons toute mise en scène de mort.
Commanditaires, reprenez vos subventions
Nous allons mettre en scène votre mort.
Nous chanterons alors côté cour
Et nous nous aimerons côté jardin.
Note : 10/10
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2 commentaires
zzzzzzz1622 · le lundi 11 février 2013 à 10:32
http://www.mespoemes.net/zzzzzzz1622
domidom · le mardi 12 février 2013 à 22:18
Comme toujours, une lecture qui vous prend au tripes tellement elle est réaliste....
Très sincèrement, j'adore te lire....
Amitiés....Domie..
http://www.mespoemes.net/domidom
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